Un dimanche d’élections libanaises à Paris

La diaspora libanaise vote ce dimanche 8 mai, à Paris (Photo, fournie).
La diaspora libanaise vote ce dimanche 8 mai, à Paris (Photo, fournie).
La diaspora libanaise vote ce dimanche 8 mai, à Paris (Photo, fournie).
La diaspora libanaise vote ce dimanche 8 mai, à Paris (Photo, fournie).
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Publié le Lundi 09 mai 2022

Un dimanche d’élections libanaises à Paris

La diaspora libanaise vote ce dimanche 8 mai, à Paris (Photo, fournie).
La diaspora libanaise vote ce dimanche 8 mai, à Paris (Photo, fournie).
  • Le Liban aujourd’hui est meurtri, en état de dégradation quotidienne, sous l’impact des crises qu’il traverse sur le plan économique, financier, social, sanitaire…
  • Les jeunes étaient présents en grand nombre au centre de vote de la mairie du XVe, l’un des quarante centres répartis dans différentes régions de France en cette journée électorale pour accueillir 28136 votants inscrits

PARIS : Dans une ambiance bon enfant et une mobilisation évidente, de nombreux expatriés libanais se sont dirigés ce Dimanche à la mairie du XVe arrondissement de Paris, dont une annexe a été transformée en centre de vote pour les législatives libanaises.

Ils sont venus seul, ou en petits groupes, certains étaient accompagnés de leurs jeunes enfants, d’autres de leurs animaux de compagnie.

Ils se devaient d’être là, quelles que soient leurs tendances, qu’ils soient conservateurs et soutiens d’un des courants politiques traditionnels, ou aspirant au changement.

Ces élections ont enclenché une sorte de mouvement, une dynamique à laquelle il est important de participer, car même s’ils vivent en dehors de leur pays, ils veulent contribuer à le remettre en ordre de marche.

Le Liban aujourd’hui est meurtri, en état de dégradation quotidienne, sous l’impact des crises qu’il traverse sur le plan économique, financier, social, sanitaire…

Alors oui, il faut agir pour freiner sa chute, il faut voter pour ces législatives qui sont les premières depuis le soulèvement populaire de 2019, et l’explosion tragique du port de Beyrouth en Août 2020, dans l’espoir d’un lendemain meilleur.

Cet enthousiasme pour l’action est surtout notoire chez les jeunes expatriés libanais qui refusent de baisser les bras et d’accepter, dans l’indifférence, l’anéantissement du Liban.

Ces jeunes étaient présents en grand nombre au centre de vote de la mairie du XVe, l’un des quarante centres répartis dans différentes régions de France en cette journée électorale pour accueillir 28136 votants inscrits.

Sur la place de la mairie, les conversations allaient bon train entre différents petits groupes d’amis ou de connaissances.

Certains se félicitaient de la météo clémente qui encourage les votants à se déplacer, d’autres faisaient des pronostics sur l’issue du scrutin et son impact sur la répartition des forces au sein du parlement libanais composé de 128 sièges.

Nombreux exprimaient des critiques concernant le mode de scrutin conçu pour favoriser les candidats de la classe politique traditionnelle, se promettant de les mettre en échec.

Nombreux aussi se plaignaient de l’organisation au sein du bureau de vote, où il faut traverser trois étapes et s’armer de patience dans la longue queue des votants avant de mettre enfin sa voix dans l’urne.

Une opération effectivement fastidieuse qui dure une bonne quarantaine de minutes et qui commence à l’entrée du centre où il faut trouver le numéro du bureau de vote imparti à chacun, puis patienter pour accéder au centre et ensuite patienter de nouveau pour accéder au bureau de vote à proprement dit. 

Cette lenteur, explique une des responsables chargées de veiller au bon déroulement du scrutin, est due à l’affluence qu’elle qualifie de surprenante, mais dont elle ne peut que se réjouir selon ses propres termes.

En effet le nombre des inscrits a plus que doublé depuis les législatives de 2018, pour lesquels les expatriés pouvaient voter pour la première fois. Ils étaient alors au nombre de 9800.

Une fois leur devoir de citoyen accompli plusieurs des votants ont choisi de prolonger le moment en s’attardant sur la place de la mairie ou en s’attablant dans les cafés voisins.

Parmi ceux-là un couple a voulu immortaliser le souvenir de sa participation au scrutin en prenant en photo leurs index enduits d’encre indélébile prouvant leur passage aux urnes.

La vue des index badigeonnés d’encre n’a pas laissé indifférente la serveuse du café qui les a apostrophé en disant : « vous en êtes encore à ça » pour se voir répondre « oui madame nous sommes un peuple amateur de tatouage »


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.