Loin de chez eux, des déplacés ukrainiens à la recherche de vêtements

Des Ukrainiens réfugiés trient des vêtements donnés à un point de collecte d'aide dans la ville de Lviv, dans l'ouest du pays, le 11 avril 2022, au 47e jour de l'invasion russe en Ukraine (Photo, AFP).
Des Ukrainiens réfugiés trient des vêtements donnés à un point de collecte d'aide dans la ville de Lviv, dans l'ouest du pays, le 11 avril 2022, au 47e jour de l'invasion russe en Ukraine (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 12 avril 2022

Loin de chez eux, des déplacés ukrainiens à la recherche de vêtements

  • Beaucoup de réfugiés ont rejoint Lviv, loin des combats
  • Iana tient une petite veste en jean autour des épaules de sa fille pour voir si elle lui va

LVIV : Au milieu de cartons de vêtements à Lviv, dans l'Ouest de l'Ukraine, Tatiana Kaftan serre contre son ventre de femme enceinte une combinaison pour bébé et un petit pantalon. 

Tatiana, qui attend son premier enfant dans trois semaines, est arrivée à Lviv, grande ville de l'Ouest ukrainien il y a trois jours, fuyant les bombardements russes sur sa ville de Mykolaïv, dans le Sud.

"Nous avons tout abandonné à la maison. Nous n'avons plus rien", dit à l'AFP cette femme de 35 ans, qui a traversé le pays en voiture avec son mari.

Dans un bureau de consultations financières transformé en centre de distribution d'aide humanitaire, elle demande à voix basse à un bénévole s'ils auraient un jouet pour son enfant à naître. 

Son mari, qui attend d'être mobilisé dans l'armée, se tient à ses côtés.

L'invasion russe de l'Ukraine, lancée le 24 février, a provoqué l'une des plus grandes crises humanitaires de l'histoire récente en Europe. Plus de dix millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur de l'Ukraine ou à l'étranger, notamment en Pologne.

Beaucoup de réfugiés ont rejoint Lviv, loin des combats. Pour y aider ceux qui n'ont souvent que les vêtements qu'ils portaient lors de leur fuite, des centres offrent des habits, couvertures, chaussures et jouets.

«Rien à porter»

Iana tient une petite veste en jean autour des épaules de sa fille de cinq ans, Maïa, pour voir si elle lui va.

Cette mère de deux enfants, qui n'a pas donné son nom de famille, raconte avoir passé douze jours dans une cave pour s'abriter des bombardements à Kharkiv, grande ville du Nord-Est.

L'armée ukrainienne a ensuite pu organiser un convoi de voitures et bus pour les évacuer début mars.

Iana y avait un cabinet de dentiste et d'anciens patients ont proposé de l'héberger à Lviv. S'effondrant en pleurs, elle révèle que sa mère et sa belle-mère sont restés à Kharkiv.

Selon une bénévole du centre, Severina Padovskaïa, des centaines de personnes venaient demander de l'aide dans les premiers jours de la guerre. Aujourd'hui, l'affluence a diminué, mais il y a encore du travail.

Non loin de là, devant un bâtiment administratif, Natalia Ivachenko porte une pochette rouge qui contient son passeport et d'autres documents destinés à l'enregistrer auprès des autorités locales.

Cette femme de 55 ans a fui la région de Donetsk, l'objectif actuel des forces russes, la semaine dernière, pour rejoindre sa fille à Lviv.

"J'ai pu prendre quelques affaires, mais c'était celles que j'ai vu en premier, et rien de ce dont j'ai besoin", regrette-t-elle. Cette directrice de bureau de poste est hébergée chez des amis.

"Je n'ai rien à me mettre", poursuit-elle, habillée d'une veste grise à la doublure rose.

Affaires basiques

Plus loin dans la même rue, Katerina, 38 ans, fait la queue avec son fils Ilia, six ans, devant un cinéma où l'on distribue des vêtements et des jouets.

Elle est arrivée à Lviv début mars avec Ilia et son deuxième fils de 13 ans depuis la ville de Dnipro, dans l'Est de l'Ukraine.

"Lorsque nous sommes partis, mon fils a pris un sac à dos avec de l'équipement car il est programmeur et a besoin d'étudier. Je n'ai pris qu'un sac avec les affaires les plus basiques", dit-elle.

A l'intérieur du cinéma, devant la machine à popcorn, elle examine des chapeaux en laine multicolores déposés dans une boîte à même le sol.

D'autres mères de famille essayent des manteaux, marchant sur un poster géant du film "Mulan".

Dans un coin, Ilia s'est fait un nouvel ami, avec lequel il font semblant tour à tour de jouer d'une trompette bleue et rouge en plastique.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.