L'Ukraine veut combattre «jusqu'au bout» à Marioupol, série de frappes sur Kharkiv

Un drapeau ukrainien déchiré est suspendu à un fil devant un immeuble d'habitation détruit pendant le conflit entre l'Ukraine et la Russie dans la ville portuaire de Marioupol, au sud du pays. (Reuters)
Un drapeau ukrainien déchiré est suspendu à un fil devant un immeuble d'habitation détruit pendant le conflit entre l'Ukraine et la Russie dans la ville portuaire de Marioupol, au sud du pays. (Reuters)
Des membres des troupes pro-russes montent sur des véhicules armés au cours du conflit entre l'Ukraine et la Russie sur une route menant à la ville de Marioupol, en Ukraine, le 15 avril 2022. (REUTERS)
Des membres des troupes pro-russes montent sur des véhicules armés au cours du conflit entre l'Ukraine et la Russie sur une route menant à la ville de Marioupol, en Ukraine, le 15 avril 2022. (REUTERS)
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Publié le Dimanche 17 avril 2022

L'Ukraine veut combattre «jusqu'au bout» à Marioupol, série de frappes sur Kharkiv

  • Les forces russes ont annoncé avoir bombardé une nouvelle usine d'armement près de Kiev, mettant à exécution leur menace d'intensifier leurs frappes contre la capitale ukrainienne
  • A Marioupol, que les forces russes affirment contrôler presque entièrement au terme de combats acharnés, la situation est «inhumaine», affirme Zelensky

KIEV : L'Ukraine veut que ses derniers soldats présents à Marioupol y combattent "jusqu'au bout", ignorant l'ultimatum de la Russie qui leur avait demandé de déposer les armes dimanche et d'évacuer ce port stratégique du sud-est dont la prise constituerait une importante victoire pour Moscou.

Dans le nord-est, à Kharkiv, la deuxième ville du pays, au moins cinq personnes ont été tuées dimanche et 20 autres blessées dans une série de frappes, a annoncé le gouverneur régional Oleg Sinegoubov.

Des journalistes de l'AFP sur place ont entendu deux bombardements et vu cinq incendies se propager dans les quartiers d'habitation du centre de cette cité.

Errant abasourdie dans une rue, Svitlana Pelelyguina observait la fumée s'élever des ruines de son logement, touché par l'un des bombardements. "Tout l'appartement s'est mis à osciller et à trembler", a raconté à l'AFP cette femme de 71 ans. "Et tout a commencé à prendre feu. J'ai appelé les pompiers. Ils m'ont dit : +on est en route mais nous sommes aussi en train d'être visés par des frappes+".

Et les forces russes ont déclaré avoir bombardé le même jour une nouvelle usine d'armement près de Kiev, mettant à exécution, pour le troisième jour consécutif, leur menace d'intensifier leurs attaques contre la capitale ukrainienne après la destruction jeudi du fleuron de leur flotte en mer Noire.

Marioupol «n'est pas tombée»

Ignorant l'ultimatum russe, le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal a assuré dimanche que les troupes ukrainiennes continueraient de défendre Marioupol.

"Non, la ville n'est pas tombée. Nos forces militaires, nos soldats y sont toujours. Ils combattront jusqu'au bout. A l'heure où je vous parle, ils sont toujours dans Marioupol", a-t-il dit à la chaîne de télévision américaine ABC.

Moscou avait demandé aux derniers combattants ukrainiens, retranchés dans le complexe métallurgique d'Azovstal, de cesser les combats dans la matinée et d'évacuer les lieux à la mi-journée. 

"Tous ceux qui auront abandonné les armes auront la garantie d'avoir la vie sauve", avait promis le ministère russe de la Défense sur Telegram. "C'est leur seule chance". 

Au petit matin dimanche, l'état-major ukrainien a fait état de frappes aériennes russes sur Marioupol et mentionné "des opérations d'assaut près du port", sans autres détails.

La prise de cette cité serait une victoire importante pour les Russes car elle leur permettrait de consolider leurs gains territoriaux côtiers le long de la mer d'Azov en reliant la région du Donbass, en partie contrôlée par leurs partisans, à la Crimée que Moscou a annexée en 2014.

"La situation à Marioupol reste aussi grave qu'elle peut l'être. Tout simplement inhumaine", a par ailleurs lancé le président Volodymyr Zelensky dans un message vidéo.

Selon lui, il n'existe que "deux options" : soit les Occidentaux livrent immédiatement des armes lourdes pour l'aider à lever le siège de cette ville habitée par 441.000 personnes avant le déclenchement de l'offensive russe le 24 février, soit ils l'aident à obtenir un arrêt des combats par la voie de la négociation.

"Il n'y a ni nourriture, ni eau, ni médicaments" à Marioupol, s'est-il emporté auprès de médias, accusant Moscou de "refuser" la mise en place de couloirs humanitaires.

La vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, a quant à elle exigé dimanche l'ouverture d'une voie d'évacuation pour les militaires blessés qui y sont toujours.

D'après le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial David Beasley, plus de 100.000 civils sont au bord de la famine à Marioupol, manquant également de chauffage.

La région de Kiev visée

Selon le chancelier autrichien Karl Nehammer, qui a rencontré Vladimir Poutine lundi à Moscou, le président russe est "maintenant dans sa propre logique de guerre" et "croit qu'il est en train de gagner la guerre".

Pour sa part, le chef du gouvernement italien Mario Draghi a regretté dimanche l'inefficacité apparente du "dialogue" avec le maître du Kremlin, constatant que ces contacts n'empêchaient pas "l'horreur" de se poursuivre en Ukraine.

Parlant comme MM. Nehammer et Draghi à un média - en l'occurrence CNN -, M. Zelensky a quant à lui dit avoir invité Emmanuel Macron à se rendre dans son pays pour constater que les forces russes commettent un "génocide", un terme que son homologue français s'est jusqu'ici refusé à employer.     

Dans la région de Kiev, le ministère russe de la Défense a annoncé dimanche avoir tiré des missiles de haute précision sur une usine de munitions près de Brovary.

Le maire de cette localité Igor Sapojko a affirmé que "certains éléments d'infrastructure avaient été touchés" aux premières heures de la journée.

Au cours des trois derniers jours, les forces russes ont procédé à plusieurs frappes sur des usines militaires dans la région de la capitale, à la suite de la destruction du croiseur Moskva en mer Noire.

Vendredi, un complexe produisant des missiles Neptune, avec lesquels les Ukrainiens disent avoir coulé ce navire de la flotte russe de la mer Noire, avait ainsi été pris pour cible.

Et samedi une personne a été tuée et "plusieurs" ont dû être hospitalisées à la suite d'une frappe contre une usine de la périphérie de Kiev, qui fabrique notamment des chars.

La capitale et ses environs avaient été relativement épargnés par les bombardements depuis le retrait de l'armée russe de cette zone fin mars, mais la perte du Moskva a déclenché l'ire de Moscou.

Dans l'est, le ministère russe de la Défense a assuré dimanche que "des missiles de haute précision avaient détruit des entrepôts de carburant et de munitions" à Barvinkove (région d'Izioum) et Dobropillia (non loin de Donetsk). 

"Le bombardement constant de la région (de Lougansk) se poursuit", a par ailleurs déclaré dimanche son gouverneur ukrainien, Serguiï Gaïdaï. La ville de "Zolote a été durement touchée aujourd'hui. Ils ont délibérément visé un immeuble de cinq étages (...) Deux personnes ont été tuées et cinq blessées", a-t-il déploré.

Dans ce contexte, la vice-Première ministre ukrainienne a annoncé la suspension des couloirs humanitaires pour l'évacuation des civils de l'est de l'Ukraine, faute d'accord avec l'armée russe sur un arrêt des tirs.

L'Ukraine «martyrisée»

Le pape François a de son côté appelé les dirigeants à "entendre le cri de paix des gens" en cette "Pâques de guerre", évoquant à nouveau l'Ukraine "martyrisée".

A Kramatorsk (est), une quarantaine de fidèles, des femmes en majorité, ont assisté à l’église orthodoxe Svyato-Pokrovsky à la liturgie du dimanche des Rameaux, a constaté un journaliste de l'AFP.

"C'est dur, très dur et effrayant en ce moment", a dit une femme en arrivant devant l’édifice aux quatre dômes dorés. "Nous devons prier pour que nos soldats aient la force et la foi, c’est nécessaire", a-t-elle ajouté.

A Lviv, une ville de l'ouest de l'Ukraine relativement épargnée par les combats, les fidèles ont également célébré cette fête religieuse. 

Tenant un bouquet de saule et de blé lié par un ruban bleu et jaune, les couleurs du drapeau ukrainien, Natalia Borysiuk, une femme de 29 ans qui travaille dans le secteur des technologies de l'information, a à cette occasion prié pour "la paix et la victoire".


L'UE veut accélérer ses réformes économiques pour résister à la Chine et à Trump

Le château d’Alden Biesen à la veille de la retraite informelle des dirigeants de l’Union européenne à Alden Biesen, dans le centre de la Belgique, le 12 février 2026. (AFP)
Le château d’Alden Biesen à la veille de la retraite informelle des dirigeants de l’Union européenne à Alden Biesen, dans le centre de la Belgique, le 12 février 2026. (AFP)
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  • Les dirigeants de l’UE se réunissent en Belgique pour accélérer les réformes visant à renforcer la compétitivité européenne face à la Chine et aux États-Unis
  • Malgré un large consensus sur l’urgence d’agir (marché unique, simplification réglementaire, financement), des divergences persistent, notamment sur la « préférence européenne » et les emprunts communs

ALDEN BIESEN: Eliminer les barrières internes, supprimer les fardeaux réglementaires et protéger le "Made in Europe": les Vingt-Sept se réunissent jeudi en Belgique pour accélérer les réformes visant à redresser la compétitivité de l'économie européenne, débordée par la concurrence chinoise exacerbée et l'hyperpuissance américaine débridée.

Les dirigeants de l'Union européenne vont se retrouver dans le cadre privilégié du château d'Alden Biesen, dans la province flamande du Limbourg. Une ancienne commanderie teutonique, à la fois monastère et forteresse militaire, dont les salles baroques entièrement restaurées servent désormais de centre de conférences.

Au programme de cette "retraite", dont le format plus informel veut trancher avec le cadre rigide des sommets bruxellois: l'urgence à réformer le marché unique européen, vaste espace de 450 millions de consommateurs, devenu au fil des décennies la colonne vertébrale de la construction européenne.

Un moteur qui menace aujourd'hui de caler, face aux assauts simultanés de la Chine qui contrôle les terres rares essentielles à l'industrie mondiale, inonde l'Europe de ses petits colis et dont l'excédent commercial gonfle sans cesse, et des Etats-Unis, qui depuis le retour au pouvoir de Donald Trump ont menacé d'annexer le Groenland, dégainé l'arme des droits de douane et tiré à boulets rouges contre les règles numériques et environnementales de l'UE.

Alors que la part de l'UE dans le PIB mondial est tombée sous les 15%, ce sombre diagnostic est largement partagé en Europe, depuis le rapport aux allures d'électrochoc présenté il y a 18 mois par l'ancien président de la BCE, Mario Draghi.

"Voulons-nous rester un simple grand marché, soumis aux priorités des autres? Ou voulons-nous prendre les mesures nécessaires pour devenir une puissance?", a martelé début février l'économiste italien, qui échangera avec les dirigeants européens à Alden Biesen.

Car de la puissance économique dépend la capacité de l'UE à financer son effort de réarmement historique, négocier des accords commerciaux plus avantageux, et éviter d'être reléguée sur la scène internationale.

Les discussions de jeudi ne visent pas à définir des solutions, déjà largement identifiées, mais à tenter d'accélérer leur mise en oeuvre.

La Commission européenne a déjà élaboré un vaste programme de réformes visant à renforcer la compétitivité du bloc, sur tous les plans.

- Traitement de choc -

Il s'agit de lever les barrières internes qui entravent l'activité économique, parfaire "l'union des marchés de capitaux" pour mettre l'épargne au service des entreprises, et réduire l'empilement des règlementations européennes et nationales.

Mais ce traitement de choc s'est en partie enlisé dans les procédures législatives de l'UE. Mercredi, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a exhorté les eurodéputés à avancer.

Elle a aussi confirmé que la Commission présenterait en mars un projet de nouveau statut juridique pour les entreprises, "EU Inc", qui réduira leurs contraintes administratives, et évoqué la possibilité de "coopérations renforcées" pour appliquer certaines réformes - autrement dit de les restreindre aux pays volontaires - s'il est trop compliqué de s'entendre à 27.

Car les Etats ne sont pas systématiquement sur la même ligne quant aux mesures à mettre en oeuvre.

Le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz, qui participaient mercredi à un sommet de l'industrie européenne à Anvers, ont ainsi souligné tous les deux la nécessité de réformer l'Europe sans attendre.

Mais là où le président français Emmanuel Macron a défendu avec ardeur la "préférence européenne", une obligation pour certaines entreprises bénéficiant de fonds publics, dont les constructeurs automobiles, de se fournir en composants européens, M. Merz a estimé qu'une telle solution devait être réservée "uniquement à des secteurs stratégiques et seulement en dernier ressort", et sans exclure certains pays partenaires.

La Commission a préparé un projet de loi en ce sens, attendu le 25 février.

De même, l'idée relancée par M. Macron de recourir à des emprunts communs européens pour financer des investissements dans les secteurs d'avenir a été fraîchement accueillie à Berlin. "Il n'est pas acceptable de réclamer plus d'argent sans engager les réformes", a tancé mardi une source gouvernementale allemande.

Au sein des Vingt-Sept, "il y a beaucoup de convergences", même s'il y a "des accents politiques ou nationaux qui sont un peu différents", tempère un diplomate européen qui a requis l'anonymat.


Le Canada en deuil après une rare tuerie qui a fait neuf morts

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  • L'attaque s'est déroulée à Tumbler Ridge, petite ville isolée de 2.300 habitants au pied des Montagnes Rocheuses, dans la province de Colombie-Britannique, à plusieurs heures de route de tout centre urbain
  • D'après la première "alerte" envoyée mardi par la police aux habitants, le suspect a été décrit "comme étant une femme brune portant une robe". Mais les autorités n'ont pas confirmé

MONTREAL: Le Canada est "en deuil", a déclaré mercredi le Premier ministre Mark Carney au lendemain d'une tuerie qui a fait neuf morts et une trentaine de blessés dans une petite ville isolée de l'ouest du pays, où une personne a ouvert le feu dans un collège-lycée.

"Nous surmonterons cette épreuve. Nous en tirerons des leçons", a également promis le Premier ministre, appelant les Canadiens au "rassemblement" dans un pays sous le choc, peu habitué aux tueries de ce type contrairement au voisin américain.

Les drapeaux des édifices gouvernementaux seront mis en berne pendant une semaine.

L'attaque s'est déroulée à Tumbler Ridge, petite ville isolée de 2.300 habitants au pied des Montagnes Rocheuses, dans la province de Colombie-Britannique, à plusieurs heures de route de tout centre urbain.

D'après la première "alerte" envoyée mardi par la police aux habitants, le suspect a été décrit "comme étant une femme brune portant une robe". Mais les autorités n'ont pas confirmé.

Le suspect, dont le genre fait l'objet de spéculations, serait mort après "une blessure qu'il se serait infligée", selon la police.

Ken Floyd, un responsable de la police canadienne, est resté prudent mais a indiqué que le tireur était bien la personne mentionnée dans l'alerte.

Vingt-sept personnes ont également été blessées, dont deux grièvement, a indiqué la Gendarmerie royale du Canada dans un communiqué.

"Horreur" 

Nina Krieger, ministre de le Sécurité publique de la province, a évoqué "l'une des pires tueries de masse de l'histoire" du Canada.

"Nous allons nous rassembler et faire en sorte d'être à l'écoute de ceux qui veulent parler" après cette "grande tragédie", a déclaré Darryl Krakowka, le maire de Tumbler Ridge, auprès de la chaîne publique CBC.

Mark Carney n'a pas prévu d'aller sur place mais le ministre canadien de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, et le Premier ministre de la province David Eby se rendent mercredi au chevet de la ville.

La famille royale britannique s'est dite "profondément choquée et attristée" par ce drame, dans un communiqué du roi Charles III, également chef d'Etat du Canada.

"L'horreur a frappé (...). Pensées aux familles des victimes, aux blessés et à toute la communauté éducative. La France se tient aux côtés des Canadiens", a affirmé le président français Emmanuel Macron sur X.

C'est la seconde tuerie en Colombie-Britannique en moins d'un an. En avril 2025, un homme avait tué 11 personnes à Vancouver, en fonçant avec son camion sur une foule qui célébrait un festival culturel philippin.

Ce type d'attaque est exceptionnel dans les écoles canadiennes. Elle frappe une ville connue pour son tourisme de plein air, avec la proximité des montagnes et un parc géologique.

"Mon plus jeune enfant vient tout juste de sortir du lycée (...). Ma fille aînée travaille à 300 mètres de l'école. Il s'en est fallu de peu", a raconté mardi soir à l'AFP Trent Ernst, journaliste local et ancien enseignant suppléant au lycée de Tumbler Ridge.

"Des fusillades dans des écoles au Canada, c'était une toutes les quelques années (...). Mais quand ça se produit dans votre ville, les choses déraillent complètement", a-t-il ajouté.

"Scène épouvantable" 

Darian Quist, élève dans l'établissement, a expliqué à CBC qu'il se trouvait en cours de mécanique quand on leur a annoncé le confinement de l'école.

"Nous avons pris des tables et barricadé les portes pendant plus de deux heures" jusqu'à l'arrivée de la police, a-t-il raconté.

La première alerte en début d'après-midi concernait un tireur dans l'école. Arrivées sur place, les forces de l'ordre ont d'abord découvert six corps, sans compter le suspect.

Une septième personne blessée par balle est décédée durant son transport à l'hôpital.

Par la suite, la police "a identifié un second lieu (...) lié à l'assaut, où deux autres victimes ont été retrouvées mortes dans une résidence", selon un communiqué.

Ken Floyd a décrit une "scène épouvantable" à l'arrivée des forces de l'ordre.

Si les tueries sont moins fréquentes au Canada qu'aux États-Unis, les statistiques sur la dernière décennie témoignent d'une augmentation constante des crimes commis avec des armes à feu.

En 2020, le Canada avait interdit 1.500 modèles d'armes d'assaut en réaction à la tuerie la plus meurtrière de son histoire, qui avait fait 22 morts dans la province de Nouvelle-Écosse (est).


Israël avance «vers une annexion de facto» de la Cisjordanie, dénonce Berlin

L'aval donné par le cabinet de sécurité israélien à des mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie constitue "une étape supplémentaire vers une annexion de facto", a dénoncé mercredi le ministère allemand des Affaires étrangères. (AFP)
L'aval donné par le cabinet de sécurité israélien à des mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie constitue "une étape supplémentaire vers une annexion de facto", a dénoncé mercredi le ministère allemand des Affaires étrangères. (AFP)
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  • L'aval donné par le cabinet de sécurité israélien à des mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie constitue "une étape supplémentaire vers une annexion de facto"
  • "Israël demeure puissance occupante en Cisjordanie, et en tant que puissance occupante, il est contraire au droit international d'y construire des colonies"

BERLIN: L'aval donné par le cabinet de sécurité israélien à des mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie constitue "une étape supplémentaire vers une annexion de facto", a dénoncé mercredi le ministère allemand des Affaires étrangères.

"Israël demeure puissance occupante en Cisjordanie, et en tant que puissance occupante, il est contraire au droit international d'y construire des colonies", a déclaré lors d'un point presse régulier un porte-parole du ministère, alors que les nouvelles mesures rendent plus faciles les achats de terres pour les colons israéliens.