La défense civile saoudienne sauve les animaux pris au piège dans l'incendie d'Alkhobar

Une équipe de la défense civile, à Al-Khobar, a sauvé des animaux, dont des chats, des chiens et des poissons, de Pets Houses, une animalerie située dans le plus grand complexe commercial de la province de l'est. (Défense civile saoudienne)
Une équipe de la défense civile, à Al-Khobar, a sauvé des animaux, dont des chats, des chiens et des poissons, de Pets Houses, une animalerie située dans le plus grand complexe commercial de la province de l'est. (Défense civile saoudienne)
Deux pompiers prennent part à l'extinction de l'incendie qui s'est déclaré vendredi dernier au Dhahran Mall. (Fournie/Défense civile saoudienne)
Deux pompiers prennent part à l'extinction de l'incendie qui s'est déclaré vendredi dernier au Dhahran Mall. (Fournie/Défense civile saoudienne)
Un avion de sécurité qui appartient à la présidence de la sécurité de l'État participe à l'extinction de l'incendie qui s'est déclaré vendredi au Dhahran Mall. (Fournie/Défense civile saoudienne)
Un avion de sécurité qui appartient à la présidence de la sécurité de l'État participe à l'extinction de l'incendie qui s'est déclaré vendredi au Dhahran Mall. (Fournie/Défense civile saoudienne)
Un couloir situé entre plusieurs magasins du Dhahran Mall quelques minutes après l'extinction de l'incendie, vendredi. (Fournie/Défense civile saoudienne)
Un couloir situé entre plusieurs magasins du Dhahran Mall quelques minutes après l'extinction de l'incendie, vendredi. (Fournie/Défense civile saoudienne)
Des véhicules de la défense civile pompent de l'eau pour éteindre l'incendie qui s'est déclaré au Dhahran Mall vendredi. (Fournie/Défense civile saoudienne)
Des véhicules de la défense civile pompent de l'eau pour éteindre l'incendie qui s'est déclaré au Dhahran Mall vendredi. (Fournie/Défense civile saoudienne)
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Publié le Lundi 16 mai 2022

La défense civile saoudienne sauve les animaux pris au piège dans l'incendie d'Alkhobar

  • Tous les animaux sont soumis à des contrôles médicaux périodiques par la clinique vétérinaire de Pets Houses, qui pourvoit à tous leurs besoins
  • Pets Houses fait tout son possible pour offrir des soins et une vie décente aux nombreux animaux de compagnie de l’animalerie située dans le Dhahran Mall

RIYAD: Les propriétaires d'animaux ont été soulagés après que leurs animaux ont été sauvés d'un incendie massif qui s'est déclaré vendredi dernier à l'intérieur du centre commercial Dhahran Mall à Al-Khobar, dans l'est de l'Arabie saoudite.
Une équipe de la défense civile d'Al-Khobar a sauvé des animaux, dont des chats, des chiens et des poissons, de Pets Houses, une animalerie située dans le plus grand complexe commercial de la province de l’Est.
Les animaux ont été transportés de jour après l'extinction de cet incendie qui s'était déclaré sur le toit du complexe.

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«Nous trouvons toujours ces héros [de la défense civile] qui apportent leur aide et sauvent des vies», a déclaré Badr S. al-Turaif, directeur général de l'association de protection des animaux de Rahmah.

Selon une source de la défense civile, dans de telles circonstances, le travail des pompiers consiste à effectuer des opérations de recherche et de sauvetage sur les lieux afin de s'assurer que personne n'est coincé à l'intérieur et que les animaux sont secourus.
La même source a déclaré à Arab News que les pompiers avaient évacué les animaux vers un lieu sûr à l'extérieur du centre commercial avant de les rendre à leurs propriétaires.
Nawaf al-Mandeel, directeur général de Pets Houses, a déclaré que «le choc était énorme chez Pets Houses» après l'incendie qui s'est déclaré au Dhahran Mall, où se trouve l'une des succursales de la société.

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Des pompiers sauvent des animaux d'une animalerie après l’incendie qui s'est déclaré au Dharhan Mall et qui a causé de nombreux dégâts. Sur cette photo, ils transportent un aquarium. (Fournie/Défense civile saoudienne)

Al-Mandeel a déclaré que Pets Houses faisait tout son possible pour offrir des soins et une vie décente aux nombreux animaux de compagnie de cette boutique située dans le Dhahran Mall. Les propriétaires d'animaux viennent régulièrement à l'agence, a-t-il expliqué, pour faire des achats et apprendre à élever et à soigner leurs bêtes, comme si elles faisaient partie de la famille.
Tous les animaux sont soumis à des contrôles médicaux périodiques par la clinique vétérinaire de Pets Houses, qui pourvoit à tous leurs besoins, y compris en matière d'hygiène, a-t-il précisé.
«Nous avons été choqués par la nouvelle de l'incendie ce matin-là. Nous avons contacté les autorités et les avons alertées de la présence d'animaux domestiques dans notre agence, située dans le complexe; elles ont réagi immédiatement», a ajouté Al-Mandeel.

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Des pompiers sauvent des animaux d'une animalerie près de l'incendie qui s'est déclaré au Dharhan Mall et qui a causé de nombreux dégâts. (Fournie/Défense civile saoudienne)

Il a décrit la période d'attente comme «atroce» jusqu'à ce qu'il reçoive la bonne nouvelle: l’ensemble des animaux de la succursale ont été sauvés et transportés en toute sécurité, sans la moindre blessure, grâce aux efforts des «héros» de la défense civile.
«L'équipe a rapidement amené les animaux à notre clinique vétérinaire pour qu’elle vérifie leur état de santé. Les médecins ont confirmé que tous les animaux étaient sains et saufs», a-t-il déclaré.
Badr S. al-Turaif, directeur général de l'association de protection des animaux de Rahmah, a indiqué à Arab News que l'association était en contact avec la direction du magasin et que les animaux étaient en bonne santé. Il a précisé qu'ils n'avaient été exposés ni au feu ni aux fumées, le magasin étant situé relativement loin du lieu de l'incendie.

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Nawaf al-Mandeel, directeur général de Pets Houses. (Fournie)

«Les efforts courageux de l'équipe de la défense civile ne sont pas surprenants. Nous trouvons toujours ces héros au cœur des incidents; ils apportent leur aide et sauvent des vies», a souligné Al-Turaif.
Ce dernier a exhorté les propriétaires d'animaleries à appliquer les mesures préventives décrites par la défense civile pour éviter les tragédies à l'avenir. Il s'agit notamment de mettre en place des alarmes incendie, d'élaborer un plan d'évacuation d’urgence et d'assurer une ventilation adéquate. Il est essentiel de configurer le magasin de manière à permettre la mise en œuvre de ces mesures et de créer un environnement approprié pour les animaux afin que leur santé et leur sécurité ne soient pas compromises.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël vise à imposer «un changement démographique permanent» en Cisjordanie et à Gaza, selon l'ONU

Les actions menées par Israël en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza visent à imposer "un changement démographique permanent" dans ces territoires palestiniens, a affirmé jeudi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk. (AFP)
Les actions menées par Israël en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza visent à imposer "un changement démographique permanent" dans ces territoires palestiniens, a affirmé jeudi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk. (AFP)
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  • "Prises dans leur ensemble, les actions d'Israël semblent viser à opérer un changement démographique permanent à Gaza et en Cisjordanie, suscitant des inquiétudes quant à un nettoyage ethnique", a déclaré M. Türk dans un discours à Genève
  • Il a souligné notamment que les opérations militaires israéliennes menées depuis janvier 2025 dans le nord de la Cisjordanie avaient entraîné le déplacement de 32.000 Palestiniens

GENEVE: Les actions menées par Israël en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza visent à imposer "un changement démographique permanent" dans ces territoires palestiniens, a affirmé jeudi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk.

"Prises dans leur ensemble, les actions d'Israël semblent viser à opérer un changement démographique permanent à Gaza et en Cisjordanie, suscitant des inquiétudes quant à un nettoyage ethnique", a déclaré M. Türk dans un discours à Genève.

Il a souligné notamment que les opérations militaires israéliennes menées depuis janvier 2025 dans le nord de la Cisjordanie avaient entraîné le déplacement de 32.000 Palestiniens.

"Les forces de sécurité israéliennes continuent à faire un usage non nécessaire et disproportionné de la force" en Cisjordanie, a ajouté M. Türk.

Les violences ont flambé en Cisjordanie occupée depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque sanglante du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

M. Türk a indiqué que, selon des chiffres vérifiés par son bureau, 1.020 Palestiniens avaient été tués depuis cette date "par les forces de sécurité israéliennes" en Cisjordanie.

Pendant la même période, 45 Israéliens, y compris des soldats, ont été tués lors d'attaques palestiniennes, selon les chiffres officiels israéliens.

Le gouvernement israélien a annoncé depuis le début février une série de mesures visant à renforcer son contrôle sur la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, en facilitant notamment l'achat de terre par des Israéliens.

Ces mesures ont suscité de nombreuses condamnations à l'international. Une haute responsable de l'ONU a estimé qu'elles équivalaient à une "annexion progressive de facto".

Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme a par ailleurs souligné que depuis le début du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, le 10 octobre 2025, "des attaques israéliennes ont tué plus de 600 Palestiniens et en ont blessé plus de 1.600, selon le ministère palestinien de la Santé" de ce territoire.

"N'importe où ailleurs, cela serait considéré comme une crise majeure", a-t-il affirmé.

La quasi-totalité des plus de deux millions d'habitants de Gaza ont été déplacés au moins une fois depuis le début de la guerre, qui a réduit en ruines une grande partie du territoire.

"L'intensification des attaques, la destruction méthodique de quartiers entiers, (...) le refus d'apporter une aide humanitaire (...) conjugués aux transferts forcés qui semblent viser à un déplacement permanent, suscitent des inquiétudes quant à un nettoyage ethnique à Gaza et en Cisjordanie", avait écrit le Haut-Commissariat dans un rapport la semaine dernière.


L'armée israélienne annonce avoir frappé huit bases militaires du Hezbollah dans l'est du Liban

L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé huit bases militaires du Hezbollah dans l'est du Liban, affirmant que de nombreuses armes, "dont des armes à feu et des roquettes" y étaient stockées. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé huit bases militaires du Hezbollah dans l'est du Liban, affirmant que de nombreuses armes, "dont des armes à feu et des roquettes" y étaient stockées. (AFP)
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  • Selon l'armée israélienne, les infrastructures visées appartenaient à la Force al-Radwan, l'unité d'élite du mouvement libanais soutenu par l'Iran
  • Le ministère libanais de la Santé a fait état de son côté d'un mort, un adolecent, et d'un blessé dans une frappe israélienne dans l'est du pays

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé huit bases militaires du Hezbollah dans l'est du Liban, affirmant que de nombreuses armes, "dont des armes à feu et des roquettes" y étaient stockées.

Le ministère libanais de la Santé a fait état de son côté d'un mort, un adolecent, et d'un blessé dans une frappe israélienne dans l'est du pays.

Selon l'armée israélienne, les infrastructures visées appartenaient à la Force al-Radwan, l'unité d'élite du mouvement libanais soutenu par l'Iran.

L'armée a déclaré dans un communiqué avoir frappé "huit complexes militaires appartenant à la Force al-Radwan du Hezbollah dans la région de Baalbek. Dans ces complexes, de nombreuses armes étaient stockées, notamment des armes à feu et des roquettes appartenant au Hezbollah".

Ces complexes "étaient utilisés par la Force al-Radwan pour s'entraîner et se préparer à une confrontation en situation d'état d'urgence, ainsi que pour planifier et mener des attaques terroristes contre les troupes de Tsahal et des civils israéliens", a ajouté l'armée.

"Les activités des terroristes dans ces complexes ainsi que les tentatives du Hezbollah de se réarmer, constituent une violation des dispositions du cessez-le-feu entre Israël et le Liban et représentent une menace pour l'Etat d'Israël", affirme le communiqué.

Le ministère libanais de la Santé a déclaré dans un communiqué que "des frappes aériennes de l'ennemi israélien sur la Bekaa ce soir ont entraîné, selon un bilan préliminaire, la mort d'un adolescent syrien de 16 ans et fait un blessé".

L'agence de presse officielle libanaise ANI a fait état d'une série de frappes visant la région de l'ouest de Baalbek ainsi que des zones montagneuses autour des localités de Boudai, Chmistar et Harbata, dans l'est du pays. Elle a indiqué qu'un adolescent avait été tué.

Ces frappes surviennent dans un contexte de tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, allié d'Israël, qui ont déployé d'importantes forces militaires au Moyen-Orient et menacé d'attaquer l'Iran en cas d'échec des négociations entre les deux pays.

Les bombardements israéliens sont réguliers au Liban, malgré un cessez-le-feu ayant mis fin en novembre 2024 à la guerre entre Israël et le Hezbollah. L'armée israélienne dit y viser le Hezbollah, qu'elle accuse de se réarmer.


Soudan : le ministre de la Justice dénonce l’inaction face au rôle des Émirats

Le ministre soudanais de la Justice, Abdullah Mohamed Dirif, à gauche, et le représentant permanent du Soudan auprès des Nations unies, Hassan Hamid. (X)
Le ministre soudanais de la Justice, Abdullah Mohamed Dirif, à gauche, et le représentant permanent du Soudan auprès des Nations unies, Hassan Hamid. (X)
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  • Si la communauté internationale avait qualifié le conflit de « rébellion militaire » et contré le soutien émirati à une « milice terroriste », il n’aurait pas perduré, déclare-t-il au Conseil des droits de l’homme de l’ONU
  • Il accuse les Forces de soutien rapide paramilitaires de « cibler les infrastructures de base, les installations stratégiques et les services publics » et de commettre des « atrocités au-delà de notre capacité à les décrire »

NEW YORK : Le ministre soudanais de la Justice a attribué mercredi la prolongation du conflit qui ravage son pays depuis près de trois ans à ce qu’il a décrit comme l’échec de la communauté internationale à qualifier correctement la guerre de rébellion.

Il a également accusé les Émirats arabes unis de parrainer et d’armer une milice, les Forces de soutien rapide (FSR), qu’il tient pour responsables d’exactions généralisées.

« La guerre s’est éternisée et n’aurait pas dû durer aussi longtemps si la communauté internationale, en particulier l’ONU et ses organes, avaient assumé leur responsabilité en qualifiant correctement cette rébellion militaire », a déclaré Abdullah Mohammed Dirif, « s’ils avaient appelé un chat un chat et contré le gouvernement d’Abou Dhabi, qui a parrainé cette milice terroriste, lui a fourni des armes de haute technologie et des mercenaires ».

S’exprimant lors du segment de haut niveau de la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, il a averti que « la qualification trompeuse de cette guerre a donné le feu vert à la milice pour poursuivre ses violations flagrantes ».

Le ministre, affirmant s’exprimer « au nom du gouvernement du Soudan et de son peuple », a décrit le conflit entre les Forces armées soudanaises et les FSR, déclenché en avril 2023, comme « l’une des pires guerres par procuration au monde », ayant « visé l’existence même du Soudan et de son peuple ».

Les FSR « ont poursuivi leur ciblage méthodique des infrastructures de base, des installations stratégiques et de tous les services publics », a déclaré Dirif, ajoutant que « l’objectif est de déplacer les civils contre lesquels elles ont commis des atrocités au-delà de notre capacité à les décrire.

« Les violations et crimes de la milice se poursuivent sans relâche. Hier, elle a envahi la région de Moustahiliya, dans le nord du Darfour. Elle a ciblé des civils, les a tués. Elle a pillé. Elle a incendié des villages et des villes. »

Selon lui, l’armée soudanaise « assume sa responsabilité constitutionnelle en faisant face à la milice, en protégeant les civils, en préservant l’unité du pays et l’État de droit », et demeure « attachée au droit international humanitaire et aux règles régissant les engagements militaires, en tenant compte des principes de proportionnalité afin de protéger les civils ».

Khartoum reste « ouverte à des efforts sincères visant à mettre fin à la guerre et à la rébellion », sur la base d’une feuille de route présentée par le président du Conseil souverain de transition et d’une initiative de paix soumise par le Premier ministre au Conseil de sécurité de l’ONU le 22 décembre, a-t-il ajouté.

Dirif a souligné l’engagement de son gouvernement à poursuivre « la coopération et la coordination avec les mécanismes des droits de l’homme au Soudan », y compris la présence du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme dans le pays et du rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Soudan.

« Nous rappelons, au niveau national, que la réalisation de la justice, la réparation pour les victimes et la lutte contre l’impunité constituent une priorité absolue pour nous », a-t-il déclaré, ajoutant que les autorités avaient progressé dans l’enquête sur les violations du droit national et du droit international humanitaire.

Il a également réaffirmé l’« engagement du Soudan à continuer de faciliter et d’accélérer l’acheminement de l’aide humanitaire aux personnes touchées par la guerre, y compris celles se trouvant sous le contrôle de la milice rebelle ».

Plus tard, le représentant du Soudan auprès de l’ONU à Genève a exercé son droit de réponse aux propos du représentant des Émirats arabes unis.

« Il ne s’agit pas d’une simple accusation, mais d’un fait notoire étayé par un ensemble de preuves et d’éléments documentés », a-t-il déclaré, évoquant le parrainage des FSR par les Émirats.

Il a notamment cité un rapport d’un panel d’experts de l’ONU sur le Soudan publié le 15 janvier 2024, qu’il a qualifié de « document officiel du Conseil de sécurité », faisant état de « lignes de transfert d’armes depuis l’aéroport international d’Abou Dhabi », sur la base de « preuves irréfutables ».

D’autres grandes organisations internationales ainsi que la commission nationale d’enquête du Soudan ont apporté des preuves supplémentaires, a-t-il ajouté, précisant que Khartoum avait soumis « un certain nombre de plaintes, avec preuves à l’appui, au Conseil de sécurité concernant les actes de sabotage avérés des autorités d’Abou Dhabi ».

Le représentant soudanais a poursuivi : « Il est paradoxal que la même autorité qui parraine une milice criminelle, dont le monde entier voit et atteste les crimes, parle aujourd’hui de paix au Soudan. La paix est une valeur noble : il faut être animé par la paix avant d’en parler.

« Le peuple soudanais demande simplement à ce pays de cesser de parrainer cette milice criminelle qui tue chaque jour des innocents dans mon pays. »

Les Émirats arabes unis ont nié fournir un soutien militaire aux groupes armés au Soudan et affirment soutenir les efforts visant à parvenir à une résolution pacifique du conflit.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com