Johnny Depp contre Amber Heard: les seconds rôles volent la vedette à leur patron

L'acteur Johnny Depp assiste à son procès en diffamation contre son ex-femme Amber Heard, au Fairfax County Circuit Courthouse à Fairfax, Virginie, le 27 avril 2022. (AFP)
L'acteur Johnny Depp assiste à son procès en diffamation contre son ex-femme Amber Heard, au Fairfax County Circuit Courthouse à Fairfax, Virginie, le 27 avril 2022. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 30 avril 2022

Johnny Depp contre Amber Heard: les seconds rôles volent la vedette à leur patron

  • Après un témoignage-fleuve, Johnny Depp a cédé sa place mardi à la barre des témoins à ceux qui gravitent autour de lui: agent, chauffeur, garde du corps, gestionnaire de fortune ou de propriétés... 
  • A la barre, Shannon Curry, une psychologue embauchée par les avocats de Johnny Depp, a estimé que l'actrice souffrait d'un trouble de la personnalité qui pourrait la pousser à «imiter» ses proches «parce que c'est rassurant»

WASHINGTON: Entre la farce et le drame, le procès entre Johnny Depp et son ex-femme Amber Heard s'est concentré cette semaine sur la galaxie de professionnels qui entourent la star, dressant un portrait d'Hollywood dans toute sa démesure.


Les accusations de violences conjugales portées par l'actrice de 36 ans et les dénégations de la star de 58 ans sont au coeur d'un procès en diffamation très médiatisé qui se tient depuis le 11 avril dans la banlieue de Washington.


Après un témoignage-fleuve, Johnny Depp a cédé sa place mardi à la barre des témoins à ceux qui gravitent autour de lui: agent, chauffeur, garde du corps, gestionnaire de fortune ou de propriétés... Et ces personnages secondaires lui ont parfois volé la vedette.

Le portier qui vapote 
Alejandro Romero est portier dans un immeuble luxueux de Los Angeles où vivait le couple. Témoignant par lien vidéo, au volant d'une voiture, il a assuré ne pas avoir vu de marques sur le visage d'Amber Heard après la dispute finale du couple en mai 2016. L'actrice s'était présentée peu après devant un tribunal, apparemment tuméfiée, pour demander une ordonnance de protection.


Mais le portier n'a pas voulu s'étendre sur ses souvenirs. "Je suis trop stressé, je ne veux plus avoir à me mêler de ça", a-t-il dit, manifestant sa mauvaise volonté en tirant sur sa cigarette électronique. Pour enfoncer le clou, il a fini par démarrer sa voiture.


"Et bien, en voilà une première, je suis désolée", a commenté la juge Penney Azcarate, visiblement interloquée.

Le garde du corps aux répliques ciselées 
Agent de sécurité, Malcolm Connolly travaille pour Johnny Depp depuis 23 ans. Avec un accent écossais marqué, il lui a apporté jeudi un soutien sans faille, décrivant une Amber Heard "qui voulait porter la culotte" et initiait les disputes.

Soulignant sa dépendance financière envers l'acteur, les avocats de Mme Heard lui ont demandé s'il avait bien reçu 8 500 dollars de cadeaux au fil des années. "Il m'a donné bien plus que ça !", a répondu Malcolm Connolly sans se démonter.

Les chèques faramineux du gestionnaire financier 
Le train de vie de Johnny Depp, qui a possédé 45 voitures de luxe, un yacht et plusieurs propriétés, a régulièrement défrayé la chronique. Son "business manager", Edward White, a raconté jeudi comment il avait cherché à redresser ses comptes, tout en réglant les frais du divorce avec Amber Heard, prononcé en 2017.


"Au début, elle demandait quatre millions de dollars, mais ses requêtes n'ont pas arrêté d'augmenter", a-t-il déclaré. Au final, Johnny Depp lui a versé 6,8 millions de dollars, a fait des chèques de 200 000 dollars de dons en son nom, a réglé un demi-million à ses avocats et pris en charge toutes les dettes contractées pendant leur période de vie commune, soit 13,5 millions de dollars.

L'agent confident 
Christian Carino a été l'agent et l'ami des deux acteurs, mais ne parle plus à aucun d'eux. 


Par vidéo, il a rapporté avoir tenté, en vain, de les réconcilier et lu des textos échangés avec Amber Heard après leur divorce. Dans un message, l'actrice d'"Aquaman" se disait "triste" d'avoir rompu avec son nouvel amant, le milliardaire Elon Musk.


"Tu ne l'aimais pas et tu m'as dit mille fois que tu voulais juste boucher le trou", répondait l'agent en lui conseillant d'arrêter de fréquenter "des gens super connus".


Christian Carino parlait en connaissance de cause: il a un temps été le fiancé de Lady Gaga.

Analyse psychologique des costumes 
Au premier jour du procès, Johnny Depp portait un costume gris clair avec une cravate noire ornée d'un motif en forme d'abeille. Le lendemain, Amber Heard avait une veste grise, le surlendemain une cravate à abeille.


A la barre, Shannon Curry, une psychologue embauchée par les avocats de Johnny Depp, a estimé que l'actrice souffrait d'un trouble de la personnalité qui pourrait la pousser à "imiter" ses proches "parce que c'est rassurant".

Et maintenant ? 
Les avocats de Mme Heard souhaitaient entendre Elon Musk et l'acteur James Franco, un autre proche de leur cliente. Mais les deux hommes ont décliné, sans expliquer leurs raisons. 


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
Short Url
  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.