Jérusalem: heurts avec la police israélienne lors d'obsèques d'un Palestinien

Des dizaines de Palestiniens ont été blessés et d'autres arrêtés lors d'affrontements avec la police israélienne dans la nuit de lundi à mardi à Jérusalem-Est occupé (Photo, AFP).
Des dizaines de Palestiniens ont été blessés et d'autres arrêtés lors d'affrontements avec la police israélienne dans la nuit de lundi à mardi à Jérusalem-Est occupé (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 17 mai 2022

Jérusalem: heurts avec la police israélienne lors d'obsèques d'un Palestinien

  • Des centaines de personnes ont participé aux funérailles de Walid Al-Sharif, 23 ans, qui a succombé samedi à ses blessures infligées trois semaines auparavant lors de heurts avec la police israélienne
  • Sa dépouille a d'abord été transportée lundi soir à travers l'esplanade où ont été brandis des drapeaux palestiniens

JERUSALEM: Des dizaines de Palestiniens ont été blessés et d'autres arrêtés lors d'affrontements avec la police israélienne dans la nuit de lundi à mardi à Jérusalem-Est occupé, en marge des funérailles d'un Palestinien qui avait été blessé sur l'esplanade des Mosquées, selon des sources palestiniennes.

Des centaines de personnes ont participé aux funérailles de Walid Al-Sharif, 23 ans, qui a succombé samedi à ses blessures infligées trois semaines auparavant lors de heurts avec la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme appelé Mont du Temple.

Sa dépouille a d'abord été transportée lundi soir à travers l'esplanade où ont été brandis des drapeaux palestiniens, puis vers un cimetière aux abords de la Vieille Ville, située à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par Israël, a constaté un journaliste de l'AFP.

Lors d'affrontements ayant éclaté avec la police israélienne lors de la procession, 71 personnes ont été blessées, notamment par des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes, selon le Croissant rouge palestinien. Treize personnes ont été hospitalisées.

De son côté, la police israélienne a fait état de 15 arrestations lors de "violentes émeutes" initiées par des centaines de personnes "qui ont jeté des pierres, des bouteilles, des briques et d'autres objets lourds" vers les forces de sécurité israéliennes.

Six policiers ont été blessés lors des affrontements, a précisé la police dans son communiqué.

Plus de 50 Palestiniens de Jérusalem ont été arrêtés, a de son côté affirmé le Club des prisonniers palestiniens, organisation de défense des détenus écroués par Israël.

Ces nouveaux heurts interviennent sur fond de violences persistantes dans les Territoires palestiniens et en Israël.

Mardi matin, l'armée israélienne a fait état d'une tentative d'attaque au couteau contre des soldats à l'entrée de la ville palestinienne de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée. Les soldats ont ouvert le feu, a précisé l'armée. L'assaillant a été blessé à la jambe, selon des sources médicales israéliennes.

Ces violences interviennent en outre après la charge de la police israélienne lors des funérailles vendredi de Shireen Abu Akleh, journaliste palestino-américaine tuée la semaine dernière lors d'une opération israélienne en Cisjordanie, ayant provoqué un tollé international.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.

 


L'Algérie condamne l'attaque de drone contre l'Arabie saoudite

L'Algérie a exprimé sa ferme condamnation de l'attaque de drone visant l'Arabie saoudite, affirmant son entière solidarité avec le Royaume pour faire face à tout ce qui menace sa sécurité et sa stabilité, a rapporté mardi l'agence de presse saoudienne. (AFP)
L'Algérie a exprimé sa ferme condamnation de l'attaque de drone visant l'Arabie saoudite, affirmant son entière solidarité avec le Royaume pour faire face à tout ce qui menace sa sécurité et sa stabilité, a rapporté mardi l'agence de presse saoudienne. (AFP)
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  • Le ministère algérien des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines a qualifié cette attaque de menace flagrante à la sécurité et à la stabilité du Royaume
  • L'Algérie a également réitéré son entière solidarité avec l'Arabie Saoudite et son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour sauvegarder sa sécurité et préserver sa stabilité

ALGER: L'Algérie a exprimé sa ferme condamnation de l'attaque de drone visant l'Arabie saoudite, affirmant son entière solidarité avec le Royaume pour faire face à tout ce qui menace sa sécurité et sa stabilité, a rapporté mardi l'agence de presse saoudienne.

Le ministère algérien des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines a qualifié cette attaque de menace flagrante à la sécurité et à la stabilité du Royaume, et de violation flagrante de sa souveraineté et du droit international.

L'Algérie a également réitéré son entière solidarité avec l'Arabie Saoudite et son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour sauvegarder sa sécurité et préserver sa stabilité