Israël accuse l'Iran d'avoir tenté de recruter des agents via Facebook

Un panneau est affiché devant le siège social de Meta le 28 avril 2022 à Menlo Park, en Californie (Photo, AFP).
Un panneau est affiché devant le siège social de Meta le 28 avril 2022 à Menlo Park, en Californie (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 03 mai 2022

Israël accuse l'Iran d'avoir tenté de recruter des agents via Facebook

  • L'agent iranien a également voulu collecter des informations sur des personnalités économiques et des diplomates arabes
  • Il aurait aussi tenté de porter atteinte aux relations d'Israël avec Moscou en poussant ses interlocuteurs à critiquer Poutine

JÉRUSALEM : L'Etat hébreu a accusé lundi l'Iran, son ennemi numéro 1, d'avoir utilisé un faux compte Facebook pour entrer en contact avec des Israéliens et leur demander de collecter des informations pour nuire à d'autres Israéliens en échange d'une rémunération.

Opérant derrière le profil Facebook "Sara Puppi", présentée comme une jeune femme juive du Canada, un agent iranien a demandé à des Israéliens, "en faisant pression sur eux et en leur promettant des milliers de dollars", de "collecter des informations sur des personnalités israéliennes" et de "leur causer du tort", a indiqué dans un communiqué le Shin Beth, les services de sécurité intérieure israéliens.

Des membres du Shin Beth, entrés en contact avec "Sara Puppi" via d'autres faux comptes Facebook, ont reçu un paiement en bitcoins, est-il ajouté.

Avec son faux compte, qui avait 2 000 amis avant d'être retiré de Facebook lundi, l'agent iranien a également voulu collecter des informations sur des personnalités économiques et des diplomates arabes opérant en Israël, selon la même source.

Il aurait également tenté de porter atteinte aux relations d'Israël avec Moscou en poussant ses interlocuteurs à critiquer le président Vladimir Poutine et l'offensive en Ukraine.

Le Shin Beth a indiqué avoir laissé un temps libre cours à "Sara Puppi" pour pouvoir recueillir davantage de renseignements et remonter jusqu'à l'Iran.

Israël considère Téhéran comme sa bête noire et s'oppose à la relance de l'accord international sur son programme nucléaire, estimant qu'il menace sa sécurité.

Samedi, le bureau du Premier ministre israélien Naftali Bennett avait annoncé que le Mossad, service secret extérieur, avait déjoué "ces derniers mois" des attaques organisées par Téhéran contre un général américain en Allemagne, un journaliste en France et un diplomate israélien en Turquie.

Elles "ont été ordonnées, approuvées et financées par de hauts responsables du régime iranien et devaient être menées par les Gardiens de la révolution", l'armée idéologique iranienne, a indiqué le bureau du Premier ministre.

Un suspect, Mansour Rasouli, aurait été interpellé, puis interrogé en Iran par le Mossad et aurait admis avoir été chargé par les Gardiens de commettre ces attaques avant d'être libéré.

Interrogé par l'AFP, le bureau du Premier ministre n'a pas commenté davantage. 

Téhéran n'a pas réagi à ces informations, qui surviennent au moment où Israël appelle à ne pas retirer les Gardiens de la liste noire américaine des "organisations terroristes étrangères", une question au coeur des négociations sur le nucléaire iranien.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.