Attentat à Conflans: La Fondation de l'Islam de France exprime son émotion

Ghaleb Bencheikh, Islamologue et Président de la Fondation de L’Islam de France, s’exprimant lors du 44e congrès national de la Licra, en 2004 (Photo, Stéphane DE SAKUTIN/AFP).
Ghaleb Bencheikh, Islamologue et Président de la Fondation de L’Islam de France, s’exprimant lors du 44e congrès national de la Licra, en 2004 (Photo, Stéphane DE SAKUTIN/AFP).
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Publié le Samedi 17 octobre 2020

Attentat à Conflans: La Fondation de l'Islam de France exprime son émotion

  • « Le cauchemar continue, mais notre détermination est absolue pour endiguer la déferlante islamiste et éradiquer le terrorisme abject »
  • « s’en prendre à un enseignant, c’est méconnaitre totalement les marques de respect et prééminence dues au maitre et au professeur dans la tradition islamique »

Suite à l’attentat terroriste commis, hier, contre un enseignant, à Conflans Saint Honorine, dans la région parisienne, Arabnews en français a interrogé Ghaleb Bencheikh, islamologue et Président de la Fondation de L’Islam de France (FIF).

« Le cauchemar continue, mais notre détermination est absolue pour endiguer la déferlante islamiste et éradiquer le terrorisme abject. L’effroi et la sidération n’entameront jamais notre invincible résistance contre la barbarie et l’obscurantisme.

Il est temps maintenant pour que tous les imams de France et de par le monde, enseignent, du haut de leurs chaires, les préceptes de l’amour, de la bonté, de la miséricorde qui ont été bafoués et pervertis par les criminels djihadistes » Et il ajoute, s’en prendre à un enseignant, c’est méconnaitre totalement les marques de respect et prééminence dues au maitre et au professeur dans la tradition islamique ».

Nous continuerons notre lutte acharnée pour faire triompher l’humanisme, l’entente et la solidarité entre les groupes humains, et nous sommes attachés viscéralement aux libertés fondamentales dont la liberté de conscience et d’expression ».

Réactions des responsables en France

Sur Twitter, les réactions des responsables politiques français de tous bords se sont multipliées. Le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a dénoncé ce « crime ignoble à Conflans » et son coupable qui a « salit sa religion ».

Ségolène Royal, ex-candidate PS à l’élection présidentielle de 2007, a qualifié le meurtre d’« effroyable agression d’un enseignant, hussard de la République ». « Les fanatiques qui veulent nous faire douter n’y parviendront pas » a-t-elle ajouté.

De son côté, Raphaël Glucksmann, co-fondateur du parti de centre-gauche Place Publique, a appelé à ce que les français se dressent « ensemble contre ce fanatisme islamiste qui façonna le bourreau » et à défendre « la liberté de conscience, l’esprit critique » et « la culture ».

Même son de cloche pour l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot qui a quant à lui attaqué « la barbarie terroriste islamiste » ayant frappé « un enseignant défendant la liberté d’expression », tout en souhaitant « l’unité du pays ».

A droite, Xavier Bertrand s’est également exprimé. « Ces terroristes veulent nous faire taire, nous mettre à genoux. Qu’ils sachent que nous ne plierons pas : ils ne nous interdiront jamais de lire, écrire, dessiner, penser, enseigner ».

Pour Marine Le Pen, dirigeante du Rassemblement National, « l’islamisme nous mène une guerre : c’est par la force que nous devons la chasser du pays ».

Les chefs de la diplomatie de nombreux pays ont posté des messages de soutien à la France après l’attentat. Heiko Maas, ministre des Affaires étrangères allemand a déclaré « se tenir aux côtés de (ses) amis ». « Nous ne serons pas intimidés par la terreur, la violence et l’extrémisme », a-t-il conclu.


«Des chiffres et des lettres»: deux figures historiques quittent l'émission

Bertrand Renard, animateur du programme de France Télévisions "Des chiffres et des Lettres" pose sur le plateau de l'émission, le 16 février 2012 au siège de France Télévision à Paris. (AFP).
Bertrand Renard, animateur du programme de France Télévisions "Des chiffres et des Lettres" pose sur le plateau de l'émission, le 16 février 2012 au siège de France Télévision à Paris. (AFP).
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  • Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat participaient à l'animation du jeu depuis respectivement 1975 et 1986
  • Ils ont «acté leur départ au cours de l'été après un désaccord contractuel autour du passage de cinq à deux émissions par semaine»

PARIS : Deux figures historiques de l'émission "Des chiffres et des lettres", Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat, vont quitter ce jeu à la longévité exceptionnelle qui ne sera désormais plus diffusé que le week-end, a indiqué France Télévisions à l'AFP, confirmant une information du journal Le Parisien/Aujourd'hui en France.

"Nous ne nous sommes pas mis d'accord et nous le regrettons (...) Nous remercions Arielle et Bertrand pour la très belle page du jeu qu'ils ont écrite pendant tant d'années", a déclaré au journal Alexandra Redde-Amiel, directrice de l'unité des jeux, variétés et divertissements de France Télévisions.

Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat participaient à l'animation du jeu depuis respectivement 1975 et 1986.

Ils ont "acté leur départ au cours de l'été après un désaccord contractuel autour du passage de cinq à deux émissions par semaine", écrit Le Parisien/Aujourd'hui en France.

En revanche, l'animateur principal du jeu diffusé sur France 3, Laurent Romejko, continuera à occuper ce rôle qu'il tient depuis 1992.

"Des chiffres et des lettres", qui consiste à former le plus long mot possible ou à trouver un nombre à partir de lettres et de chiffres tirés au hasard, existe sous sa forme actuelle depuis 1972. Il avait été lancé en 1965 avec seulement la partie lettres, sous le nom "Le mot le plus long".

Bertrand Renard, lui-même ancien candidat, arbitrait la section des chiffres et Arielle Boulin-Prat celle des lettres.

Selon le journal, ils apparaîtront pour la dernière fois à l'antenne le week-end du 10-11 septembre, "lors de la diffusion des derniers numéros enregistrés". On ne connaît pas encore le nom de leurs remplaçants.

Auparavant quotidienne, "Des chiffres et des lettres" ne sera désormais plus diffusée que le week-end en fin d'après-midi, avec une nouvelle formule.

"Nous voulons proposer 'Des chiffres et des lettres' à un public familial réunissant toutes les générations", a assuré Alexandra Redde-Amiel.


Tirs policiers: un mort et un homme entre la vie et la mort près de Lyon

Un homme est mort et un autre se trouve entre la vie et la mort, touchés par des tirs policiers dans la nuit de jeudi à vendredi près de Lyon. (AFP)
Un homme est mort et un autre se trouve entre la vie et la mort, touchés par des tirs policiers dans la nuit de jeudi à vendredi près de Lyon. (AFP)
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  • Vers 0h05 dans la nuit de jeudi à vendredi à Vénissieux, «quatre fonctionnaires de police de patrouille de nuit repéraient un véhicule stationné sur le parking Carrefour de Vénissieux et signalé volé»
  • Alors que les fonctionnaires s'apprêtaient à le contrôler, le conducteur du véhicule enclenchait la marche arrière puis la marche avant, percutant un policier qui se trouvait projeté sur le capot du véhicule

VENISSIEUX: Un homme est mort et un autre se trouve entre la vie et la mort, touchés par des tirs policiers dans la nuit de jeudi à vendredi près de Lyon, a indiqué le parquet qui a ouvert une enquête pour refus d'obtempérer aggravé.

Les deux policiers ayant fait usage de leurs armes ont été placés en garde à vue et sont actuellement entendus par la police des polices, a indiqué le parquet de Lyon.

Vers 0h05 dans la nuit de jeudi à vendredi à Vénissieux, tout proche de Lyon, "quatre fonctionnaires de police de patrouille de nuit repéraient un véhicule stationné sur le parking Carrefour de Vénissieux et signalé volé", a précisé le parquet.

Alors que les fonctionnaires s'apprêtaient à le contrôler, le conducteur du véhicule enclenchait la marche arrière puis la marche avant, percutant un policier qui se trouvait projeté sur le capot du véhicule, qui poursuivait sa progression.

Deux fonctionnaires de police, dont celui positionné sur le capot, faisaient usage de leur arme à plusieurs reprises. Le véhicule finissait sa course une centaine de mètres plus loin, a ajouté le parquet dans un communiqué.

Les policiers découvraient dans l'habitacle du véhicule deux hommes très grièvement blessés et leur prodiguaient les premiers secours.

Les pompiers rapidement sur place constataient le décès du passager tandis que le conducteur était transporté à l'hôpital en urgence absolue, selon le parquet. Il se trouve en état de mort cérébrale, selon une source policière

Le fonctionnaire de police percuté, légèrement blessé aux jambes, était également orienté vers l’hôpital pour examen, selon le parquet qui indique que deux enquêtes ont été ouvertes.

La première, confiée à la Sûreté départementale, concerne le recel de vol, le refus d'obtempérer aggravé et les violences avec arme sur agents de la force publique. La seconde, pour violences avec arme par personnes dépositaires de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner, a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Selon une source policière, les deux hommes victimes des coups de feu sont connus défavorablement des services de police.


Avant la rentrée, le manque de chauffeurs de bus scolaires inquiète les parents

Des élèves débutent une épreuve dans le cadre des épreuves du baccalauréat au Lycée technique Diderot (lycée technique) à Paris, le 11 mai 2022. (AFP)
Des élèves débutent une épreuve dans le cadre des épreuves du baccalauréat au Lycée technique Diderot (lycée technique) à Paris, le 11 mai 2022. (AFP)
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  • Chaque année, environ 1,2 million d'élèves rejoignent leur école, collège ou lycée grâce à un bus scolaire, selon l'Association des régions de France (ARF)
  • Avec un manque de chauffeurs de bus estimé à 10% avant la rentrée, la situation dans la région Grand Est est pourtant parmi les plus critiques de France

PARIS: A la rentrée, des élèves resteront-ils au bord de la route ? A cause d'une pénurie de chauffeurs de bus scolaires, certains parents ne savent pas si la desserte des écoles sera bien assurée, même si les collectivités se veulent rassurantes.

Chaque année, environ 1,2 million d'élèves rejoignent leur école, collège ou lycée grâce à un bus scolaire, selon des chiffres communiqués à l'AFP par l'Association des régions de France (ARF).

Mais cette année, un mois avant la rentrée, les organisations patronales des transports scolaires allument leurs feux de détresse: il manque 8 000 chauffeurs à l'appel, selon la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV).

Si le manque de chauffeurs "a toujours existé ces dernières années", rappellent les régions de France, chargées du transport scolaire, la pénurie n'a jamais été aussi importante: "L'an dernier, les syndicats avaient annoncé une pénurie de 5 000 conducteurs", indique l'ARF.

La pénurie, "on ne la découvre pas maintenant", dit à l'AFP Patrick Salaün, président de l'Unaape (Union nationale des associations autonomes de parents d'élèves). Mais il souligne que "c'est la première année où les parents sont prévenus dès le mois de juin".

La Peep, autre association de parents d'élèves, craint de son côté que le tracé des lignes de bus scolaires ne soit pas encore défini. "Les parents sont partis en vacances avec leurs inquiétudes et aucune réponse" des collectivités, dénonce son vice-président Laurent Zameczkowski.

"Il est hors de question que les parents doivent subir les conséquences" du manque de chauffeurs, juge-t-il, "c'est un service public qui se doit d'être assuré".

Mais réduira-t-on le nombre de dessertes à la rentrée ? "On n'en est pas à ce niveau-là", rassure Véronique Guillotin, sénatrice (Parti radical) de Meurthe-et-Moselle, qui avait interpellé fin juillet le gouvernement à ce sujet.

Avec un manque de chauffeurs de bus estimé à 10% avant la rentrée, la situation dans la région Grand Est est pourtant parmi les plus critiques de France.