Fierté "profondément personnelle" pour le président de Saudi Aramco, élu "Energy Executive of the Year"

Le président et PDG de Saudi Aramco, Amin Nasser, a été nommé cadre de l'année dans le domaine de l'énergie par un groupe de dirigeants internationaux du secteur (Photo, Reuters).
Le président et PDG de Saudi Aramco, Amin Nasser, a été nommé cadre de l'année dans le domaine de l'énergie par un groupe de dirigeants internationaux du secteur (Photo, Reuters).
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Publié le Mercredi 14 octobre 2020

Fierté "profondément personnelle" pour le président de Saudi Aramco, élu "Energy Executive of the Year"

  • Le prince Abdel Aziz ben Salman, ministre saoudien de l'Energie, estime que le prix est « pleinement mérité » pour les réalisations de Nasser tout au long de sa carrière
  • La décision a été prise par les leaders mondiaux de l'énergie et le prix a été décerné par le cabinet de conseil Energy Intelligence

DUBAI: Amin Nasser, PDG de Saudi Aramco, a été honoré par les leaders de l'industrie énergétique mondiale en recevant le titre de « Energy Executive of the Year » (Dirigeant de l’année dans le secteur de l’énergie) lors d'une cérémonie virtuelle qui a mis en lumière les décennies qu'il a passées à travailler pour le géant pétrolier saoudien.

Nasser dit qu'il est fier de ce prix, qui est « profondément personnel » en raison de la longue association de sa famille avec Aramco.

« Je suis fier de faire partie d'une communauté qui se soucie de la compagnie, du pays et de la planète », déclare-t-il.

Le ministre saoudien de l'Energie, le prince Abdel Aziz ben Salman, considère que le prix est « pleinement mérité » pour les réussites que Nasser a accomplies au cours de sa carrière.

La décision a été prise par les leaders mondiaux de l'énergie et le prix a été décerné par le cabinet de conseil Energy Intelligence.

« C'est un prix bien mérité — non pas pour une seule année, mais pour toute une vie de réalisations — et c'est particulièrement humble puisque c'est l'avis de ses pairs », explique le prince Abdel Aziz. Le prince a de même souligné les défis auxquels le patron d'Aramco a été confronté récemment, notamment en raison des attaques contre les installations pétrolières du Royaume à Abqaiq et Khurais, l'année dernière, de l'introduction en bourse sur le Tadawul (la bourse de l’Arabie), de l'acquisition de l’entreprise de l’industrie chimique saoudienne SABIC pour 70 milliards de dollars (60 milliards d’euros) ainsi que de la réaction à l'effondrement de la demande de pétrole suite à la pandémie de coronavirus.

Selon le ministre de l'Energie, « l'un ou l'autre de ces défis aurait été déterminant pour la carrière de la plupart des entreprises et de leurs PDG. Pourtant, Amin a dû gérer toutes ces situations (et bien d'autres encore) en série. Dans un monde parfois fou et polarisé, il est toujours une voix apaisante. Sa vision stratégique et ses perspectives sont à la hauteur de ses compétences techniques - il sait de quoi il parle. Il pense ce qu'il dit et tient ses promesses ».

« Il est une source d'inspiration, en particulier pour la jeune génération d'hommes et de femmes qui se tournent vers lui en quête de conseils. Il mène la barque avec beaucoup de confiance, ce qui nous apporte à tous un grand réconfort lorsque nous traversons des eaux troubles », ajoute le prince.

Pour Ben van Beurden, PDG de Shell et lauréat du prix l'année dernière, Nasser est devenu le leader des compagnies pétrolières nationales dans le monde de l'énergie et a atteint le « sommet » de l'industrie pétrolière.

Daniel Yergin, historien de l'industrie pétrolière, lauréat du prix Pulitzer, a fait l'éloge de la connaissance concrète de Nasser du processus de production pétrolière, ainsi que de sa « maîtrise globale de l'industrie mondiale ».

Raja Sidawi, président d'Energy Intelligence, qualifie de « miracle » le travail de l'équipe qui, sous la direction de Nasser, a rétabli la production dans les installations d'Abqaiq et de Khurais après l'attaque de septembre dernier.

Nasser a considéré lors de la cérémonie virtuelle qu'il était « décourageant et affligeant » que les critiques s'attaquent à l'industrie de l'énergie, en particulier sur les questions environnementales.

Pour Nasser, « nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers en ce qui concerne le changement climatique. Il constitue le plus grand de nos défis. Mais l'industrie pétrolière a beaucoup apporté à l'économie mondiale ». Il précise que suite aux fluctuations brutales du marché de l'année dernière, le plus gros est déjà passé pour l'industrie pétrolière et la demande mondiale devrait reprendre son rythme pré-pandémique d'ici 2022.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.