Riyad souligne ses efforts en matière d'environnement lors du forum de l’ONU

Le sous-secrétaire aux affaires environnementales Osama ben Ibrahim Faqiha. (Photo, SPA)
Le sous-secrétaire aux affaires environnementales Osama ben Ibrahim Faqiha. (Photo, SPA)
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Publié le Dimanche 15 mai 2022

Riyad souligne ses efforts en matière d'environnement lors du forum de l’ONU

  • L'Arabie saoudite souhaite accueillir la COP16 dans le cadre de la campagne mondiale pour la lutte contre la perte de terres et l'érosion
  • La COP15 a été lancée avec la participation de chefs d'État, de ministres et de délégations représentant 197 pays

RIYAD: L'Arabie saoudite a exposé ses efforts pour lutter contre la dégradation des terres et restaurer les écosystèmes dégradés lors de la 15e session de la Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULD).

La délégation du Royaume au forum COP15, qui se tient à Abidjan, en Côte d'Ivoire, jusqu'au 20 mai, était dirigée par le sous-secrétaire aux affaires environnementales du ministère de l'Environnement, de l'eau et de l'agriculture, Osama ben Ibrahim Faqiha, en présence de l'ambassadeur du Royaume en Côte d'Ivoire, Abdellah ben Hamad Al-Subaie.

Une réunion au sommet s'est tenue le 9 mai, sous le patronage d'Alassane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire. La conférence a réuni différents chefs d'État, ministres et chefs de délégations participant à la COP15.

FAIT MARQUANT

Les participants discuteront des mesures à prendre pour atteindre les objectifs de développement durable liés à la dégradation des terres, en mettant l'accent sur les activités visant à lutter contre la sécheresse, les tempêtes de poussière et de sable, ainsi que d'autres mesures qui contribueront à la relance verte après la pandémie de coronavirus.

Dans une allocution prononcée lors du forum, Faqiha a déclaré que le Royaume déploie de grands efforts pour préserver et protéger l'environnement au niveau national et mondial. Il a en fait promulgué de nouvelles réglementations environnementales en 2020 et un nouveau système de gestion des déchets en 2021, basé sur les fondements d'une économie circulaire, et a également créé cinq centres nationaux spécialisés dans les domaines environnementaux et un fonds pour l'environnement.

L'Arabie saoudite a officiellement soumis une demande pour accueillir la 16e session de la Conférence des parties à la CNULD, et se réjouit d'accueillir l'Expo 2030 à Riyad, a-t-il ajouté. 

Faqiha a mis en avant l'initiative verte saoudienne, qui fixe des objectifs ambitieux en matière de développement du couvert végétal, de réduction de la désertification et d'augmentation du pourcentage de zones protégées dans le Royaume, ainsi que l'initiative verte du Moyen-Orient, qui vise à promouvoir la coopération régionale afin de réduire la désertification et la dégradation des terres en plantant 50 milliards d'arbres, dont 10 milliards dans le Royaume, ce qui équivaut à 5 % des objectifs mondiaux de boisement.

Il a indiqué que le Royaume, lors de sa présidence du G20 en 2020, s'est efforcé de solidifier l'action conjointe pour faire face aux défis environnementaux, et a lancé l'Initiative mondiale sur la réduction de la dégradation des terres et l'amélioration de la conservation des habitats terrestres, ainsi que la «Plateforme mondiale d'accélération de la recherche et du développement sur le corail», ajoutant que l'Arabie saoudite s'efforce de prendre des mesures pour mettre en œuvre ces deux initiatives en coopération avec ses partenaires.

La COP15 a été lancée avec la participation de chefs d'État, de ministres et de délégations représentant 197 pays, sous le thème «Terre, vie, héritage: De la pénurie à la prospérité».

Les participants discuteront des mesures à prendre afin d’atteindre les objectifs de développement durable liés à la dégradation des terres, en mettant l'accent sur les activités visant à lutter contre la sécheresse, les tempêtes de poussière et de sable, ainsi que d'autres mesures qui contribueront à la relance verte après la pandémie de coronavirus.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: fin de l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth

Le silo à grains du port de Beyrouth endommagé quatre jours après une explosion monstrueuse qui a fait plus de 220 morts, le 8 août 2020. (AFP)
Le silo à grains du port de Beyrouth endommagé quatre jours après une explosion monstrueuse qui a fait plus de 220 morts, le 8 août 2020. (AFP)
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  • Le juge Tarek Bitar a clôturé l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth en 2020, ouvrant la voie à d’éventuels renvois devant le tribunal de dizaines de responsables politiques, militaires et fonctionnaires interrogés
  • L’explosion, provoquée par 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées sans précaution, avait fait plus de 220 morts et est devenue un symbole de l’impunité au Liban, l’enquête ayant été bloquée par l’hostilité politique avant d’être reprise en 2025

BEYROUTH: Le juge chargé du dossier de l'explosion au port de Beyrouth en 2020 a clôturé son enquête, ouvrant la voie à de possibles renvois devant le tribunal des dizaines de personnes auditionnées au cours des investigations, a indiqué lundi une source judiciaire à l'AFP.

"Le juge d'instruction en charge de l'enquête, Tarek Bitar, a clôturé son enquête" près de six ans après l'explosion qui a ravagé une partie de la capitale libanaise le 4 août 2020 et fait plus de 220 morts, a précisé cette source judiciaire.

Le magistrat a transmis le dossier au procureur général de la Cour de cassation pour avis, avant d'éventuels renvois devant le tribunal, a ajouté cette source.

Près de 70 personnes, dont des personnalités politiques, des responsables des services de sécurité et de l'armée ainsi que des fonctionnaires, avaient été convoquées au cours de l'enquête, a détaillé la source judiciaire. Certaines d'entre elles avaient refusé de répondre aux convocations du juge et d'être interrogées.

Le dossier judiciaire de la déflagration du port est devenu un symbole de l'impunité, le juge d'instruction ayant dû interrompre son enquête en janvier 2023 face à l'hostilité d'une grande partie de la classe politique, notamment du Hezbollah qui accusait le magistrat de partialité.

Il avait été poursuivi un temps pour insubordination, mais avait pu reprendre son enquête début 2025 après l'arrivée au pouvoir d'un nouveau gouvernement et d'un nouveau président qui avaient promis de préserver l'indépendance de la justice.

Considérée comme l'une des plus grandes explosions non nucléaires de l'Histoire, l'explosion du port avait été provoquée par un incendie dans un entrepôt où était stocké sans précaution du nitrate d'ammonium, malgré des avertissements répétés aux plus hauts responsables.

La cargaison de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium, transportée à bord d'un navire, le Rhosus, était arrivée au port de Beyrouth en novembre 2013.

Les autorités portuaires avaient stocké cette marchandise dans un entrepôt délabré, selon des responsables libanais, tandis que le Rhosus, immobilisé après le lancement de poursuites contre le propriétaire, avait coulé dans le port en 2018.

Un premier juge chargé en 2020 de l'enquête avait jeté l'éponge après avoir inculpé l'ex-Premier ministre, Hassan Diab, et trois anciens ministres.


L'Iran a attaqué un pétrolier du Koweït à Dubaï, aucun blessé

L’Iran attaque des pays voisins avec des missiles et des drones depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé une guerre contre le pays. (photo d’archives AFP)
L’Iran attaque des pays voisins avec des missiles et des drones depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé une guerre contre le pays. (photo d’archives AFP)
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  • L’Iran est accusé d’avoir attaqué par drone un pétrolier koweïtien au large de Dubaï, provoquant un incendie et des dégâts matériels, sans faire de victimes parmi les membres d’équipage
  • Cette attaque s’inscrit dans une escalade régionale depuis fin février, avec des frappes iraniennes contre des infrastructures du Golfe et un fort ralentissement du trafic dans le détroit d’Ormuz, impactant les marchés énergétiques mondiaux

KOWEIT: L'Iran a conduit une attaque "directe et malveillante" contre un pétrolier sous pavillon koweïtien au niveau du port de Dubaï, aux Emirats arabes unis, sans faire de blessés, a rapporté mardi l'agence de presse koweïtienne.

Le pétrolier "était entièrement chargé au moment de l'incident. L'attaque a causé des dégâts matériels sur la coque du navire et un incendie à bord, avec un risque de marée noire dans les eaux environnantes", a écrit l'agence Kuna, citant la société pétrolière nationale Kuwait Petroleum Corporation.

Il n'y a eu aucun blessé, de même source.

Les autorités de l'émirat ont confirmé qu'un pétrolier koweïtien avait été ciblé par un drone dans les eaux de Dubaï, ce qui a provoqué un incendie. Une équipe d'intervention est finalement venue à bout de l'incendie, ont-elles fait savoir un peu plus de deux heures après leur premier message sur X.

Les membres d'équipage du navire sont en sécurité, a ajouté le bureau de presse de Dubaï.

Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février par des frappes américano-israéliennes en Iran, Téhéran frappe régulièrement des infrastructures de pays du Golfe, et bloque en partie le détroit d'Ormuz par lequel transite en temps de paix environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Le trafic y a chuté d'environ 95% depuis le début du conflit, selon la plateforme de suivi maritime Kpler. Les répercussions se font sentir sur l'ensemble des marchés énergétiques mondiaux.


Liban/Finul: réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies mardi

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. (AFP)
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  • La Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence à la demande de la France après la mort de Casques bleus de la FINUL au Liban
  • Paris condamne fermement les tirs, appelle à protéger le personnel onusien et pointe des incidents impliquant Israël dans un contexte de tensions avec le Hezbollah

Nations unies, États-Unis: Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra mardi à 10H00 (14H00 GMT) une réunion d'urgence demandée par la France après la mort de plusieurs Casques bleus au Liban, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé plus tôt dans la journée cette requête de la France à la suite des "incidents gravissimes subis par les Casques bleus de la Finul", la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban.

La France "condamne avec la plus grande fermeté les tirs" qui ont causé dimanche et lundi la mort de trois Casques bleus de la Finul, a-t-il ajouté sur X.

Cette force, qui compte près de 8.200 soldats issus de 47 pays, est prise en étau entre Israël et le groupe chiite pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre entre Israël et les Etats-Unis d'une part, et l'Iran d'autre part, à la suite d'une attaque le 2 mars.

Depuis, la Finul a essuyé des tirs à plusieurs reprises.

"La France condamne également les graves incidents subis hier (dimanche) par le contingent français de la Finul dans la zone de Naqoura", a ajouté le ministre français.

"Ces atteintes à la sécurité et ces intimidations de la part de soldats de l'armée israélienne à l'encontre de personnels onusiens sont inacceptables et injustifiables, d'autant plus que les procédures de déconfliction avaient été respectées", a-t-il estimé, soulignant que ces condamnations avaient "été signifiées avec la plus grande fermeté à l'ambassadeur d'Israël à Paris".

Jean-Noël Barrot a enfin exhorté toutes les parties à respecter la sécurité du personnel onusien.

Lors de la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël à l'automne 2024, la Finul avait déjà accusé les troupes israéliennes de tirs "répétés" et "délibérés" sur ses positions.

La Finul est déployée entre le fleuve Litani et la frontière libano-israélienne, et son quartier général est installé à Ras al-Naqoura, près de la frontière avec Israël.

Un Casque bleu indonésien a été tué dimanche par l'explosion d'un projectile d'origine inconnue près de la ville frontalière d'Adchit Al Qusayr. Lundi, deux autres soldats ont été tués dans "une explosion d'origine inconnue" près de Bani Hayyan, autre ville frontalière, et plusieurs autres ont été blessés.