Jérusalem: Israël démolit un immeuble palestinien, 35 personnes à la rue

Les forces de sécurité israéliennes montent la garde lors de la démolition d'une maison palestinienne, dans la ville occupée d'Hébron en Cisjordanie, le 28 décembre 2021. (Photo, AFP)
Les forces de sécurité israéliennes montent la garde lors de la démolition d'une maison palestinienne, dans la ville occupée d'Hébron en Cisjordanie, le 28 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 10 mai 2022

Jérusalem: Israël démolit un immeuble palestinien, 35 personnes à la rue

Les forces de sécurité israéliennes montent la garde lors de la démolition d'une maison palestinienne, dans la ville occupée d'Hébron en Cisjordanie, le 28 décembre 2021. (Photo, AFP)
  • «Des employés de la mairie sont arrivés à 9H00 ce matin. Ils ont forcé la porte et nous ont expulsés sans nous laisser prendre nos affaires personnelles», a déclaré Farès Rajabi
  • Plus tard dans la journée, un photographe a constaté la destruction de l'immeuble de trois étages de la famille Rajabi

JÉRUSALEM: Les autorités israéliennes ont détruit mardi la résidence d'une famille palestinienne à Jérusalem-Est, laissant 35 personnes sans domicile, dans le dernier épisode en date des expulsions dans ce secteur palestinien de la Ville sainte sous occupation israélienne. 

« Des employés de la mairie sont arrivés à 9H00 ce matin. Ils ont forcé la porte et nous ont expulsés sans nous laisser prendre nos affaires personnelles », a déclaré Farès Rajabi, 35 ans. 

M. Rajabi est un des résidents de cet édifice de cinq logements dans le quartier sensible de Silwan, situé en contrebas de la Vieille ville et où de nombreux colons israéliens se sont implantés ces dernières années. 

Plus tard dans la journée, un photographe a constaté la destruction de l'immeuble de trois étages de la famille Rajabi. 

Le Croissant-Rouge palestinien a fait état de cinq blessés dans des affrontements entre la police israélienne et des habitants du quartier opposés à cette démolition. 

Dans la partie orientale de Jérusalem, occupée et annexée par Israël, des centaines de familles palestiniennes présentes depuis des décennies sont confrontées à des ordres d'expulsion, notamment dans les quartiers de Cheikh Jarrah et Silwan.  

En mai 2021, des manifestations de soutien à des familles menacées d'expulsion à Cheikh Jarrah avaient dégénéré en heurts avec des colons et la police israéliens, prémices d'une flambée de violences meurtrières en Israël et dans les Territoires palestiniens. 

Dans le quartier de Silwan, la ville de Jérusalem estime qu'une centaine d'appartements ont été construits illégalement, sans permis, sur des terres publiques, alors que des familles palestiniennes accusent la municipalité de ne pas leur accorder de permis de construction afin de faire place à des familles israéliennes. 

La famille Rajabi a payé plus de 100 000 dollars ces dernières années en contraventions et frais pour tenter de régulariser sa situation mais sans succès, a déclaré Farès Rajabi, dénonçant une expulsion « politique ». 

Selon l'ONU, près de 40 structures ont été détruites depuis le début de l'année à Jérusalem-Est, forçant ainsi le déplacement d'une centaine de personnes avant les membres de la famille Rajabi. Dans certains cas, les familles préfèrent démolir elles-mêmes leurs résidences pour ne pas avoir à payer à la ville des frais de démolition.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.