Une start-up de médias saoudienne met en relation les femmes dans tout le Royaume

La plate-forme propose des formations à la création de contenu et au développement personnel. (Photo fournie)
La plate-forme propose des formations à la création de contenu et au développement personnel. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 04 mai 2022

Une start-up de médias saoudienne met en relation les femmes dans tout le Royaume

  • Il s'agit non seulement d'une plate-forme de narration, mais aussi d'une plate-forme éducative qui propose des formations de création de contenu et de développement personnel afin de renforcer la confiance des femmes
  • «Nous invitons les jeunes et les femmes à partager leurs histoires et à soutenir d'autres personnes qui connaissent un parcours ou une situation similaire»

DJEDDAH: Les Saoudiennes disposent d'une nouvelle plate-forme d’avancement, grâce à une start-up spécialisée dans les médias qui souligne des aspects de la vie des Saoudiennes rarement montrés par le passé, tout en remettant en cause les stéréotypes concernant leurs expériences dans le Royaume.
Saudi Women's Stories, créée en 2019, vise à encourager et à faire connaître les récits des Saoudiennes et à motiver les jeunes à travers le Royaume, en accord avec les réformes de la Vision 2030 et l'engagement du pays en faveur de l'autonomisation des femmes.
Il s'agit non seulement d'une plate-forme de narration, mais aussi d'une plate-forme éducative proposant des formations à la création de contenu et au développement personnel afin de renforcer la confiance des femmes.
Des événements communautaires mensuels organisés sous le titre «Coffee Talk» se concentrent également sur des sujets touchant et impliquant les femmes.
Sheikha al-Dosary, PDG et fondatrice de Saudi Women's Stories, travaille dans les médias locaux et internationaux depuis plus de douze ans. Elle s'est heurtée à de nombreuses perceptions erronées de l'Arabie saoudite en général et des Saoudiennes en particulier.
La création de cette plate-forme était un moyen de contrer les idées fausses et de donner une image exacte, indique-t-elle.

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La plate-forme propose des formations à la création de contenu et au développement personnel. (Photo fournie)

«Je suis toujours convaincue que les récits et les histoires mettent de l'ordre dans le chaos de la vie. La région connaît un élan sans précédent en matière d'émancipation des femmes. En tant que Saoudiennes, nous avons de quoi être fières de nos réalisations», déclare Mme Al-Dosary.
«Grâce à cette plate-forme, nous cherchons à créer des opportunités pour les femmes qui ont moins confiance en elles et à encourager celles qui pensent que leurs histoires ne sont pas assez bonnes pour être partagées, et les aider à inspirer les autres. Nous les soutenons également pour améliorer leur leadership et leur participation dans tous les domaines et secteurs», ajoute-t-elle.

Focus

Saudi Women's Stories, créée en 2019, vise à encourager et à faire connaître les récits des Saoudiennes et à motiver les jeunes à travers le Royaume, en accord avec les réformes de la Vision 2030 et l'engagement du pays en faveur de l'autonomisation des femmes.

La plate-forme, partenaire des Nations unies, et qui contribue aux objectifs de développement durable, avec un accent particulier sur l'objectif 5, soit l'égalité des genres, organise des campagnes et des événements pour présenter les histoires des femmes et promouvoir l'autonomisation des jeunes, tout en les mettant en relation avec des contacts professionnels.

La plate-forme, partenaire des Nations unies et qui contribue aux objectifs de développement durable, avec un accent particulier sur l'objectif 5, soit l'égalité des genres, organise des campagnes et des événements pour présenter les histoires des femmes et promouvoir l'autonomisation des jeunes, tout en les mettant en relation avec des contacts professionnels.
Mme Al-Dosary a récemment remporté le prix de l’entrepreneuse de l'année décerné par Arabian Business dans le cadre de ses prix d'excellence pour l'Arabie saoudite, pour avoir proposé des nouvelles, des informations et des histoires impartiales sur les femmes et le développement social en Arabie saoudite, en arabe et en anglais.
Ce prix rend hommage aux Saoudiennes qui réussissent dans leurs domaines respectifs.
Mme Al-Dosary estime que ce prix implique une responsabilité particulière, celle de mettre en place un réseau de soutien solide permettant aux femmes de collaborer et de travailler en réseau, et d'inspirer le plus grand nombre par les récits d'autonomisation des Saoudiennes.
«Nous invitons les jeunes et les femmes à partager leurs histoires et à soutenir d'autres personnes qui connaissent un parcours ou une situation similaire. La plate-forme cherche à publier des histoires inspirantes et invite toute personne à se joindre à notre événement communautaire centré sur la promotion de l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes», indique-t-elle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.