La marine américaine étend l’utilisation de navires sans équipage au Moyen-Orient

La marine américaine a établi des partenariats avec trente-quatre pays de la région, dont l’Égypte l’année dernière. (AFP/Marine américaine)
La marine américaine a établi des partenariats avec trente-quatre pays de la région, dont l’Égypte l’année dernière. (AFP/Marine américaine)
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Publié le Jeudi 12 mai 2022

La marine américaine étend l’utilisation de navires sans équipage au Moyen-Orient

  • «Nos efforts se concentrent sur deux domaines principaux: le renforcement des partenariats et l’accélération de l’innovation», indique le vice-amiral Brad Cooper
  • En février de cette année, les États-Unis et leurs alliés ont mené le plus grand exercice sans pilote au monde, du nom d’«IMX 22», au Moyen-Orient

WASHINGTON: La marine américaine renforce ses opérations de sécurité dans les régions du Golfe et du Moyen-Orient grâce au recours de navires sans équipage qui utilisent la technologie de l’intelligence artificielle, a déclaré mercredi dernier l’un de ses commandants.
Le vice-amiral Brad Cooper, chef du commandement central des forces navales américaines – cinquième flotte des États-Unis – au royaume de Bahreïn, a affirmé lors d’un briefing en présence d’Arab News que l’objectif principal des opérations navales américaines dans la région était de renforcer les partenariats avec les alliés régionaux et d’élargir l’utilisation de systèmes militaires innovants.
«Nos efforts se concentrent sur deux domaines principaux: le renforcement des partenariats et l’accélération de l’innovation», a-t-il souligné.
La marine américaine a établi des partenariats avec trente-quatre pays de la région, dont l’Égypte l’année dernière, a-t-il ajouté.
M. Cooper a précisé que la formation récente de la nouvelle Force opérationnelle multinationale 153, l’une des quatre Forces maritimes combinées, visait à améliorer la sécurité dans la mer Rouge, à Bab el-Mandeb et dans le golfe d’Aden. Cela contribuera également à favoriser de meilleures relations de travail entre les États-Unis et ses partenaires dans sa zone d’opérations, ce qui est essentiel à la sécurité régionale.
La marine américaine cherche à étendre l’utilisation des systèmes sans équipage et de l’intelligence artificielle au sein de sa flotte pour améliorer les capacités de sécurité, en coopération avec ses alliés dans la région, a-t-il ajouté. Pour y parvenir, M. Cooper a déclaré avoir créé la nouvelle Task Force 59 au mois de septembre dernier.
«L’intégration de nouveaux systèmes sans équipage dotés de l’intelligence artificielle permet de renforcer la sécurité en mer, bien plus que par le passé», a-t-il indiqué.
La marine américaine a déployé des systèmes sans équipage au royaume de Bahreïn et à Aqaba, en Jordanie, l’année dernière, a révélé M. Cooper. En février de cette année, les États-Unis et leurs alliés ont mené le plus grand exercice sans pilote au monde, du nom d’«IMX 22», au Moyen-Orient. Une soixantaine de pays y ont participé.
M. Cooper a appelé à une plus grande coopération entre les alliés navals régionaux dans les efforts qui visent à utiliser les nouvelles technologies favorisant la sécurité et la stabilité.
«Je crois que nous sommes à l’aube d’une révolution technologique sans équipage et cela incite les marines régionales à collaborer plus étroitement», a-t-il renchéri.
Selon lui, la coopération entre les forces navales des États-Unis et de l’Arabie saoudite est importante. Il insiste particulièrement sur le rôle et le leadership saoudiens au sein des forces opérationnelles établies par la marine américaine et ses partenaires dans la région.
«Pendant plusieurs années, les Saoudiens ont commandé plusieurs forces opérationnelles au sein des Forces maritimes combinées», a-t-il expliqué. «Cet été, par ailleurs, un chef saoudien de la Force opérationnelle combinée 150 dirigera nos opérations de sécurité maritime dans le nord de la mer d’Arabie et dans le golfe d’Oman, et nous en sommes ravis.»
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Witkoff voit des «signaux forts» en faveur d'un accord avec l'Iran

Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
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  • "Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche
  • Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur

WASHINGTON: Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff.

"Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur.

 

 


Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.  "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie. "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
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  • L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran
  • A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées"

ABBAYE-DES-VAUX-DE-CERNAY: Les ministres des Affaires étrangères du Groupe G7 ont entamé jeudi, sans l'Américain Marco Rubio, une réunion près de Paris avec la volonté affichée de pousser Washington à une désescalade au Moyen-Orient sans pour autant oublier l'Ukraine.

Le secrétaire d'Etat américain rejoindra vendredi matin ses homologues à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran, qui a des répercussions économiques mondiales en raison du quasi blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran depuis près d'un mois.

A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées".

"Nous constatons que la Russie aide l'Iran sur le plan du renseignement pour cibler des Américains, pour tuer des Américains (au Moyen-Orient), et la Russie fournit également désormais des drones à l'Iran afin que (ce pays) puisse attaquer les pays voisins ainsi que les bases militaires américaines", a-t-elle déclaré à des journalistes.

"Si l'Amérique veut que la guerre au Moyen-Orient cesse, (...) elle doit aussi exercer une pression sur la Russie afin qu'elle ne puisse pas aider (l'Iran) dans ce sens", a-t-elle souligné.

"On a des raisons de penser qu'aujourd'hui la Russie soutient les efforts militaires de l'Iran qui semblent être dirigés notamment sur des cibles américaines", a de son côté déclaré jeudi soir le ministre français Jean-Noël Barrot, lors d'une conférence de presse clôturant la première journée des discussions.

De son côté, la ministre canadienne Anita Anand a appelé le G7 à soutenir "collectivement" une désescalade au Moyen-Orient, dans un entretien à l'AFP.

"Pour le gouvernement allemand, il est très important de savoir précisément ce que nos partenaires américains comptent faire", a pour sa part souligné le ministre allemand Johann Wadephul, alors que la confusion règne sur de potentielles négociations directes entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.

L'Iran aurait répondu à la proposition annoncée par le président américain Donald Trump, et reçue via le médiateur pakistanais, a affirmé jeudi une source citée par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Jeudi, l'émissaire américain Steve Witkoff a quant à lui assuré qu'il existait des "signaux forts" montrant que Téhéran veut passer un accord avec les Etats-Unis.

Mercredi, la télévision d'Etat avait pourtant affirmé que l'Iran avait rejeté ce plan tandis que la Maison Blanche menaçait de déchaîner "l'enfer" sur le pays en cas d'échec des négociations.

La France, qui exerce la présidence du G7 cette année, prône elle aussi la voie diplomatique, redoutant d'être entraînée dans le conflit.

Bien que disposant de bases militaires dans les pétromonarchies du Golfe avec lesquels elle est liée par des accords de coopération de sécurité, elle a constamment souligné que sa posture était "purement défensive".

Difficile convergence de vues 

Mais cette position semble de plus en plus difficile à tenir alors que ces Etats sont visés par les frappes iraniennes, en représailles aux tirs provenant de bases américaines implantées au Moyen-Orient.

Au G7, la principale session de travail consacrée à la guerre au Moyen-Orient se tiendra vendredi.

Les chefs de la diplomatie des grands pays émergents (Inde et Brésil) ont été invités, de même que les ministres ukrainien, saoudien et sud-coréen.

L'Italie compte "promouvoir une désescalade" et assurer de "la disponibilité du gouvernement italien à contribuer aux efforts visant à garantir un passage sûr à travers le détroit d'Ormuz", selon une source diplomatique italienne.

Le Royaume-Uni et la France vont réunir cette semaine une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.

"La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine.

Signe de la difficulté à faire converger les vues, cette réunion s'achèvera vendredi avec la publication d'un communiqué de la présidence française, plutôt qu'un communiqué conjoint, a indiqué une source diplomatique.

La ministérielle Affaires étrangères précèdera un G7 Finances et Energie avec les Banques centrales programmée lundi en visio-conférence.

 


Iran: Trump repousse son ultimatum au 6 avril

Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
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  • "A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."
  • "Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien."

"A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."

"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.