Le Parlement yéménite approuve le nouveau Conseil de direction et le gouvernement à Aden

Le président du Conseil présidentiel du Yémen prêtant serment mardi devant une séance du parlement à Aden. (Photo, SABA)
Le président du Conseil présidentiel du Yémen prêtant serment mardi devant une séance du parlement à Aden. (Photo, SABA)
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Publié le Mercredi 20 avril 2022

Le Parlement yéménite approuve le nouveau Conseil de direction et le gouvernement à Aden

  • Un Conseil de huit hommes a été formé le 7 avril après que l'ancien président du Yémen Hadi lui a transmis ses pouvoirs
  • La cérémonie de prestation de serment s’est tenue à Aden, dans un lieu tenu secret, au milieu de mesures de sécurité renforcées

AL-MOUKALLA: Mardi, le président et d'autres membres du Conseil présidentiel du Yémen ont prêté serment au cours d’une séance extraordinaire du Parlement, dans la ville portuaire d'Aden, au sud du pays.

Dirigé par le vétéran yéménite de la politique et responsable de la sécurité, Rachad al-Alimi, le Conseil de huit hommes a été formé le 7 avril après que l'ancien président yéménite, Abed Rabbo Mansour Hadi, a transmis ses pouvoirs à ce Conseil pour diriger le pays et faire avancer les discussions de paix et de guerre avec les Houthis soutenus par l'Iran.

Le Conseil est composé de chefs de puissantes unités militaires comme les Brigades des Géants et la Résistance nationale, ainsi que du Conseil de transition du Sud et des gouverneurs de diverses provinces. Il devrait rassembler des forces politiques et militaires divisées, et sera également chargé de résoudre les problèmes épineux du pays, notamment l'effritement des services et la chute de la monnaie.

La cérémonie de prestation de serment qui s'est déroulée dans un lieu tenu secret à Aden, la capitale intérimaire du Yémen, sous des mesures de sécurité renforcées, a réuni les envoyés de l'ONU et des États-Unis au Yémen, les ambassadeurs de l'UE et du Conseil de coopération du Golfe (CCG) dans le pays, ainsi que de hauts responsables yéménites.

Lors de cette même séance, le Parlement a également accordé sa confiance au gouvernement du Premier ministre Maïn Abdelmalek Saïd et à son plan de relance de l'économie et d'accroissement des revenus.

Depuis Aden, Abdelbasset al-Qaedi, sous-secrétaire au ministère de l'Information du Yémen, a déclaré à Arab News que cette rencontre était «historique» car tous les principaux organismes du pays, le Parlement, le Conseil de la Choura, le gouvernement et le président du pays, se trouvaient réunis à Aden pour la première fois depuis le début de la guerre. «Il s'agit vraiment d'une séance historique, longtemps retardée, qui donnera des résultats», a-t-il affirmé.

Les envoyés occidentaux qui ont assisté à la cérémonie ont exprimé l'espoir que ce nouveau Conseil contribue à la conclusion d'un accord de paix global pour mettre fin à la guerre. «C’est un moment d'espoir pour de nombreux citoyens yéménites. Nous sommes convaincus que le Conseil travaillera à une paix juste et intégrative au Yémen», a déclaré Peter-Derrek Hof, l’ambassadeur des Pays-Bas au Yémen, sur Twitter.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.