Irak: l'ex-gouverneur de Mossoul accusé d'avoir détourné 54 millions d'euros arrêté

Des équipements médicaux abandonnés sont empilés à l'extérieur dans l'enceinte de l'hôpital général de Mossoul, détruit dans le nord de l'Irak. (Zaid AL-OBEIDI/AFP)
Des équipements médicaux abandonnés sont empilés à l'extérieur dans l'enceinte de l'hôpital général de Mossoul, détruit dans le nord de l'Irak. (Zaid AL-OBEIDI/AFP)
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Publié le Lundi 19 octobre 2020

Irak: l'ex-gouverneur de Mossoul accusé d'avoir détourné 54 millions d'euros arrêté

  • Nawfel Akoub, l'ancien gouverneur de Mossoul, a été arrêté pour détournement de plus de 54 millions d'euros
  • L'Irak, 16e pays le plus corrompu au monde selon Transparency International

BAGDAD: Bagdad a arrêté lundi à Mossoul l'ancien gouverneur de la grande ville du Nord, en fuite depuis un an et demi et qui devra désormais répondre du détournement de plus de 54 millions d'euros, notamment des aides aux déplacés de guerre.

Nawfel Akoub, limogé avec pertes et fracas par Bagdad après le naufrage en mars 2019 d'un bateau sur le Tigre ayant fait quelque 150 morts un jour de fête des mères, a été appréhendé à Mossoul lundi, a indiqué à l'AFP une source au sein de la Commission pour la transparence, l'organe gouvernemental anticorruption.

L'homme également visé par des sanctions américaines s'était rendu au tribunal pour «payer une caution dans une autre affaire» et, «parce qu'un mandat d'arrêt avait été émis pour d'autres faits de corruption, il a été arrêté sur place», a détaillé cette source.

M. Akoub avait d'abord passé un temps au Kurdistan irakien, à quelques dizaines de kilomètres de là, une région autonome où de nombreux responsables recherchés par la justice trouvent refuge, sans être inquiétés par les forces fédérales dans ces frontières.

L'ancien responsable est accusé par la Commission d'avoir détourné des fonds publics avec la complicité de fonctionnaires au sein du gouvernorat de Ninive,dont le budget s'élève à 679 millions d'euros.

Il lui est notamment reproché d'avoir détourné près de dix millions d'euros d'aide aux déplacés ayant fui le groupe jihadiste Etat islamique (EI), en recourant à «des factures établies par des promoteurs au Kurdistan irakien» sans qu'«aucun reçu n'ait été trouvé» pour des projets fantômes d'hôpitaux par exemple, selon la Commission. 

Les sommes débitées, officiellement allouées aux centaines de milliers de déplacés qui n'ont toutefois pas vu leurs conditions de vie s'améliorer, ont été transférées au Kurdistan, et l'Etat doit encore remettre la main dessus.

L'Irak, 16e pays le plus corrompu au monde selon Transparency International, a déjà perdu plus de 400 milliards d'euros d'argent public depuis 2003, soit plus de trois fois le budget de l'Etat et deux fois le PIB du pays, deuxième producteur de pétrole de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Et surtout, dénoncent les militants anticorruption, même après les rares coups de filet, les responsables arrêtés ne sont obligés que de rendre l'argent détourné, et non les profits générés avec ces deniers, pourtant bien plus importants et qui n'auraient jamais existé sans la corruption.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.