Alexander Vinnik nie en bloc toute implication dans des Escroqueries au bitcoin

Alexander Vinnik, 41 ans, est soupçonné d'être derrière le rançongiciel Locky, dont ont été victimes près de 200 particuliers, collectivités et sociétés à travers le territoire français entre 2016 et 2018 (Photo, AFP)
Alexander Vinnik, 41 ans, est soupçonné d'être derrière le rançongiciel Locky, dont ont été victimes près de 200 particuliers, collectivités et sociétés à travers le territoire français entre 2016 et 2018 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 20 octobre 2020

Alexander Vinnik nie en bloc toute implication dans des Escroqueries au bitcoin

  • « Je n'ai rien à voir avec le virus Locky ». « Je conteste », « ça n'a pas eu lieu »
  • Le préjudice à l'échelle mondiale du rançongiciel Locky avait été estimé en 2018 à environ 135 millions d'euros

PARIS : « J'ai l'impression que vous essayez de me piéger ». Le Russe Alexander Vinnik, jugé à Paris pour des escroqueries au bitcoin, a nié toute implication dans cette affaire d'extorsion de dizaines de millions d'euros.

Alexander Vinnik, 41 ans, est soupçonné d'être derrière le rançongiciel Locky, dont ont été victimes près de 200 particuliers, collectivités et sociétés à travers le territoire français entre 2016 et 2018. 

« Je n'ai rien à voir avec le virus Locky ». « Je conteste », « ça n'a pas eu lieu ». Face à la présidente qui énumère les faits d'intrusion dans les systèmes informatiques, d'extorsion et de blanchiment d'argent qui lui sont reprochés, Alexander Vinnik, mince, cheveux très courts et vêtu d'une veste noire, nie - via son interprète - en secouant vigoureusement la tête.

L'informaticien « autodidacte » et « freelance » comme il se définit, avait été arrêté en Grèce alors qu'il était en vacances avec sa femme et ses deux jeunes enfants en 2017, sur la base d'un mandat d'arrêt américain. Les Etats-Unis le considèrent comme le cerveau de la plateforme BTC-e, principale plateforme d'échange de bitcoin dans le monde jusqu'à sa fermeture, et haut lieu du blanchiment d'argent des cybercriminels selon les enquêteurs. C'est via cette plateforme que les victimes piégées par le logiciel Locky payaient leurs rançons, pour accéder à une « clé de déchiffrement », et récupérer leurs données.

« Trophée »

La Grèce avait cependant privilégié le mandat d'arrêt européen, et Vinnik avait été remis à la justice française en janvier dernier. Lui, aurait voulu être extradé vers la Russie, où il est demandé pour une escroquerie d'un montant bien moindre (9.500 euros). « J'ai été extradé sans raison valable ». « J'ai été remis à la France comme un trophée militaire », a-t-il affirmé en début d'audience, sa défense l'estimant victime d'un « complot ».

Le tribunal n'a commencé à aborder le vif du sujet qu'après plus de trois heures d'audience, les avocates de Vinnik ayant demandé à ce que tous les chefs de prévention, les noms de toutes les victimes et les lieux des infractions soient lues dans leur intégralité. Elles ont également présenté des questions de procédure, qui ont été joints au fond, puis présenté une demande de renvoi - rejetée.

Les passes d'armes entre le tribunal et la défense de Vinnik, particulièrement son avocate grecque Zoe Kostantopoulou ont aussi très régulièrement interrompu les débats. « Je pose les questions que je souhaite poser, vous n'avez pas à commenter », s'est exaspérée la présidente après une énième critique de l'avocate.

« C'est vous qui agressez tout le monde », s'est aussi énervée la procureure.

M. Vinnik lui, a répondu de manière laborieuse aux questions de la présidente. « Je ne me rappelle pas, c'est dans le passé », répète-t-il. Admettant avoir travaillé pour la plateforme BTC-e mais comme simple « opérateur », un rôle qu'il peine à définir, il reconnaît des revenus qui s’élevaient à 10.000 euros par mois.

A-t-il travaillé avec de la cryptomonnaie ? « Non ». Sait-il ce qu'est une adresse IP ? « On apprend ça à la crèche ». Saurait-il expliquer comment modifier l'adresse IP d'un ordinateur ? « Pourquoi vous me demandez ça ? Pour tester mon niveau de connaissance informatique, ou pour me tendre un piège ? ».

Le préjudice à l'échelle mondiale du rançongiciel Locky avait été estimé en 2018 à environ 135 millions d'euros.

Le procès se poursuit jusqu'à jeudi.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.