Riyad accueille le forum sur les valeurs communes inter-religieuses

Le Forum des valeurs communes entre les adeptes des religions, organisé par la Ligue islamique mondiale, a commencé mercredi à Riyad (Photo fournie).
Le Forum des valeurs communes entre les adeptes des religions, organisé par la Ligue islamique mondiale, a commencé mercredi à Riyad (Photo fournie).
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Publié le Jeudi 12 mai 2022

Riyad accueille le forum sur les valeurs communes inter-religieuses

  • La fondation du forum est basée sur les enseignements islamiques qui appellent au dialogue et au travail commun
  • Les participants au forum comprennent «des chefs religieux qui sont complètement indépendants de toute orientation hors du cadre religieux»

RIYAD: Le Forum des valeurs communes parmi les adeptes des religions, organisé par la Ligue islamique mondiale, a commencé mercredi à Riyad. Sont présents de nombreux chefs religieux, des intellectuels et facteur notable, des invités représentant d'autres religions.
Abdelwahab al-Shehri, sous-secrétaire général de la ligue aux communications d'entreprise, a affirmé que le forum était conforme aux objectifs de la Ligue islamique mondiale de consolider son rôle mondial en tant qu'organisation non gouvernementale internationale indépendante qui œuvre à la sensibilisation aux valeurs de l'islam. Celles-ci comprennent la coopération visant à renforcer les valeurs communes et la construction d’un monde meilleur et plus pacifique ainsi que des sociétés harmonieuses. Tout cela commence avec l'Arabie saoudite, terre de communication islamique et humaine, a-t-il ajouté.
La fondation du forum est basée sur les enseignements islamiques qui appellent au dialogue et au travail commun, a-t-il dit, sur la base des valeurs communes qui aident à assurer la coexistence pacifique dans un monde diversifié. C'est dans un tel contexte, a ajouté Al-Shehri, que le système international moderne a été établi sous les auspices de l'ONU, comprenant des organisations, des groupes et des programmes internationaux autour desquels tous les peuples peuvent converger. Il s'agit notamment de l'Alliance des civilisations des Nations unies, dans laquelle les pays islamiques, à travers leurs chercheurs et leurs penseurs, jouent un rôle actif, a-t-il déclaré.
«Parmi les principaux thèmes de ce forum, il y a la clarification des faits de l'islam qui est venu comme une miséricorde pour le monde, notre noble Prophète transmettant ses valeurs à tous les peuples», a déclaré Al-Shehri.
Par ailleurs, «l'extrémisme et le contre-extrémisme (à travers le monde) ont tenté de déformer ces valeurs islamiques, mais avec leur ouverture positive, ils ont atteint le monde et éliminé les tentatives de dénaturation et les ont étouffées à leurs débuts».
Il a ajouté: «Aujourd'hui, nous assistons à la reprise, d'un lieu à l'autre, de ces tentatives qui ont malheureusement abouti à des concepts, des théories et des slogans d'islamophobie.»
Al-Shehri a également mis en valeur la base solide sur laquelle le forum a été fondé.
«Le forum est également basé sur les orientations de la Constitution de Médine, que notre Prophète a établie à Médine avec la diversité religieuse, mettant en valeur les nobles significations de la sagesse de la loi islamique dans ses relations avec autrui», a-t-il déclaré.
«L'Islam était positivement ouvert aux adeptes des religions pour clarifier son message appelant au bien de l'humanité, ainsi que pour aborder tout concept, méthode ou pratique erronée qui ne sert pas la compréhension et la coexistence entre tous dans la paix.»
Les participants au forum comprennent «des chefs religieux qui sont complètement indépendants de toute orientation hors du cadre religieux», a indiqué Al-Shehri, soulignant que la Ligue islamique mondiale n'avait aucun objectif idéologique ou politique, et que des rassemblements tels que le forum devraient être libres de tous les objectifs «autres que leur noble objectif déclaré».
Faisant référence aux invités du forum, notamment de hauts représentants d'autres religions, il a précisé: «Les invités de cette réunion sont d’éminents dirigeants qui sont connus pour respecter les musulmans et se tenir à leurs côtés sur un certain nombre de questions, avec des positions dignes de notre reconnaissance.»
En encourageant les personnes de toutes confessions à communiquer entre elles, le forum construit des ponts pour aider tous les participants à atteindre des objectifs communs, a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La dépouille du guide suprême Khamenei est arrivée sur le lieu de ses funérailles à Téhéran

  • Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de participants rien qu'à Téhéran pour cet hommage national de trois jours
  • La dépouille de l'ayatollah Khamenei, enveloppé dans un drapeau aux couleurs de l'Iran, sera exposée jour et nuit jusqu'à lundi dans l'enceinte de la Grande Mosalla, un vaste complexe auquel l'AFP a obtenu un rare accès

TEHERAN: Le cercueil de l'ancien guide suprême iranien Ali Khamenei est arrivé vendredi dans le complexe religieux de Téhéran où se dérouleront des funérailles d'une ampleur inédite, quatre mois après sa mort dans une frappe israélo-américaine.

Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de participants rien qu'à Téhéran pour cet hommage national de trois jours, qui commence samedi et se veut une démonstration de force après la guerre qui a tué de nombreux hauts dirigeants et des milliers de civils.

La dépouille de l'ayatollah Khamenei, enveloppé dans un drapeau aux couleurs de l'Iran, sera exposée jour et nuit jusqu'à lundi dans l'enceinte de la Grande Mosalla, un vaste complexe auquel l'AFP a obtenu un rare accès.

Ses murs sont couverts de grands portraits de celui qui a été guide suprême pendant plus de trois décennies, de drapeaux noirs en signe de deuil et de drapeaux rouges, symbole du martyre et de la vengeance.

Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, l'une des plus puissantes forces militaires du Moyen-Orient, est venu lui rendre hommage, selon des images diffusées par les médias iraniens. Discret depuis le début de la guerre, probablement pour éviter d'être assassiné comme son prédécesseur, il s'agit de sa première apparition publique.

"Les gens vont venir de tout l'Iran. Il y aura énormément de monde", souffle Hossein Moghadassi, un ouvrier de 43 ans s'affairant sur le site, alors que certains devraient commencer à patienter dès vendredi soir en attendant l'ouverture des portes à 06H00 samedi (02H30 GMT).

Affiches et slogans 

Ali Khamenei, le guide suprême à la plus grande longévité depuis l'avènement en 1979 de la République islamique, est mort à 86 ans sous les bombardements contre sa résidence le 28 février de ses deux ennemis jurés, les Etats-Unis et Israël.

Ses obsèques nationales, initialement prévues en mars mais reportées en raison de la guerre, s'annoncent comme les plus grandes de l'histoire en Iran.

En 1989, à la mort de son prédécesseur Rouhollah Khomeini, environ 10 millions de personnes avaient assisté à ses funérailles, selon les chiffres officiels. Des mouvements de foule avaient alors fait plus de dix morts.

Aux côtés du cercueil d'Ali Khamenei, sont exposés ceux de ses proches tués eux aussi au premier jour de la guerre, dont celui d'une de ses filles, d'un gendre, d'une belle-fille et d'une petite-fille.

Un cortège transportant la dépouille de l'ex-guide suprême défilera lundi dans les rues de Téhéran, où nombre d'affiches et de slogans rendent hommage au "martyr", avant de gagner mardi la ville sainte de Qom.

Sous haute surveillance 

La présence du fils d'Ali Khamenei, Mojtaba, qui lui a succédé début mars à la fonction de guide suprême, n'a pas été confirmée. Blessé lors des frappes qui ont tué son père, le dirigeant ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués et n'est pas apparu en public.

Côté dignitaires, des dirigeants et responsables d'une trentaine de pays, principalement voisins, sont attendus, dont l'ancien président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre pakistanais Shebaz Sharif. La Chine sera représentée par un haut responsable du Parlement, He Wei.

Aucun dirigeant européen n'a été convié.

"Tous ceux qui assisteront aux funérailles se sont rangés du bon côté de l'histoire", a souligné cette semaine le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dénonçant le soutien des Occidentaux à Israël et aux Etats-Unis dans leurs deux guerres contre la République islamique, en juin 2025 et cette année.

Ironie du calendrier, le début des obsèques coïncidera avec la fête nationale des Etats-Unis, qui célèbrent ce 4 juillet leurs 250 ans d'existence.

Ces funérailles se déroulent sous tension, dans un contexte de fragile cessez-le-feu entre Téhéran et Washington mais aussi six mois après d'importantes manifestations contre la vie chère et le pouvoir.

Téhéran est depuis vendredi comme une forteresse, avec des forces de sécurité en nombre et un immense périmètre inaccessible en voiture.

L'aéroport de Téhéran est partiellement fermé vendredi et le sera totalement lundi, décrété jour férié dans tout l'Iran. Les centres commerciaux ont baissé le rideau et les entreprises sont mises au repos forcé.

Ali Khamenei sera inhumé le 9 juillet dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont il était originaire. Chef religieux, son cercueil sera présenté mercredi en Irak voisin, où la communauté chiite est aussi majoritaire.

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.