Au tribunal, Johnny Depp se présente comme victime de violences conjugales

Johnny Depp sort du tribunal lors de son procès civil devant le tribunal de circuit du comté de Fairfax, le 25 avril 2022, en Virginie (Photo, AFP).
Johnny Depp sort du tribunal lors de son procès civil devant le tribunal de circuit du comté de Fairfax, le 25 avril 2022, en Virginie (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 26 avril 2022

Au tribunal, Johnny Depp se présente comme victime de violences conjugales

  • La semaine dernière l'acteur avait assuré avoir «tout» perdu à cause des accusations
  • Le huitième jour d'audience du procès a été l'occasion de longues passes d'armes entre avocats

WASHINGTON: L'acteur Johnny Depp a minimisé lundi la cruauté de ses messages insultant Amber Heard, son ex-femme, qu'il a par ailleurs accusée de violences conjugales, dans le cadre du procès en diffamation qu'il intente contre elle.

"Qu'avez-vous répondu quand Mme Heard a déclaré +Dis au monde Johnny! Dis-leur: moi, Johnny Depp je suis victime de violences conjugales+ ?", a questionné Jessica Meyers, une des avocates de l'acteur, après la diffusion d'un message audio dans lequel on entend le couple se disputer. 

"J'ai répondu que oui, je le suis", a lancé Johnny Depp, achevant par ces mots son témoignage qui s'est étalé sur quatre jours d'audience au tribunal de Fairfax, à proximité de la capitale américaine. 

Signe de la toxicité de leur mariage, l'acteur de 58 ans avait précédemment expliqué qu'ils avaient, chacun de leur côté, pris l'habitude d'enregistrer leurs altercations.

Dans un autre extrait audio, présenté cette fois par les avocats d'Amber Heard, on entend l'actrice de 36 ans accuser son conjoint de l'avoir "rouée de coups". 

Johnny Depp a nié de son côté avoir jamais frappé Mme Heard ou tout autre femme au cours de sa vie.

Mariés de 2016 à 2018, les anciens conjoints s'accusent mutuellement de diffamation lors de ce procès, très suivi et en partie retransmis sur les chaînes d'information américaines. 

«Tais-toi gros tas»

Parmi les enregistrements audio produits par les avocats d'Amber Heard, on entend Johnny Depp hurler "tais-toi gros tas" à celle qui était alors son épouse.

Dans des messages envoyés en 2013 à des amis, l'acteur écrivait vouloir "brûler Amber" et "baiser près coup son cadavre brûlé, pour (s)'assurer qu'elle était morte".

Johnny Depp a minimisé la cruauté de ces propos en parlant de "malentendu". 

"C'est juste de l'humour irrévérencieux et abstrait", a expliqué la star hollywoodienne. "C'est une référence au Monty Python", a-t-il ajouté pour se justifier. 

Le huitième jour d'audience du procès a été l'occasion de longues passes d'armes entre avocats. 

L'équipe juridique de Johnny Depp a largement contesté la pertinence de messages privés, échangés entre l'acteur et ses proches, que la défense a tenté de verser comme preuves au dossier. 

Entre autres éléments à charge, Benjamin Rottenborn, qui représente Amber Heard a présenté au jury divers titres de presse magazine qui détaillaient les abus d'alcool de la star de "Pirate des Caraïbes". 

Alors que l'actrice avait déjà obtenu, en 2016, une ordonnance qui interdisait à son ex-mari de l'approcher à moins de 100 mètres, M. Rottenborn a voulu savoir pourquoi Johnny Depp avait attendu la publication de la tribune signée par son ex-femme pour porter plainte.

D'un ton las, la vedette a répondu avoir été fatiguée de constater que "son acharnement contre (lui) ne s'arrêtait pas". 

Dans le texte, publié en 2018 par le Washington Post, Amber Heard ne citait pas nommément Johnny Depp, mais elle évoquait les accusations de violences conjugales qu'elle avait portées contre son mari en 2016.

La semaine dernière l'acteur avait assuré avoir "tout" perdu à cause des accusations de violence de son ex-femme. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.