Pas de nouveau gouvernement avant au moins une semaine

Le secrétaire d'État français et porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres hebdomadaire, au palais de l'Élysée à Paris, le 28 avril 2022. (AFP).
Le secrétaire d'État français et porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres hebdomadaire, au palais de l'Élysée à Paris, le 28 avril 2022. (AFP).
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Publié le Jeudi 28 avril 2022

Pas de nouveau gouvernement avant au moins une semaine

  • L'entourage d'Emmanuel Macron évoque désormais une «cérémonie d'investiture le 8 mai», marquant le début du second quinquennat
  • Selon cette source, le début de semaine a «été consacré à préparer les législatives». Maintenant, «Emmanuel Macron va s’occuper du gouvernement» prochain

PARIS : Ce n'était finalement pas le dernier Conseil des ministres de ce gouvernement. Son porte-parole Gabriel Attal a affirmé jeudi que l'équipe actuelle se retrouverait la semaine prochaine avant la formation d'un nouveau gouvernement pour le deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron, aux contours bien incertains.

Il ne s'agit pas "du dernier Conseil des ministres, ni évidemment du 1er quinquennat d'Emmanuel Macron qui s'achève, je le rappelle, le 14 mai, ni de ce gouvernement" de Jean Castex, a déclaré Gabriel Attal à l'issue de la réunion à l'Elysée.

Le gouvernement actuel est "à sa tâche pour continuer à prendre les décisions nécessaires", a-il ajouté, citant notamment les aides au pouvoir d'achat face à l'inflation, la situation en Ukraine et le Conseil des ministres de l'énergie européen extraordinaire de lundi, "auquel participera évidemment Barbara Pompili", la ministre de la Transition écologique.

L'entourage d'Emmanuel Macron évoque désormais une "cérémonie d'investiture le 8 mai", marquant le début du second quinquennat.

Selon cette source, le début de semaine a "été consacré à préparer les législatives". Maintenant, "Emmanuel Macron va s’occuper du gouvernement" prochain. Et il pourrait attendre de l'annoncer au plus proche des législatives des 12 et 19 juin, "car c’est cela qui donnera la dynamique", avec l'espoir d'obtenir une majorité solide.

Ces heures de transition tournent au "supplice chinois pour tout le monde", dixit un ministre. Qui prévient: "Emmanuel Macron va prendre son temps. Mais n'est-ce pas un peu vain d'en parler ?".

Les 40 membres du gouvernement Castex ont toutefois pu profiter jeudi d'une pause conviviale autour d'"un buffet déjeunatoire" aux allures d'adieux autour du chef de l'Etat.

Ce devait être un moment "gai et joyeux", avait assuré plus tôt la ministre de la Culture Roselyne Bachelot sur LCI. Tout en convenant du risque de coup de blues pour les ex, car "en quittant une fonction ministérielle, il y a toujours un moment de passage à vide". 

Marmoréen sur ses intentions, le chef de l'Etat s'amuse à disséminer des petits cailloux sur le profil du successeur de Jean Castex à Matignon, après avoir déjà dit que le Premier ministre serait directement chargé de la "planification écologique". "Mais je n'ai pas le sentiment qu'il ait arrêté son choix", susurre un ministre. 

Mercredi, lors d'une visite surprise sur un marché de Cergy (Val-d'Oise), le président a assuré que le prochain chef du gouvernement devrait être "attaché à la question sociale, à la question environnementale, à la question productive".

"Je crois au dépassement, la couleur politique ne dit pas tout", a-t-il aussi souligné, comme pour mieux brouiller les pistes après une nette inflexion à gauche durant sa campagne d'entre-deux tours.

Quels «survivants» ?

La nature de l'écosystème politique et médiatique ayant horreur du vide, le jeu des spéculations tourne donc à plein ces derniers jours, chacun se muant en DRH plus ou moins bien intentionné.

La nom de l'actuelle ministre du Travail Elisabeth Borne revient donc régulièrement, au même titre que celui du ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, voire de l'eurodéputé Pascal Canfin, président de commission environnement, qui a cependant lui-même balayé l'idée sur franceinfo.

Quelques élus locaux sont également poussés dans la presse, comme la présidente LR de la région Pays de Loire Christelle Morançais ou l'ancienne ministre LR Catherine Vautrin.

Plusieurs sources au sein de l'exécutif prédisent un fort renouvellement: "je ne suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de survivants", avance ainsi un ministre.

Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Olivier Véran, Olivier Dussopt, Gabriel Attal, Sébastien Lecornu ou encore Amélie de Montchalin semblent partis pour rempiler. Mais quid de Jean-Michel Blanquer, Florence Parly, Eric Dupond-Moretti ou encore Marlène Schiappa ?

En attendant, l'atmosphère de la fin d'une période a saisi les cabinets où s'enchaînent les pots de départ. Les services de Matignon ont distribué en fin de semaine dernière les consignes administratives (archivage des documents, congés non pris etc) et les cartons ont été livrés dans la plupart des ministères.


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.