Fonçant vers Lviv, un train médicalisé transporte des blessés de l'est de l'Ukraine

A l'intérieur d'un des wagons transformés en hôpital de fortune, M. Perepelytsia raconte à l'AFP comment il a perdu sa jambe lors d'un bombardement contre sa ville natale de Guirské, à 75 kilomètres au nord-ouest de Lougansk. (AFP)
A l'intérieur d'un des wagons transformés en hôpital de fortune, M. Perepelytsia raconte à l'AFP comment il a perdu sa jambe lors d'un bombardement contre sa ville natale de Guirské, à 75 kilomètres au nord-ouest de Lougansk. (AFP)
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Publié le Lundi 11 avril 2022

Fonçant vers Lviv, un train médicalisé transporte des blessés de l'est de l'Ukraine

  • C'est la première évacuation du genre depuis la frappe russe meurtrière sur la gare de Kramatorsk vendredi, qui a tué 57 personnes dont au moins 5 enfants
  • Plus de 10 millions d'Ukrainiens ont dû quitter leur domicile, soit pour partir à l'étranger, soit pour trouver refuge ailleurs en Ukraine, très souvent dans l'ouest du pays

LVIV: Fonçant vers Lviv, un train médicalisé transporte des blessés pour les évacuer, loin des violents combats de l'est de l'Ukraine.

Pour Evguen Perepelytsia, électricien avant la guerre, il est l'espoir de revoir enfin ses enfants, quelques jours après avoir frôlé la mort.

"On espère que le pire est derrière nous, qu'après tout ce que j'ai traversé, ça ira mieux", dit l'homme de 30 ans, allongé sur un lit dans un wagon, emmailloté dans une couverture grise.

Il était parmi un groupe de 48 personnes, blessées ou âgées, évacuées ce week-end depuis l'est de l'Ukraine, où les combats sont intenses, vers Lviv, la grande ville de l'ouest du pays.

Une longue nuit de trajet pour être en sécurité.

C'est la première évacuation du genre depuis la frappe russe meurtrière sur la gare de Kramatorsk vendredi, qui a tué 57 personnes dont au moins 5 enfants. Et la quatrième organisée par l'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

A l'intérieur d'un des wagons transformés en hôpital de fortune, M. Perepelytsia raconte à l'AFP comment il a perdu sa jambe lors d'un bombardement contre sa ville natale de Guirské, à 75 kilomètres au nord-ouest de Lougansk.

Il se trouvait à l'extérieur de sa maison quand la bombe a explosé, quelques instants après avoir discuté avec sa femme de la possibilité de partir et rejoindre leurs enfants dans l'ouest du pays.

"J'ai fait un pas en avant, et quand j'ai voulu faire le deuxième, hop, je suis tombé!", dit-il.

"L'impact a eu lieu vraiment tout près. La bombe a touché un monument dont un fragment m'a arraché la jambe."

«On l'a sauvé»
Assise sur le bout de son lit, sa femme, Ioulia, 29 ans, explique à l'AFP la peur qu'elle a ressenti à l'idée de perdre son mari.


"Il a perdu connaissance deux fois quand il était en soins intensifs", ajoute-t-elle. "Les médecins n'ont pas pu sauver sa jambe, mais on l'a sauvé lui."

Leurs trois enfants les attendent à Lviv, avec leur grand-mère.

"On ne retournera pas" dans l'est du pays, martèle-t-elle.

Selon l'ONU dimanche, 1.793 civils ont été tués et 2.439 blessés depuis le début du conflit le 24 février, mais les experts s'accordent pour dire que les chiffres réels sont probablement beaucoup plus élevés.

Plus de 10 millions d'Ukrainiens ont dû quitter leur domicile, soit pour partir à l'étranger, soit pour trouver refuge ailleurs en Ukraine, très souvent dans l'ouest du pays.


Ces derniers jours, les autorités des régions de l'Est ont exhorté les habitants à évacuer la zone par craintes d'une offensive majeure de l'armée russe dans les prochains jours.


A l'arrivée du train à Lviv, les médecins s'affairent, eux, à aider ceux qui ne peuvent pas marcher seuls à rejoindre les ambulances stationnées tout près. Les autres sont installés dans des bus en direction d'un hôpital proche.


Dans l'un des bus, Praskovia, 77 ans, attend, l'oeil caché par un gros bandage blanc.


"Mon oeil me fait mal", murmure cette vieille dame, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille et dit venir du village de Novodrujesk, dans la région de Lougansk.


"Les médecins dans le train ont été aux petits soins", dit-elle.

«On repart ce soir»
Devant elle, c'est Ivan, un homme de 67 ans, touché par balle par les Russes et qui a dû attendre deux jours dans un sous-sol, blessé, avant d'être secouru dans la ville de Popasna (est).


Ses voisins lui ont prodigué les premiers soins avant l'arrivée des médecins.


Non loin, sur le quai de la gare, Jean-Clément Cabrol, coordinateur pour MSF, se réjouit de la réussite de l'opération.


Mais beaucoup d'autres civils dans l'Est du pays ont encore besoin d'être évacués et transportés dans un train médicalisé, rappelle-t-il.


"On repart ce soir", lance M. Cabrol sur le quai, déterminé à continuer les évacuations.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.