Liban: le Hezbollah appelle à la «coopération» au sein du nouveau Parlement «sans majorité»

Les partisans portent des drapeaux du Hezbollah et du mouvement Amal à côté d'une affiche représentant le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah et le chef du bloc parlementaire du Hezbollah Mohamed Raad lors des élections législatives libanaises de dimanche. (Reuters)
Les partisans portent des drapeaux du Hezbollah et du mouvement Amal à côté d'une affiche représentant le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah et le chef du bloc parlementaire du Hezbollah Mohamed Raad lors des élections législatives libanaises de dimanche. (Reuters)
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Publié le Mercredi 18 mai 2022

Liban: le Hezbollah appelle à la «coopération» au sein du nouveau Parlement «sans majorité»

Les partisans portent des drapeaux du Hezbollah et du mouvement Amal à côté d'une affiche représentant le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah et le chef du bloc parlementaire du Hezbollah Mohamed Raad lors des élections législatives libanaises de dimanche. (Reuters)
  • «Sans coopération, il y aura le vide, le chaos et l'échec», a affirmé le chef du parti chiite, lors de sa première allocution télévisée, retransmise par la chaine du Hezbollah Al-Manar
  • Alors que le pays est plongé dans une très grave crise économique, aucune mesure de redressement n'a été entreprise par la classe dirigeante accusée de laisser couler le pays

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a appelé mercredi les députés récemment élus à « coopérer », au sein du nouveau Parlement « sans majorité », après des législatives marquées par une percée de candidats indépendants issus de la contestation populaire contre la classe politique. 

Les élections législatives ont eu lieu dimanche dans un pays miné par la pire crise socio-économique de son histoire imputée par une grande partie de la population, des organisations internationales et pays étrangers à la corruption et l'inertie de la classe dirigeante, inchangée depuis des décennies. 

« Sans coopération, il y aura le vide, le chaos et l'échec », a affirmé le chef du parti chiite, lors de sa première allocution télévisée, retransmise par la chaine du Hezbollah Al-Manar, depuis le scrutin. 

« Aucun groupe (parlementaire) ne peut prétendre avoir obtenu la majorité », a-t-il dit. « Et aucun groupe ne peut résoudre à lui seul les crises économique et financière dans le pays, même s'il avait la majorité », a-t-il ajouté, tout en affirmant que son parti « garde une forte présence au Parlement ». 

Selon les résultats définitifs, le Hezbollah et ses alliés politiques n'ont pas obtenu les 65 sièges nécessaires pour conserver leur majorité à l'Assemblée qui compte 128 députés. 

Le bloc dirigé par le Hezbollah, et comprenant principalement la formation chiite Amal et le parti chrétien du Courant Patriotique Libre (CPL) du président Michel Aoun, avait 70 députés dans le Parlement sortant. 

Leur principal adversaire, le parti chrétien des Forces Libanaises, a annoncé avoir obtenu 18 sièges, contre 15 sièges en 2018. 

Le reste des sièges ont été obtenus par la formation du leader druze Walid Joumblatt, de petits partis chrétiens, des proches de l'ancien Premier ministre sunnite Saad Hariri ainsi que des indépendants issus d'un mouvement de contestation populaire en 2019. Tous sont considérés comme hostiles au Hezbollah. 

Alors que le pays est plongé dans une très grave crise économique, aucune mesure de redressement n'a été entreprise par la classe dirigeante accusée de laisser couler le pays. 

Depuis 2019, la monnaie nationale a perdu plus de 90% de sa valeur, les épargnants subissent des restrictions bancaires étouffantes et près de 80% de la population vit désormais en dessous du seuil de pauvreté selon l'ONU. 

Le mouvement chiite pro-iranien est la seule faction libanaise à avoir gardé ses armes après la guerre civile (1975-1990). 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.