Attentat à Conflans: les islamistes radicaux en ligne de mire

Abdelhakim Sefrioui, le fondateur du collectif Cheikh Yassine (Photo, Miguel MEDINA/AFP).
Abdelhakim Sefrioui, le fondateur du collectif Cheikh Yassine (Photo, Miguel MEDINA/AFP).
Short Url
Publié le Dimanche 18 octobre 2020

Attentat à Conflans: les islamistes radicaux en ligne de mire

  • Ces mouvements islamistes « minoritaires, cherchent à convaincre les musulmans que la France serait un pays islamophobe. Ils cherchent à les instrumentaliser »
  • Une source proche du gouvernement souligne le rôle « des messages de haine sur les réseaux sociaux qui abreuvent des jeunes »

PARIS: L'éventuelle implication de mouvements islamistes radicaux notamment actifs sur les réseaux sociaux dans la décapitation vendredi d'un professeur d'histoire en région parisienne par un jeune Russe tchétchène de 18 ans suscite l'inquiétude des services de renseignement et du gouvernement français.

La présence du militant islamiste radical Abdelhakim Sefrioui parmi les onze personnes gardées à vue dans le cadre de l'enquête ouverte sur l'assassinat de Samuel Paty est venue samedi renforcer ces soupçons.

Ces mouvements islamistes « minoritaires, cherchent à convaincre les musulmans que la France serait un pays islamophobe. Ils cherchent à les instrumentaliser, à créer un conglomérat », affirme Laurent Nuñez, le coordonnateur national du renseignement et de la lutte antiterroriste. « Et au moindre incident, ils se mettent à l'œuvre ».

Connu des services, Sefrioui est le fondateur du collectif Cheikh Yassine (du nom du fondateur du Hamas, tué par l'armée israélienne en 2004). Début octobre, il avait accompagné au collège où exerçait Paty le père d'une élève pour demander le renvoi de l'enseignant qui avait montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves.

Se présentant comme « membre du Conseil des imams de France », il avait aussi diffusé il y a quelques jours sur Youtube une vidéo dans laquelle il dénonçait le professeur, en le qualifiant de « voyou ».

C'est également lui qui avait interrogé, dans une autre vidéo diffusée sur la même plateforme, la fille du parent d'élève et appelé à la mobilisation. 

Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard n'a fait samedi devant la presse aucune connexion entre cet homme et le tueur. 

« Lien indirect »

S'il n'y a « pas un lien direct » établi, Laurent Nunez considère toutefois qu'il existe sans aucun doute « un lien indirect ». « On voit bien qu'un palier a été franchi », juge-t-il en pointant du doigt la « qualité de la victime - un enseignant- et la barbarie » de son assassinat.

Une source proche du gouvernement souligne le rôle « des messages de haine sur les réseaux sociaux qui abreuvent des jeunes ».

Une atmosphère haineuse sur les réseaux accompagnée d'une résurgence des mouvements islamistes radicaux, selon Laurent Nuñez qui pointe le contexte : « le procès Charlie, la republication des caricatures et le discours du président Macron sur une prochaine loi destinée à renforcer la laïcité et à lutter contre le séparatisme islamiste ».

Le procès est celui des complices des assaillants des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, qui avaient tué 12 personnes, là encore en représailles après la publication de ces mêmes caricatures.

Après l'attaque au hachoir perpétrée fin septembre devant les anciens locaux de Charlie Hebdo par un jeune Pakistanais, une source sécuritaire avait expliqué que c'était « la republication des caricatures plutôt que le procès qui avait joué dans l'aggravation des menaces ».

« La volonté de frapper l'Occident est intacte » mais « entre ceux qui sont décédés et ceux qui sont incarcérés », la capacité d'action des groupes terroristes est « très réduite », avait-elle ajouté en insistant sur la menace endogène venue d'individus agissant seuls.

« Haine de la France »

« Depuis un mois particulièrement, il y a convergence et mobilisation de trois courants d'islamistes : ‘Les musulmans’ dirigé par Marwan Muhammad, ancien porte-parole du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), le CCIF, et ‘Baraka City’ », a confirmé une source proche du gouvernement.

Le président de cette association caritative musulmane, Driss Yemmou, a été placé plutôt cette semaine sous contrôle judiciaire avant d'être jugé pour harcèlement sur les réseaux sociaux contre une journaliste.

« Depuis deux semaines », a commenté la source proche du gouvernement, le « taux de pénétration » des trois courants sur les réseaux sociaux est « particulièrement important ».

Ces mouvements « ont pris aujourd'hui le lead de l'islamosphère, avec une démarche politique, religieuse, radicale, de haine contre la France », ajoute cette même source.

« Pour eux, la France est un Etat raciste, islamophobe, le pays impie et mécréant absolu », insiste-t-elle, « ils veulent le chaos et la guerre civile pour élaborer un nouvel ordre autour de la charia. Ils s'inscrivent dans une démarche violente ».

Selon cette même source, le discours récent d'Emmanuel Macron sur le séparatisme islamiste a accentué leur colère.

« Le passage à l'acte de ce jeune (le tueur de Conflans, ndlr) s'inscrit dans ce sillon-là », estime-t-elle. 


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
Short Url
  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Short Url
  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
Short Url
  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.