Tunisie: première manifestation d'un nouveau «front» politique contre le président Saied

Des manifestants tunisiens agitent des drapeaux alors qu'ils manifestent contre leur président dans la capitale Tunis, le 15 mai 2022. (Photo, AFP)
Des manifestants tunisiens agitent des drapeaux alors qu'ils manifestent contre leur président dans la capitale Tunis, le 15 mai 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 15 mai 2022

Tunisie: première manifestation d'un nouveau «front» politique contre le président Saied

Des manifestants tunisiens agitent des drapeaux alors qu'ils manifestent contre leur président dans la capitale Tunis, le 15 mai 2022. (Photo, AFP)
  • Entre 2 000 et 3 000 manifestants se sont rassemblés devant le théâtre municipal sur l'avenue Bourguiba, l'artère principale de Tunis
  • «Le peuple veut ce que tu ne veux pas», clamaient les manifestants à l'adresse du président Kais Saïed, en réclamant «le respect de la Constitution et le retour à la démocratie»

TUNIS: « Dégage, dégage »: plus de 2 000 personnes ont participé dimanche en Tunisie à la première manifestation organisée par le Front de salut national, récemment formé par cinq partis opposés au président Kais Saied, notamment celui d'Ennahdha, sa bête noire. 

Brandissant des pancartes « we shall overcome » (« nous vaincrons ») ou « we are united not divided » (« nous sommes unis, pas divisés »), entre 2 000 et 3 000 manifestants se sont rassemblés devant le théâtre municipal sur l'avenue Bourguiba, l'artère principale de Tunis, selon des journalistes. 

« Le peuple veut ce que tu ne veux pas », clamaient les manifestants à l'adresse du président Kais Saïed, en réclamant « le respect de la Constitution et le retour à la démocratie ».  

Après des mois de blocage politique, M. Saied s'est arrogé le 25 juillet les pleins pouvoirs en suspendant les activités du Parlement. Depuis, même s'il a formé un gouvernement, il dirige le pays par décrets. 

Dans une nouvelle étape franchie fin mars, il a dissous le Parlement et changé la composition du Conseil supérieur de la magistrature et de l'autorité électorale Isie. 

Sous la pression de ses opposants qui dénoncent « un coup d'Etat » et de la communauté internationale, inquiète d'une dérive autoritaire dans le berceau du Printemps arabe, M. Saied a annoncé une feuille de route prévoyant un référendum sur la Constitution le 25 juillet et des élections législatives le 17 décembre. 

Dimanche, la foule était moins dense qu'espéré alors que le Front du salut national, constitué le 26 avril autour du vétéran de gauche Ahmed Nejib Chebbi, pensait attirer de nouveaux soutiens au camp anti-Saied. Celui-ci est mené depuis des mois par le parti d'inspiration islamiste Ennahdha et le mouvement Citoyens contre le coup d'Etat du juriste Jahouar Ben Mbarek. L'automne dernier, ces formations avaient mobilisé jusqu'à 6 ou 7 000 manifestants. 

Salah Tzaoui, un instituteur de 57 ans, interrogé par l'AFP, s'est dit « un peu déçu de l'affluence ». Il s'attendait « à plus de gens » car beaucoup ont, comme lui qui a participé en 2019 aux comités de soutien à Kais Saied, « un sentiment de trahison complète ».  

Il note la forte présence des plus de 40 ans: « Ce sont ceux qui ont connu la dictature (de Zine El Abidine Ben Ali, ndlr) et ne veulent plus de ça ». 

Non loin, Khaled Benabdelkarim, autre enseignant de 60 ans, a aussi voté pour Kais Saied, un professeur de droit constitutionnel élu par surprise en 2019. Pour lui, le président « a trahi le peuple, volé la démocratie. Il n'a pas ni projet politique ni projet économique, à part la soumission aux puissances étrangères ». 

Outre l'impasse politique, la Tunisie s'enfonce dans une grave crise économique avec une croissance atone, un chômage élevé, une inflation galopante accentuée par la guerre en Ukraine et un surendettement qui l'a poussée à demander un nouveau prêt au FMI.   


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.