Violences en Suède après des manifestations d'extrême droite: 40 blessés

Des policiers patrouillent lors d'une manifestation avant une manifestation prévue par le politicien danois anti-musulman Rasmus Paludan et son parti Stram Kurs, qui devait inclure de mettre le feu à un Coran à Orebro, en Suède, le 15 avril 2022 (Photo, Reuters) .
Des policiers patrouillent lors d'une manifestation avant une manifestation prévue par le politicien danois anti-musulman Rasmus Paludan et son parti Stram Kurs, qui devait inclure de mettre le feu à un Coran à Orebro, en Suède, le 15 avril 2022 (Photo, Reuters) .
Des manifestants ont mis le feu à un bus de police avant une manifestation prévue par le politicien danois anti-musulman Rasmus Paludan et son parti Stram Kurs à Orebro, en Suède, le 15 avril 2022 (Photo, Reuters).
Des manifestants ont mis le feu à un bus de police avant une manifestation prévue par le politicien danois anti-musulman Rasmus Paludan et son parti Stram Kurs à Orebro, en Suède, le 15 avril 2022 (Photo, Reuters).
Des policiers courent lors d'une manifestation avant une manifestation prévue par le politicien danois anti-musulman Rasmus Paludan et son parti Stram Kurs, en Suède, le 15 avril 2022 (Photo, Reuters)
Des policiers courent lors d'une manifestation avant une manifestation prévue par le politicien danois anti-musulman Rasmus Paludan et son parti Stram Kurs, en Suède, le 15 avril 2022 (Photo, Reuters)
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Publié le Lundi 18 avril 2022

Violences en Suède après des manifestations d'extrême droite: 40 blessés

  • Rasmus Paludan organise actuellement une tournée en Suède qui a généré plusieurs affrontements entre la police et des contre-manifestants dans plusieurs villes du pays ces derniers jours
  • «Environ 200 participants se sont montrés violents sur place et la police a dû intervenir avec des armes en état de légitime défense», a affirmé le responsable des opérations spéciales Jonas Hysing

STOCKHOLM : Quarante personnes, 26 policiers et 14 civils, ont été blessées ces derniers jours en Suède, lors de violents affrontements entre les forces de l'ordre et des manifestants protestant contre les rassemblements d'un groupuscule d'extrême droite qui se targue de brûler le Coran, a indiqué la police lundi.

"Dans certains cas, il peut même s'agir d'une tentative de meurtre et, dans tous les cas, d'une agression grossière des forces de l'ordre", a affirmé le chef de la police nationale Anders Thornberg, lors d'une conférence de presse.

L'importance des blessures n'a pas été communiquée mais, selon la presse locale, il s'agirait de blessures légères.

Les premiers affrontements ont eu lieu jeudi à Linköping et Norrköping (sud), les deux premières étapes de la tournée du groupuscule anti-immigration et anti-islam "Ligne dure", dirigé par le Dano-Suédois Rasmus Paludan qui entend brûler le Coran sur la place publique dans des rassemblements organisés dans des quartiers à forte population musulmane.

M. Paludan s'est ensuite rendu à Örebro (centre), puis en banlieue de Stockholm et enfin à Malmö (sud) avant d'annoncer dimanche de nouveaux rassemblements à Linköping et Norrköping, auxquels il a finalement renoncé.

"Des individus criminels ont profité de la situation pour faire preuve de violence" et ce "sans rapport avec les manifestations", a dénoncé M. Thornberg pendant la conférence de presse, demandant plus de moyens.

"Nous sommes trop peu. Nos effectifs augmentent mais pas au même rythme que les problèmes au sein de la société", a-t-il déploré.

Dimanche, des heurts avec la police, émaillés de jets de pierre et de voitures brûlées, ont éclaté, débouchant sur 26 arrestations à Norrköping et Linköping.

"Environ 200 participants se sont montrés violents sur place et la police a dû intervenir avec des armes en état de légitime défense", a affirmé le responsable des opérations spéciales Jonas Hysing, lors du point presse.

Les forces de l'ordre avaient déjà annoncé que trois personnes avaient été blessées par balles lors de l'incident, classifié en "émeute", par les forces de l'ordre.

A Malmö, où M. Paludan, condamné au Danemark pour injures racistes a brûlé un Coran samedi, la nuit de dimanche à lundi a été agitée, comme la veille, avec notamment un départ de feu dans une école.

Les rassemblements organisés par M. Paludan où il brûle le Coran ont donné lieu à des protestations dans le monde arabe.

La diplomatie irakienne, qui a convoqué le chargé d'affaires suédois, a jugé qu'il s'agissait d'un acte "provocateur pour les sentiments des musulmans et offensant pour ce qu'ils ont de sacré".

L'Arabie saoudite a également "condamné les agissements de certains extrémistes en Suède et leurs provocations contre les musulmans", selon son agence officielle.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.