Les livraisons de gaz russe vers l'Europe ont baissé de 27% en janvier-avril sur un an

La raffinerie de pétrole de Moscou du producteur de pétrole russe Gazprom Neft dans la périphérie sud-est de Moscou, le 28 avril 2022. (Photo, AFP)
La raffinerie de pétrole de Moscou du producteur de pétrole russe Gazprom Neft dans la périphérie sud-est de Moscou, le 28 avril 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 01 mai 2022

Les livraisons de gaz russe vers l'Europe ont baissé de 27% en janvier-avril sur un an

La raffinerie de pétrole de Moscou du producteur de pétrole russe Gazprom Neft dans la périphérie sud-est de Moscou, le 28 avril 2022. (Photo, AFP)
  • Les exportations vers les pays hors CEI (l'UE et la Turquie, ndlr) se sont élevées à 50,1 milliards de mètres cubes, soit 26,9% de moins qu'à la même période de 2021
  • Gazprom précise continuer de fournir du gaz «en pleine conformité avec les obligations contractuelles»

MOSCOU: Les livraisons de gaz russe vers les pays de l'UE et la Turquie ont fortement baissé entre janvier et avril par rapport à cette même période en 2021, tandis que celles vers la Chine ont explosé, a annoncé dimanche Gazprom.  

« Les exportations vers les pays hors CEI (l'UE et la Turquie, ndlr) se sont élevées à 50,1 milliards de mètres cubes, soit 26,9% de moins qu'à la même période de 2021 », a indiqué dans un communiqué le groupe contrôlé par l'Etat russe, sans fournir d'explication. 

Gazprom précise continuer de fournir du gaz « en pleine conformité avec les obligations contractuelles ». 

Sur cette même période, le géant gazier a indiqué que sa production était en baisse de 2,5% sur un an, à 175,4 milliards de mètres cubes. 

Les livraisons vers le marché intérieur ont elles aussi diminué, de 3,7 %, « notamment en raison du temps chaud de février ». 

Les exportations vers la Chine ont en revanche explosé, grimpant de 60% sur un an via le gazoduc Power of Siberia.  

Gazprom a par ailleurs indiqué que les réserves de gaz dans les installations de stockage souterrain européennes étaient de 6,9 milliards de mètres cubes.  

« Pour atteindre l'objectif de remplissage à 90% des installations de stockage affiché par l'Union européenne, les entreprises devront pomper 56 milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz », affirme Gazprom. 

« La reconstitution des réserves de gaz dans les installations souterraines en Europe est un défi très sérieux », a assuré le groupe, soulignant que la capacié de livraison journalière avait des limites techniques et que « la quantité totale de gaz disponible sur le marché européen dépend fortement de la demande sur le marché asiatique en pleine croissance ». 

Les prix de l'énergie flambent en Europe, l'UE n'ayant pour l'instant pas pu se résoudre à mettre en place un embargo de pétrole et gaz russes. 

En 2021, Gazprom a affiché un bénéfice net record multiplié par treize sur un an, à 2 159 milliards de roubles (près de 28 milliards d'euros au taux actuel), porté par la forte croissance de la demande en hydrocarbures. 


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.