L'OPEP+ s’accorde sur une légère hausse de la production

La réunion de l'OPEP+ a lieu un jour après la proposition de l'UE d’appliquer un embargo pétrolier par étapes à l’encontre de la Russie (Shutterstock)
La réunion de l'OPEP+ a lieu un jour après la proposition de l'UE d’appliquer un embargo pétrolier par étapes à l’encontre de la Russie (Shutterstock)
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Publié le Vendredi 06 mai 2022

L'OPEP+ s’accorde sur une légère hausse de la production

La réunion de l'OPEP+ a lieu un jour après la proposition de l'UE d’appliquer un embargo pétrolier par étapes à l’encontre de la Russie (Shutterstock)
  • L’OPEP+ a décidé d’augmenter légèrement sa production de pétrole pour le mois de juin
  • La réunion de l’organisation pétrolière a eu lieu un jour après la proposition de l'UE d’appliquer un embargo pétrolier graduel à l’égard de la Russie

Jeudi, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) a décidé de s'en tenir aux plans d'augmentation graduelle de la production de pétrole s'élevant à 432 000 barils par jour (bpj) en juin. 

Selon Reuters, la décision a été prise par tous les ministres avant le début officiel de la réunion de l'OPEP+, malgré la volatilité des marchés causée par l'invasion russe de l'Ukraine et les nouveaux confinements liés à la Covid-19 en Chine. 

La décision a ensuite été confirmée par un communiqué officiel. 

La réunion de l'OPEP+ a eu lieu un jour après la proposition de l'UE d’appliquer un embargo pétrolier par étapes à l’encontre de la Russie, dans ses mesures les plus dures, afin de sanctionner Moscou pour la guerre en Ukraine. 

S'exprimant avant la réunion, le secrétaire général de l'OPEP, Mohammed Barkindo, a déclaré qu'il n'était pas possible pour d'autres producteurs de remplacer l'approvisionnement russe. 

«Ce qui est clair, c'est que les exportations russes de pétrole et d'autres dérivés liquides de plus de 7 millions de bpj ne peuvent pas être compensées par une autre source. La capacité de réserve n'existe tout simplement pas», a affirmé Barkindo mercredi. 

L'OPEP s'attend désormais à ce que la demande mondiale de pétrole en 2022 augmente de 3,67 millions de bpj en 2022, en baisse de 480 000 bpj par rapport à ses précédentes prévisions. Barkindo a précisé que les confinements chinois freinaient la demande. 

«Des prix plus élevés ne seraient pas surprenants», a indiqué Bjornar Tonhaugen, responsable de la recherche sur les marchés pétroliers chez Rystad Energy, selon AP. 

«Le marché pétrolier n'ayant pas encore été impliqué dans un potentiel embargo pétrolier de la part l'UE, il faut donc s'attendre à une hausse des prix du brut au cours des mois d'été si un vote advenait en faveur de l’embargo», a-t-il ajouté. 

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Le secrétaire général de l'OPEP, Mohammed Barkindo (Fichier/AFP) 

Réaction des marchés pétroliers  

Les prix du pétrole ont augmenté jeudi en raison de problèmes d'approvisionnement, alors que l'UE établissait des plans pour de nouvelles sanctions contre la Russie, dont un embargo sur le brut dans six mois, contrebalançant les inquiétudes au sujet d’un recul de la demande chinoise. 

Les contrats à terme sur le brut Brent avaient connu une hausse de 85 cents, ou 0,8%, à 110,99 dollars le baril (un dollar = 0, 95 euros), à 06h38 GMT, tandis que les contrats à terme sur le brut US West Texas Intermediate (WTI) ont augmenté de 65 cents, ou 0,6%, à 108,46 dollars le baril. 

Les deux indices de référence avaient augmenté de plus d’un dollar le baril, dans un contexte d’hésitations, après avoir gagné plus de 5 dollars le baril mercredi. 

Les États-Unis veulent davantage 

Les États-Unis ont demandé à plusieurs reprises à l'OPEP d'augmenter la production, mais l'organisation a résisté aux appels américains, dans un contexte de tensions avec Washington. 

En mars, l’organisme de surveillance de l'énergie de l'Occident, l'Agence internationale de l'Énergie, a accepté de libérer d’importants stocks afin d’aider à baisser les prix et compenser les perturbations de l'approvisionnement en provenance de Russie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.