Le pape François adresse ses condoléances aux EAU pour le décès du cheikh Khalifa

Le pape François est accueilli par le prince héritier d'Abu Dhabi, Mohammed ben Zayed al-Nahyane, à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, le 3 février 2019 (Photo, Reuters).
Le pape François est accueilli par le prince héritier d'Abu Dhabi, Mohammed ben Zayed al-Nahyane, à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, le 3 février 2019 (Photo, Reuters).
Short Url
Publié le Jeudi 19 mai 2022

Le pape François adresse ses condoléances aux EAU pour le décès du cheikh Khalifa

  • Le Pape se joint au peuple des Émirats pour «pleurer le décès du cheikh Khalifa et rendre hommage à son leadership distingué et clairvoyant»
  • Le chef de l'église catholique fait l'éloge du dirigeant défunt pour avoir promu la compréhension religieuse

VATICAN: Le Pape François s'est dit «attristé» par le décès du cheikh Khalifa ben Zayed al-Nahyane, ancien président des EAU et souverain d'Abu Dhabi.

Dans un message, le chef de l'Église catholique a adressé ses condoléances au nouveau président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane, et au peuple des Émirats, invoquant «l’abondance de bénédictions divines».

Le pape a exprimé ses «sincères condoléances et l'assurance de mes prières pour son repos éternel».

«Je me joins également au peuple des Émirats pour pleurer son décès et rendre hommage à son leadership distingué et clairvoyant au service de la nation», a-t-il souligné.

Le dirigeant catholique s'est dit «particulièrement reconnaissant pour sa sollicitude dont Son Altesse a fait preuve à l'égard du Saint-Siège et des communautés catholiques des Émirats, ainsi que pour son engagement en faveur des valeurs de dialogue, de compréhension et de solidarité entre les peuples et les traditions religieuses, solennellement proclamées par le Document historique d'Abu Dhabi et incarnées par le Prix Zayed pour la fraternité humaine».

«Puisse son héritage continuer à inspirer les efforts des hommes et des femmes de bonne volonté partout dans le monde afin de persévérer à tisser des liens d'unité et de paix entre les membres de notre unique famille humaine», a-t-il ajouté.

Le pape François a également prononcé des prières pour le cheikh Mohammed ben Zayed alors qu'il était encore en responsabilité en tant que dirigeant des EAU.

«Sur vous, les membres de votre famille et sur tout le peuple bien-aimé des Émirats arabes unis, j'invoque cordialement une abondance de bénédictions divines», a-t-il prié.

Le frère Giuseppe Ciutti, un prêtre italien qui a séjourné en Irak, a déclaré à Arab News que ce message du pape était «un signe clair du respect personnel et profond qu'il ressentait pour le cheikh Khalifa ben Zayed al-Nahyane».

«Le pape François s'est rendu à Abu Dhabi en 2019; c'était la première visite d'un dirigeant de l'Église catholique romaine dans la péninsule arabique. Au cours de ce voyage, le pape a promu les valeurs de fraternité, de paix et de coexistence pacifique.»

Lors de cette visite, le pape a rendu hommage aux Émirats arabes unis comme «un pays qui essaie d'être un modèle de coexistence, de fraternité humaine, et un lieu de rencontre entre diverses civilisations et cultures».

«Le pape François fait toujours référence à ce voyage chaque fois qu'il parle des progrès du dialogue interreligieux. Son message peut être lu comme un nouveau signe d'amitié de l'église catholique envers le monde arabe», a ajouté Ciutti.

Les Émirats arabes unis comptent près d'un million de catholiques romains, pour la plupart originaires des Philippines et de l'Inde.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


ONG interdites à Gaza: MSF pourrait mettre fin à ses activités en mars

L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
Short Url
  • Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité"
  • MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires"

PARIS: L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny.

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires".

"Pour travailler en Palestine, dans les territoires palestiniens occupés, nous devons être enregistrés (...) Cet enregistrement a pris fin le 31 décembre 2025", a expliqué sur France Inter Isabelle Defourny, médecin et présidente de MSF France.

"Depuis le mois de juillet 2025, nous étions impliqués dans un processus de réenregistrement et à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. (...) On a encore 60 jours pendant lesquels on pourrait travailler sans être réenregistrés, et donc nous devrions mettre fin à nos activités en mars", si Israël maintenait sa décision de sanction, a-t-elle ajouté.

L'ONG dispose d'une quarantaine de personnels internationaux dans la bande de Gaza et travaille avec 800 personnels palestiniens dans huit hôpitaux.

"On a encore du +staff+ international qui, très récemment, ces derniers jours, a pu rentrer dans Gaza", a néanmoins précisé Mme Defourny.

"On est le second distributeur d'eau (dans la bande de Gaza). L'année dernière, en 2025, on a pris en charge un peu plus de 100.000 personnes blessées, brûlées, victimes de différents traumatismes. On est les deuxièmes en nombre d'accouchements effectués", a encore souligné la présidente de MSF France.

S'appuyant notamment sur une note du Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, Isabelle Defourny a estimé que la décision de sanction israélienne s'expliquait par le fait que les ONG "témoignent sur les violences commises par l'armée israélienne" à Gaza.

"Les journalistes internationaux n'ont jamais été autorisés à Gaza, les journalistes nationaux sont (...) ciblés les uns après les autres, tués par l'armée israélienne", a-t-elle ajouté.

Et de rappeler que "plus de 500 humanitaires ont été tués, dont 15 membres de MSF" dans des bombardements de l'armée israélienne depuis octobre 2023.


Le Conseil de transition du Sud salue l'invitation saoudienne au dialogue sur le Yémen

Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Short Url
  • L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel yéménite
  • Le royaume a exhorté toutes les factions à participer "pour développer une vision globale"

RIYAD: Le Conseil de transition du Sud (CTS) au Yémen a salué samedi l'invitation de l'Arabie saoudite à participer à un dialogue inclusif entre les factions du sud du Yémen à Riyad.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré que cette initiative reflétait l'engagement du Royaume à résoudre les questions politiques par le dialogue, notamment en ce qui concerne le droit du peuple du sud à restaurer son État.

Le STC a souligné que tout dialogue sérieux doit reconnaître la volonté du peuple du sud, inclure des garanties internationales complètes et envisager un référendum libre dans le cadre de toute proposition ou solution politique future.

Le Conseil a déclaré avoir pris part à toutes les étapes du dialogue parrainé par l'Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe, en commençant par l'accord de Riyad en 2019, suivi par les consultations de Riyad en 2022, et culminant dans le dialogue global avec le Sud qui a conduit à l'adoption de la Charte nationale du Sud en 2023 - soulignant son engagement constant en faveur du dialogue et de la responsabilité politique.

L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel de direction du Yémen.

Le Royaume a exhorté toutes les factions à participer "à l'élaboration d'une vision globale" qui répondrait aux aspirations du peuple du Sud.

L'initiative a reçu un large soutien régional et international.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
Short Url
  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com