Le nouveau président des EAU rencontre Macron et reçoit les hommages des dirigeants mondiaux

Le président français Emmanuel Macron (au centre) rencontre le président nouvellement élu des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan (à gauche), au palais Al Mushrif à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, le 15 mai 2022. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron (au centre) rencontre le président nouvellement élu des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan (à gauche), au palais Al Mushrif à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, le 15 mai 2022. (AFP)
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Publié le Lundi 16 mai 2022

Le nouveau président des EAU rencontre Macron et reçoit les hommages des dirigeants mondiaux

  • Le chef de l'État français entend «exprimer son soutien à son frère le Prince héritier d’Abou Dabi, Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nayane, ainsi qu’au reste de la famille et à tout le peuple émirien»,
  • Macron, qui a été réélu ce mois-ci, a présenté ses condoléances au cheikh Mohammed après le décès de cheikh Khalifa

ABOU DHABI : Le nouveau président des Émirats arabes unis (EAU), cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane, s’est entretenu dimanche avec son homologue français, Emmanuel Macron, alors que les dirigeants du monde entier affluent à Abu Dhabi pour rendre hommage à son prédécesseur.

Macron, qui a été réélu ce mois-ci, a présenté ses condoléances au cheikh Mohammed après le décès de cheikh Khalifa, survenu vendredi.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, la vice-présidente américaine, Kamala Harris, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, et le président israélien, Isaac Herzog, sont également attendus à Abu Dhabi dimanche et lundi.

Les présidents et monarques d’Égypte, d’Irak, de Jordanie, d’Oman et de Tunisie, ainsi que le dirigeant de facto du Soudan, font partie des nombreux dignitaires qui ont présenté leurs condoléances samedi.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a appelé le nouveau président pour le féliciter, tandis que le Premier ministre indien, Narendra Modi, a tweeté pour saluer son «leadership dynamique et visionnaire.»

Le président français Emmanuel Macron et le nouveau chef de l'Etat des Emirats arabes unis, Mohammed ben Zayed Al-Nayane, ont affirmé dimanche leur volonté de renforcer le partenariat stratégique, déjà très poussé, entre leurs deux pays, à l'occasion d'un entretien à Abou Dhabi.

Emmanuel Macron a été le premier dirigeant occidental à se rendre à Abou Dhabi pour rendre hommage au cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, président émirati décédé vendredi, et présenter ses "sincères condoléances à toute sa famille et au peuple" des Emirats, selon l'Elysée.

 

Arrivé en début de matinée, le chef de l'Etat français, dont c'était le premier déplacement de son second quinquennat entamé samedi, s'est rendu dans un palais d'Abou Dhabi où l'a accueilli Mohammed ben Zayed Al-Nayane, dit "MBZ", nouveau président et homme fort du pays.

Emmanuel Macron l'a félicité "pour son élection" la veille à la place de son demi-frère et "a exprimé sa détermination à poursuivre et à développer tout ce qu'ils ont entrepris ensemble depuis cinq ans". 

"Les Emirats arabes unis sont un partenaire stratégique de la France, et l'ampleur de notre coopération, dans des domaines aussi variés que la défense, le culture et l'éducation, en témoigne", a précisé la présidence en rendant compte de l'échange.

Les deux hommes ont ensuite rejoint le "majlis", l'assemblée qui réunit dans une immense salle du palais les très nombreux membres de la famille du défunt depuis sa mort à l'âge de 73 ans.

S'il a rencontré à de nombreuses reprises MBZ au cours de son premier mandat, Emmanuel Macron n'a jamais échangé avec cheikh Khalifa, qui était diminué depuis un AVC en 2014. 

Emmanuel Macron s'était rendu dans les Emirats en décembre 2021, où il avait visité l'exposition universelle de Dubaï et avait supervisé la signature de plusieurs contrats, dont un sur la fourniture de 80 avions de combat Rafale, une commande record pour l'avion de chasse entré en service en 2004.

Les deux présidents ont d'autre part exprimé "leurs préoccupations" concernant la guerre en Ukraine et ses conséquences, "notamment sur l'énergie et la sécurité alimentaire mondiale", selon l'entourage du président français.

Emmanuel Macron a eu aussi un entretien avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, l'un des nombreux dirigeants présents à Abou Dhabi pour présenter leurs condoléances. Etaient notamment attendus dimanche le Premier ministre britannique, l'émir du Qatar ou le roi  d'Espagne.

Emmanuel Macron devait revenir à Paris dimanche soir, alors que la nomination d'un nouveau Premier ministre, suivie de celle du gouvernement, est attendue en début de semaine. (Arab News, AFP)

 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.