La romancière tunisienne francophone, Monia Mouakhar Kallel, à La Presse: «C’est vers ma mère que j’aspire en écrivant…»

Son entrée, pourtant discrète et sans tapage, dans l’univers des romanciers tunisiens francophones a eu un accueil plutôt favorable (Photo, La Presse).
Son entrée, pourtant discrète et sans tapage, dans l’univers des romanciers tunisiens francophones a eu un accueil plutôt favorable (Photo, La Presse).
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Publié le Mercredi 04 mai 2022

La romancière tunisienne francophone, Monia Mouakhar Kallel, à La Presse: «C’est vers ma mère que j’aspire en écrivant…»

  • Monia Mouakhar Kallel est professeur de l’enseignement supérieur et chercheuse
  • Son entrée, dans l’univers des romanciers tunisiens francophones a eu un accueil plutôt favorable

Toute une époque bien tunisienne, de combat pour la libération nationale, de rêves d’indépendance, et d’appels, encore informes et timides à l’émancipation de la femme, est finement écrite dans le roman de Monia Mouakhar Kallel, en même temps que l’histoire de l’amitié singulière et solide de deux cheïkhs zitouniens et de deux familles liées par le «Maktoub» et le mariage…

Monia Mouakhar Kallel est professeur de l’enseignement supérieur et chercheuse en littérature française à l’Université de Tunis. Avant d’atterrir, il y a peu, dans le domaine de la création romanesque, elle a publié de multiples articles et quelques essais dont «Flaubert et Sand. Le roman d’une correspondance» (éd. «Textuelles»). «Cheikhs en confidences» édité à Tunis, par « Arabesques », en 2020, et dont nous avons déjà rendu compte (Cf-«La Presse de Tunisie», 27 février 2021) est son tout premier roman, mais son souffle aisé et son écriture souple et radieuse portent à croire qu’il ne sera pas son dernier. Son entrée, pourtant discrète et sans tapage, dans l’univers des romanciers tunisiens francophones a eu un accueil plutôt favorable qui l’aurait peut-être décidée à aller de l’avant dans cette prometteuse écriture romanesque en langue française.

Langue qui constitue, depuis de nombreuses années, l’objet et l’outil de ses enseignements universitaires et dont elle a fait récemment, non sans beaucoup de passion et de brio, son idiolecte littéraire, sans qu’elle ne soit excessive ou sectaire dans sa francophonie créatrice et bien nourrie de culture arabe transparaissant par exemple à travers tous ces  «mots, proverbes, chansons, dictons arabes qu’elle a, dit-elle, “injectés” dans son “Cheikhs en confidences”, le plus souvent sans traduction, sans explication dans un glossaire ou notes de bas de page».

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


«L’Autorité» de Rousseau à Weber

Rousseau affirme dans l'introduction de son célèbre livre «Le Contrat social» que l'homme naît libre et partout il est enchaîné (Photo, Wikipedia).
Rousseau affirme dans l'introduction de son célèbre livre «Le Contrat social» que l'homme naît libre et partout il est enchaîné (Photo, Wikipedia).
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  • Les êtres humains ont toujours veillé à gérer leurs affaires au sein de la communauté
  • La philosophie et les relations humaines ont évolué parallèlement

Depuis les débuts de l’humanité, les êtres humains se sont organisés en groupes. Les êtres humains ont toujours veillé à gérer leurs affaires au sein de la communauté et à gérer les relations de leur communauté avec les autres.

Avant l'émergence du concept d'État moderne, le concept d'autorité était utilisé pour désigner l'organe régissant les affaires des individus au sein d'une communauté, assurant leur protection contre les menaces posées par d'autres groupes. La philosophie et les relations humaines ont évolué parallèlement - parfois à un rythme plus rapide - à l'évolution des sociétés.

On ne peut parler d'autorité et de gestion des affaires de la société sans évoquer le Français Jean-Jacques Rousseau (1712 - 1778), qui a introduit une nouvelle manière d'envisager et de comprendre les liens entre les gouvernants et leurs sujets.

Il a estimé que cette question ne pouvait se résumer à la dynamique et aux relations entre une élite puissante et une autre plus faible sous son contrôle. Tout le monde cède à une puissance supérieure d'une manière ou d'une autre. Ainsi, Rousseau affirme dans l'introduction de son célèbre livre "Le Contrat social" que "l'homme naît libre et partout il est enchaîné. On se croit le maître des autres, et on reste encore plus esclave qu'eux". Avec son contrat social, chaque membre de la société renonce à certains "droits naturels" pour s'intégrer dans la société civilisée.
Dans le contexte culturel européen de son époque, les « droits naturels » faisaient référence à la capacité d'agir et de faire. Les individus lâchent la capacité d'entreprendre certaines actions que leur force permet au profit de la paix commune, qui les protège de plus forts qu'eux. C'est l'esprit du contrat social ; les forts s'abstiennent d'agresser ceux qui sont plus faibles qu'eux en échange d'une protection garantie contre ceux qui sont plus forts qu'eux.

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60e anniversaire de l’indépendance: une liberté chèrement acquise

L’une des séquelles du colonialisme en Algérie est cette aliénation culturelle qui perdure six décennies après la restauration de l’Etat Algérien (Photo, El Watan).
L’une des séquelles du colonialisme en Algérie est cette aliénation culturelle qui perdure six décennies après la restauration de l’Etat Algérien (Photo, El Watan).
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  • Il n’y a pas que le handicap de la langue qui constitue une véritable barrière
  • La République algérienne est l’héritière des six régimes constitutionnels coloniaux qui se sont succédé entre 1830 et 1962

L’une des séquelles du colonialisme en Algérie est cette aliénation culturelle qui perdure six décennies après la restauration de l’Etat Algérien savamment mise en place par «l’Ecole d’Alger» (1879), dont les représentants attitrés ont instauré une grille de lecture de la société algérienne axée sur l’exacerbation des différences communautaires servie par un matériau conceptuel qui résiste encore aux multiples efforts de «décolonisation».

La forme la plus exacerbée de cette aliénation a été la célébration officielle en 2009 du Centenaire de l’Université d’Alger (1909-2009), ce qui équivaudrait à dire que la République algérienne est l’héritière des six régimes constitutionnels coloniaux qui se sont succédé entre 1830 et 1962.

L’appel à décoloniser l’histoire lancé par Mohamed Chérif Sahli (1949) suivi des travaux de Mostefa Lacheraf (1954-1962) qui sont un véritable chef-d’œuvre en la matière et bien d’autres auteurs encore n’ont malheureusement pas trouvé un écho à la mesure de la tâche attendue auprès des historiens post 1980-1990 à ce jour et du coup auprès de nos étudiants.

Il n’y a pas que le handicap de la langue qui constitue une véritable barrière, mais il y aussi la représentation dominante de la science historique nationale. Même si les mémoires des (premiers) acteurs ont débloqué quelque peu la situation, la glorification de notre histoire nationale, celle de la Révolution en particulier et sa sacralisation sont de fait autant d’interdits pour qui veut sonder les profondeurs d’un passé dont bien des zones d’ombre gagneraient à être éclaircies.

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Le Festival Malhounyat Azemmour programmé du 14 au 16 juillet

Il mettra à l’honneur une pléiade d’artistes nationaux spécialisés dans l'art du Malhoun (Photo, Le Matin).
Il mettra à l’honneur une pléiade d’artistes nationaux spécialisés dans l'art du Malhoun (Photo, Le Matin).
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  • Il permettra au public de renouer avec leur histoire, leur culture ancestrale et leur identité
  • Le festival réunit les amoureux de l'art du Malhoun marocain

Le Festival international Malhounyat Azemmour revient du 14 au 16 juillet à la place Ibrahim Moul-Niss, sur le thème «La préservation du Malhoun, ce patrimoine marocain, est une priorité nationale». Cette dixième édition est dédiée à l'Académie du Royaume du Maroc. Le festival réunit les amoureux de l'art du Malhoun marocain. Il permettra au public de renouer avec leur histoire, leur culture ancestrale et leur identité, de savourer les charmes du Mallhoun et de découvrir la magie du verbe, les prouesses poétiques. «Avec une sensibilité artistique, les auteurs du Malhoun s'approprient les problèmes des gens ordinaires de différentes catégories sociales pour en créer des œuvres dont on tire des leçons et des morales», souligne l'Association provinciale des affaires culturelles d’El Jadida, organisatrice du festival.

Et de rappeler que l’étude d’un patrimoine culturel d’une nation ne peut se faire dans une démarche qui s’inscrit dans un contexte politique, encore moins idéologique. «Au contraire, une telle démarche risque d’effacer la mémoire créatrice en déracinant ses composantes identitaires».

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