Un tweet de Trump donnerait l'avantage aux talibans, selon le négociateur afghan

Le négociateur en chef du gouvernement afghan, Abdullah Abdullah, a averti qu’un tweet récent de Trump, dans lequel il déclarait que les forces américaines restantes en Afghanistan « devraient » rentrer chez elles pour Noël, peut nuire davantage au processus de paix et de réconciliation déjà difficile dans ce pays. (Reuters /fichier Photos)
Le négociateur en chef du gouvernement afghan, Abdullah Abdullah, a averti qu’un tweet récent de Trump, dans lequel il déclarait que les forces américaines restantes en Afghanistan « devraient » rentrer chez elles pour Noël, peut nuire davantage au processus de paix et de réconciliation déjà difficile dans ce pays. (Reuters /fichier Photos)
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Publié le Samedi 17 octobre 2020

Un tweet de Trump donnerait l'avantage aux talibans, selon le négociateur afghan

  • Un porte-parole des talibans a salué les propos du président
  • Environ 5000 soldats américains restent dans ce pays déchiré par la guerre, principalement pour former les forces de sécurité locales

LONDRES : Le tweet du président américain Donald Trump appelant au retour des troupes américaines en Afghanistan avant Noël a peut-être donné aux talibans le dessus dans les négociations de paix, selon le négociateur en chef de la paix en Afghanistan.
Un retrait complet des forces américaines, après 19 ans de guerre, est un objectif majeur des talibans dans leurs négociations en cours avec le gouvernement afghan, et Trump a clairement indiqué qu’il verrait également cela comme une victoire en politique étrangère.
Les négociations entre les talibans et le gouvernement sur un accord de partage du pouvoir ont été lentes et assaillies par la violence en cours dans le pays.
Le négociateur en chef du gouvernement afghan, Abdullah Abdullah, a averti qu’un tweet récent de Trump, dans lequel il déclarait que les forces américaines restantes en Afghanistan « devraient » rentrer chez elle pour Noël, peut nuire davantage au processus de paix et de réconciliation déjà difficile dans ce pays.
Abdullah a déclaré au Financial Times que les talibans « pourraient voir cela à leur avantage » et revenir en force si les États-Unis se retirent de l'Afghanistan.
Un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahed, a déclaré qu'il considérait ces commentaires comme une étape positive pour la mise en œuvre de l'accord de paix américano-taliban, ajoutant que le groupe restait « attaché au contenu de l'accord et espérait des relations bonnes et positives avec tous les pays ».
Mais des observateurs - tout comme Abdullah - ont régulièrement soulevé des inquiétudes quant au fait qu'un retrait complet des États-Unis pourrait encourager les talibans à abandonner le processus de paix et à chercher à prendre le pouvoir par force.
« Cela serait vraiment un grand désastre », a déclaré un responsable du ministère pakistanais des Affaires étrangères au Financial Times. « Les talibans qui ont salué les remarques de Trump considérent alors l'Afghanistan ainsi libre de conquérir et d'installer un gouvernement islamiste », comme ils l'ont affirmé.
Les États-Unis ont actuellement moins de 5000 soldats restants dans le pays dans le cadre d'une mission de l'OTAN, contre un nombre record de plus de 100000 en 2010.
Les pourparlers de paix ont jusqu'à présent donné peu de résultats, même s'ils devaient toujours être longs et ardus. Elles ont été encore compliquées par une vague de violence en Afghanistan qui a vu les États-Unis mener des frappes aériennes contre les talibans poussant environ 5 600 familles de fuir leurs maisons dans la province de Helmand.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com
 


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.