Les banques saoudiennes s'engagent dans le numérique en fermant davantage de succursales

Les transactions aux points de vente ont augmenté de 15% en termes de valeur des ventes au cours du premier trimestre de 2022. (Shutterstock)
Les transactions aux points de vente ont augmenté de 15% en termes de valeur des ventes au cours du premier trimestre de 2022. (Shutterstock)
Short Url
Publié le Jeudi 05 mai 2022

Les banques saoudiennes s'engagent dans le numérique en fermant davantage de succursales

  • Les statistiques de la banque centrale montrent que le nombre d'agences bancaires a diminué de 124 (soit 6% du total) entre 2017 et 2021
  • Avec le recul de la pandémie, une nouvelle génération d'entreprises fintech annonce le vent du changement dans la façon dont les entreprises sont gérées en Arabie saoudite

RIYAD: Les banques saoudiennes misent beaucoup sur l'avenir numérique. Au cours des trois premiers mois de 2022, 13 agences bancaires et 81 guichets automatiques ont été fermés, signe supplémentaire de la numérisation croissante du secteur, révèlent les données de la Banque centrale saoudienne (Sama).

La pandémie de Covid-19 ainsi que le programme de développement du secteur financier inclus dans la Vision 2030 de l’Arabie saoudite ont affecté les industries bancaires et de traitement des paiements et ont conduit à une vague de numérisation qui vise à augmenter les transactions sans argent liquide.

Le déclin de cette année confirme une tendance antérieure.

Les statistiques de la banque centrale montrent que le nombre d'agences bancaires a diminué de 124 (soit 6% du total) entre 2017 et 2021.

Les distributeurs automatiques de billets ont connu une baisse de 10% sur la même période.

En revanche, les transactions aux points de vente ont augmenté de 15% en termes de valeur des ventes au cours du premier trimestre de 2022 par rapport aux trois derniers mois de 2021.

La valeur des ventes par téléphone mobile a augmenté de 13,6% sur la même période, contre 3,6% pour les cartes.

Les ventes de commerce électronique réalisées avec des cartes Mada ont augmenté de 22% au cours du premier trimestre de cette année.

L'augmentation d'un trimestre sur l'autre est conforme à la tendance des quatre dernières années, pendant lesquelles la valeur totale des transactions aux points de vente et du commerce électronique a respectivement augmenté de 120% et 380%.

Fintech saoudienne

La Sama a cherché à diversifier le secteur financier en lançant «Fintech Saudi» au mois d’avril 2018, qui a pour objectif de faire de l'Arabie saoudite un centre fintech dans les années à venir.

Avec le recul de la pandémie, une nouvelle génération d'entreprises fintech annonce le vent du changement dans la façon dont les entreprises sont gérées en Arabie saoudite.

Qu'il s'agisse de faciliter les paiements sans numéraire, d'offrir des analyses de données financières ou de fournir des prêts, ces sociétés proposent des options personnalisées et plus simples par rapport aux services bancaires traditionnels.

Selon un rapport de Fintech Saudi, la valeur des transactions fintech entre 2017 et 2019 a augmenté de plus de 18% en glissement annuel pour atteindre plus de 20 milliards de dollars (1 dollar = 0,94 euro) en 2019.

Avec un nombre croissant d'entrepreneurs de première génération qui concurrencent les grandes institutions financières, le rapport indique que la valeur des transactions dépassera 33 milliards de dollars d'ici à 2023.

En outre, il existe également une grande marge de croissance dans la mesure où la taille moyenne des transactions d'investissement est de 2,7 millions de dollars, contre une moyenne mondiale de 7,3 millions de dollars, selon le rapport.

Il convient également de noter le changement radical de l'industrie financière, qui était auparavant régie par un ensemble complexe de règles et de réglementations pour assurer la sécurité monétaire. Fintech Saudi s'est attaquée au problème en prenant le taureau par les cornes.

L'autorité financière soutient désormais ces start-up en les guidant à travers les réglementations et en leur fournissant un moyen plus simple pour obtenir une licence d'exploitation de la Sama.

Le résultat est que le Royaume a été témoin d'un bond massif des investissements en capital-risque dans le secteur de la fintech, avec seize transactions au cours des huit premiers mois de 2021, pour un total de 157,2 millions de dollars. En 2021, le nombre de lancements de nouvelles fintech a augmenté de 37% par rapport à l'année précédente.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

Short Url

Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.