Les mesures pour l’emploi en Jordanie n’empêchent pas les licenciements, affirme la BM

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Publié le Mercredi 13 avril 2022

Les mesures pour l’emploi en Jordanie n’empêchent pas les licenciements, affirme la BM

  • Certains secteurs ont demandé à être exemptés des réglementations, notamment de celles qui sont liées au licenciement de personnel
  • Selon une enquête menée par la Banque mondiale, la moitié des entreprises ont dû licencier tous leurs employés afin de faire face au «choc de liquidités massif»

AMMAN: En Jordanie, les sociétés industrielles ont licencié du personnel pour faire face aux pertes accumulées après la pandémie malgré les mesures gouvernementales mises en place pour préserver l’emploi, selon un rapport publié par la Banque mondiale.
Au plus fort de la pandémie de Covid-19, le gouvernement a instauré des réglementations pour contenir le virus et protéger les travailleurs touchés par les confinements à l’échelle nationale. Ces derniers ont eu des répercussions profondes sur l’économie du pays.
En vertu du décret numéro 6 de la défense, en vigueur depuis le mois d’avril 2020, les entreprises ne sont pas en mesure de licencier des employés; en revanche, elles peuvent réduire leurs salaires, conformément aux règles définies par l’Organisme de sécurité sociale jordanien.
Ce dernier propose également des incitations aux secteurs économiques classés comme les plus durement touchés par la pandémie dans le cadre d’une liste qu’il met périodiquement à jour.
En vertu de la réglementation, l’organisme en question paie jusqu’à 70% des salaires des employés tandis que le reste est couvert par l’entreprise. Cependant, les entreprises doivent prendre en charge la couverture sociale de leurs salariés et prouver qu’elles ont été gravement affectées par les mesures de lutte contre la pandémie.
Le Premier ministre jordanien, Bisher al-Khasawneh, a affirmé que la réglementation avait permis de protéger au moins 100 000 emplois dans divers secteurs.
Lors d’une réunion récente avec des industriels à Mafraq, dans le nord-est du pays, M. Al-Khasawneh a déclaré que les décrets de défense avaient garanti la durabilité des affaires dans les secteurs touchés grâce à une large gamme de possibilités de prêts et d’incitations.
M. Al-Khasawneh s’est abstenu de donner une date exacte pour la levée des réglementations. Il a seulement indiqué qu’elles resteraient en place en tant qu’outil de protection sociale.
Certains secteurs ont demandé à être exemptés des réglementations, notamment de celles qui sont liées au licenciement de personnel.
Arab News a appris que des entreprises internationales qui travaillent en Jordanie avaient déposé des pétitions auprès du gouvernement pour demander l’autorisation de licencier des employés.
Entre-temps, la Banque mondiale a récemment fait savoir qu’elle avait mené une enquête auprès d’un certain nombre de sociétés industrielles en Jordanie. Cette dernière révèle que la moitié d’entre elles ont dû licencier tous leurs employés afin de faire face au «choc de liquidités massif» subi pendant la pandémie.
Selon la banque, 94% des sociétés industrielles jordaniennes estiment avoir souffert d’une crise de liquidité pendant la pandémie, tandis que 64% d’entre elles ont déclaré qu’elles n’avaient pas remboursé leurs dettes financières au gouvernement ni à d’autres parties.
L’enquête a été menée au mois de décembre dernier.
Selon les économistes, la levée des décrets de défense augmenterait le taux de chômage, qui a atteint 23,3% en 2021.
Le gouvernement a alloué 20 millions de dinars jordaniens, soit 28,2 millions de dollars (1 dollar = 0,92 euro) au programme Estidama de l’Organisme de sécurité sociale jordanien, qui cible les secteurs les plus durement touchés par la pandémie.
Le programme de secours, lancé l’année dernière en vertu d’un décret de défense, a pour objectif d’aider les institutions concernées à payer l’intégralité des salaires des travailleurs.
La loi jordanienne sur la défense nationale est entrée en vigueur à la mi-mars 2020 sur arrêté royal. La loi donne au Premier ministre de larges pouvoirs pour lutter contre la pandémie de Covid-19 au sein du pays.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.