Le bloc soutenu par le Hamas remporte les élections estudiantines en Cisjordanie

Une étudiante palestinienne soutenant le mouvement Fatah assiste à un dans la banlieue de Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
Une étudiante palestinienne soutenant le mouvement Fatah assiste à un dans la banlieue de Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 19 mai 2022

Le bloc soutenu par le Hamas remporte les élections estudiantines en Cisjordanie

  • Le bloc soutenu par le Hamas a remporté 28 sièges, avec 5060 voix, tandis que le bloc soutenu par le Fatah, n’a obtenu que 18 sièges, avec 3379 voix
  • Le bloc islamique était à la tête de conseil des étudiants ces dernières années

RAMALLAH: Le bloc islamique affilié au Hamas a remporté les élections du conseil des étudiants de l’université de Beir Zeit, en Cisjordanie, mercredi, battant ses rivaux du Fatah lors d’un scrutin très serré.

Le bloc soutenu par le Hamas a remporté 28 sièges, avec 5060 voix, tandis que le bloc soutenu par le Fatah, n’a obtenu que 18 sièges, avec 3379 voix.

Cinq blocs se disputaient 51 sièges, et le taux de participation était de 78,1%.

La veille, les étudiants avaient assisté à un débat intense entre les représentants des blocs rivaux, les politiques et les programmes des deux partis ayant été critiqués.

Le bloc islamique était à la tête de conseil des étudiants ces dernières années.

Leurs rivaux, soutenus par le Fatah, affirment qu’ils paient le prix des erreurs de l’Autorité palestinienne en termes de corruption, de népotisme et de coordination de la sécurité avec Israël, et qu’ils perdent fréquemment les élections.

Un jour avant le scrutin, sept étudiants en dernière année, membres du bloc islamique, ont été arrêtés par une unité d’infiltration israélienne, ce qui a suscité la sympathie pour le groupe et s’est traduit par des votes, ont expliqué des experts à Arab News.

Selon Ghassan al-Khatib, vice-président de l’université, le vote du conseil des étudiants est un indicateur de l’opinion publique palestinienne et des équilibres politiques dans la société palestinienne «en raison de la crédibilité, de l’intégrité et de la démocratie des élections de Beir Zeit».

Mohammed Daraghmeh, écrivain palestinien de premier plan, a indiqué à Arab News que les étudiants de Beir Zeit ne sont pas influencés par des intérêts professionnels ou par le travail, ce qui fait que le processus électoral se déroule «dans une atmosphère démocratique et en toute intégrité».

«Si le Hamas gagne, cela signifie que la rue le soutient et a un parti pris pour lui. Si le Fatah gagne, cela signifie que la rue est avec lui», a-t-il ajouté.

Daraghmeh a déclaré que le Fatah et le Hamas déploient tous deux de gros efforts pour gagner le soutien des étudiants.

Cette élection «permet au Hamas de renforcer son discours politique et de montrer que l’opinion publique palestinienne en Cisjordanie soutient sa voie et sa ligne politique», a-t-il noté.

Par ailleurs, le Fatah «veut défendre la légitimité du système politique palestinien à la lumière de son incapacité à organiser des élections générales palestiniennes».

Les élections de Beir Zeit ont lieu tous les deux ans, et environ 15 000 étudiants votent pour 51 sièges. En 2021, le scrutin n’a pas eu lieu en raison de la pandémie de coronavirus.

Le secrétariat de l’organe administratif du conseil est composé de 13 membres.

Créée en 1973 en tant qu’université publique, Beir Zeit est la seule institution universitaire de Cisjordanie qui permet au Hamas de pratiquer ses activités et sa politique sans interférence d’Israël ou de l’Autorité palestinienne.

De nombreux dirigeants palestiniens de premier plan sont diplômés de cette université, qui propose 36 programmes de licence et 13 programmes de master, et emploie 500 enseignants.

Plusieurs étudiants de Cisjordanie et quelques centaines de Palestiniens vivant en Israël y poursuivent leurs études.

Bassem Naim, chef éminent du Hamas dans la bande de Gaza, a déclaré à Arab News que le groupe politique considérait le vote des étudiants comme «un indicateur essentiel» car il met en lumière l’orientation des générations futures.

«Les élections de l’université de Beir Zeit constituent une plate-forme essentielle pour le Hamas car la plupart des dirigeants palestiniens sont des diplômés universitaires. Par conséquent, leur pouvoir aujourd’hui est révélateur du type de futurs dirigeants du peuple palestinien dans tous les secteurs et domaines», estime-t-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
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  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.

 


A Gaza, rats, puces et parasites prolifèrent dans les camps de déplacés

Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre. (AFP)
Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre. (AFP)
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  • Les Palestiniens contraints de vivre dans des abris de fortune témoignent d'une invasion de nuisibles, qui, selon les organisations humanitaires, constitue une menace croissante pour la santé publique
  • "J'ai beaucoup souffert des belettes et des souris. Mes enfants ont été mordus. L'un de mes fils a même été mordu au nez", raconte Mohammed al-Raqab

KHAN YOUNES: Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre.

Les Palestiniens contraints de vivre dans des abris de fortune témoignent d'une invasion de nuisibles, qui, selon les organisations humanitaires, constitue une menace croissante pour la santé publique, alors que les températures montent.

"J'ai beaucoup souffert des belettes et des souris. Mes enfants ont été mordus. L'un de mes fils a même été mordu au nez", raconte Mohammed al-Raqab, un déplacé gazaoui vivant sous une tente près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.

"Je ne peux pas dormir de la nuit car je dois constamment veiller sur les enfants", explique à l'AFP cet ouvrier du bâtiment de 32 ans, originaire de Bani Suheila.

Dans les campements dressés en bord de mer, les rongeurs peuvent facilement creuser des galeries dans le sable, sous les parois des tentes et s'introduire dans les cuisines et les garde-manger construits avec les moyens du bord.

Infestation de gale 

La quasi-totalité de la population de Gaza a été déplacée par les ordres d'évacuation israéliens et les frappes aériennes menées durant la guerre contre le Hamas, déclenchée par l'attaque sans précédent du groupe islamiste palestinien en Israël en octobre 2023.

Selon les Nations Unies, 1,7 million d'habitants du territoire palestinien - sur un total de plus de deux millions - vivent toujours dans des camps, dans l'impossibilité de rentrer chez eux, ou dans les zones restées sous contrôle militaire israélien, malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.

Dans ces installations, "les conditions de vie se caractérisent par des infestations de vermine et de parasites", a déclaré le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies après des visites de terrain en mars.

A l'hôpital Al-Aqsa, dans le centre de Gaza, Hani al-Flait, chef du service de pédiatrie, explique que son équipe est quotidiennement confrontée à des cas d'infections cutanées, notamment de gale.

Elles sont d'autant plus graves "que ces enfants et leurs familles vivent dans des conditions déplorables, sans installations sanitaires de base ni accès à l'eau potable", dit-il à l'AFP. "A cela s'ajoute la pénurie de traitements adaptés".

Eaux usées 

"Nous vivons dans des tentes et des écoles inondées d'eaux usées", déplore auprès de l'AFP Sabreen Abou Taybeh, dont le fils souffre d'une infection ressemblant à la varicelle.

"Je l'ai emmené chez des médecins et à l'hôpital, mais ils ne font rien. Comme vous le voyez, l'éruption persiste" dit-elle en montrant les taches rouges qui recouvrent le torse et le dos du garçonnet.

Ghalia Abou Selmi raconte lutter tous les jours contre les souris. Elles ont rongé la parure qu’elle avait préparée pour le mariage de sa fille, "une véritable catastrophe".

Quant aux puces, "elles provoquent des allergies cutanées, non seulement chez les enfants, mais aussi chez les adultes", poursuit cette femme de 53 ans, en triant des vêtements troués dans la tente qui lui sert désormais de maison.

Sa famille, explique-t-elle, a été déplacée 20 fois depuis octobre 2023 et n’est toujours pas retournée chez elle, dans la ville d’Abasan al-Kabira, près de la frontière avec Israël.

Malgré le cessez-le-feu, Israël continue de contrôler tous les accès à Gaza, avec des inspections strictes et des refus fréquents de livraisons d’aide, selon les ONG et les Nations Unies.

Cette situation provoque des pénuries de multiples produits de base, des médicaments au carburant en passant par les vêtements et la nourriture.

Des frappes aériennes et des échanges de tirs entre l’armée israélienne et ce qu’elle présente comme des combattants du Hamas ont encore lieu presque quotidiennement.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du Hamas, au moins 777 personnes ont été tuées par l'armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu.

Israël recense de son côté cinq soldats tués à Gaza durant la même période.


Liban: les négociations visent à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud affirme Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
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  • "Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales"
  • Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban.

"Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales", a-t-il indiqué.

Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise "dans les négociations bilatérales", qui seront "séparées" d'autres discussions en cours, en référence aux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis.