Bientôt un million de morts de la Covid aux Etats-Unis, New York veut tourner la page

Environ 40 000 New-Yorkais ont perdu la vie en raison de la Covid depuis le printemps 2020 (Photo, AFP).
Environ 40 000 New-Yorkais ont perdu la vie en raison de la Covid depuis le printemps 2020 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 12 mai 2022

Bientôt un million de morts de la Covid aux Etats-Unis, New York veut tourner la page

  • Le rebond du nombre de cas est lui dû à des sous-variants d'Omicron, plus transmissibles que les souches précédentes
  • Ses effets semblent toutefois moins graves sur une population complètement vaccinée à 66%, et à plus de 90% pour les plus de 65 ans

NEW YORK: Les Etats-Unis vont franchir le cap effarant d'un million de morts de la Covid-19, mais, à l'image de New York mise à genoux en 2020, le pays veut tourner la page malgré un léger rebond de l'épidémie depuis un mois.

Avec plus de 998 000 décès au 11 mai selon l'université Johns Hopkins et au rythme de centaines de morts par jour, la barre fatidique devrait être atteinte d'ici ce week-end ou au début de la semaine prochaine.

Après plusieurs mois de recul de la pandémie de coronavirus dans le pays officiellement le plus endeuillé du monde (devant le Brésil, l'Inde et la Russie), les Etats-Unis enregistrent depuis un mois une hausse quotidienne du nombre de cas. 

Le pays se retrouve dans un contexte de levée des obligations de port du masque, désormais simplement conseillé en intérieur dans la majorité du pays, et d'une quatrième dose de vaccin qui n'est ouverte pour l'instant qu'aux plus de 50 ans.

Le rebond du nombre de cas est lui dû à des sous-variants d'Omicron, plus transmissibles que les souches précédentes. Ses effets semblent toutefois moins graves sur une population complètement vaccinée à 66%, et à plus de 90% pour les plus de 65 ans. 

Après plus de deux ans de pandémie et plusieurs vagues de variants du coronavirus, l'Amérique entend tourner la page de la pandémie.

Effervescence new-yorkaise 

A l'instar du retour en grâce de l'aimant économique et culturel qu'est New York, incroyable mosaïque de communautés et de classes sociales qui paraît avoir retrouvé son effervescence légendaire.

New-Yorkais, touristes américains et étrangers reviennent dans les théâtres de Broadway, se photographient sous les enseignes publicitaires numériques géantes de Times Square, grimpent sur la statue de la Liberté, se baladent en carriole à Central Park, à pied et à vélo sur le pont de Brooklyn, se précipitent dans les plus beaux musées du nord de Manhattan et admirent du haut des plus récents gratte-ciel ce monstre urbain niché au bord de l'Atlantique.

Autant d'attractions qui rouvrent progressivement depuis 2021 et font la réputation mondiale d'une mégapole de 8,4 millions d'âmes.

Midi et soir, la circulation est de nouveau infernale au centre de Manhattan, son poumon financier et commerçant.

Les files d'attente s'allongent devant les dizaines de milliers de restaurants, échoppes, camions de ventes à emporter pour cols blancs et cols bleus. Les terrasses les plus branchées de Manhattan et de Brooklyn sont de nouveau bondées.

"Cela faisait longtemps qu'on attendait" ce retour de New York, souffle Alfred Cerullo, qui dirige Grand Central Partnership, un lobby pro-business de Manhattan. "Sans aucun doute, dit-il à l'AFP, on ressent l'énergie des gens dans la rue".

Cauchemar de 2020

Le contraste est saisissant avec le cauchemar du printemps 2020.

Epicentre de la pandémie, la "ville qui ne dort jamais" s'était vidée pendant des semaines, désertée comme dans un film de science-fiction. 

Les immenses artères de Manhattan et de Brooklyn n'étaient animées que par les sirènes anxiogènes des services de secours, avec des hôpitaux débordés et des morgues contraintes d'entreposer les corps de victimes dans des camions frigorifiques. 

Janice Maloof-Tomaso, une infirmière qui travaillait à l'époque près de Boston, se rappelle que beaucoup de soignants n'ont pas supporté de "voir la mort". "Certains ont été traumatisés, et beaucoup sont partis".

Environ 40 000 New-Yorkais ont perdu la vie en raison de la Covid depuis le printemps 2020 et tant l'île de Manhattan que les gigantesques quartiers de Brooklyn et du Queens plus à la mode et populaires gardent des stigmates de la pandémie.

Faute de clients pendant des mois, des milliers de petits commerces ont mis la clé sous la porte, leurs vitrines étant toujours couvertes de planches de bois ou d'affiches d'agents immobiliers.

Commerçant «inquiet»

Parmi ces petits patrons de magasins, Frank Tedesco tient une bijouterie dans le très huppé comté de Westchester, au nord du Bronx.

Il confie à l'AFP avoir sauvé sa boutique en 2020 grâce à des aides publiques et son propre patrimoine, mais il se sent "évidemment inquiet" car il ne "(sait) pas ce qu'il va se passer" et comment il pourrait supporter un autre "choc" économique provoqué par un retour de l'épidémie.

Traumatisés par le cauchemar de 2020, les New-Yorkais restent sur leurs gardes. Le masque est encore très courant dans la rue et en intérieur - et obligatoire dans les transports.

Et le télétravail est rentré dans les mœurs: d'après le baromètre hebdomadaire de l'entreprise de sécurité Kastle, le taux d'occupation des bureaux à New York plafonne toujours à 38%.

Le patron de la banque d'affaires Goldman Sachs, David Solomon, a reconnu le 2 mai sur CNBC que le taux de salariés de retour au bureau atteignait tout juste 50 à 60% des effectifs, contre 80% présents avant la Covid.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.