Le festival des roses de Taïf, une expérience visuelle et olfactive intense

Le festival de la rose de Taïf est la réplique moderne d'une tradition de culture et de récolte présente dans cette région durant les neuf derniers siècles. (Fourni)
Le festival de la rose de Taïf est la réplique moderne d'une tradition de culture et de récolte présente dans cette région durant les neuf derniers siècles. (Fourni)
Le festival de la rose de Taïf est la réplique moderne d'une tradition de culture et de récolte présente dans cette région durant les neuf derniers siècles. (Fourni)
Le festival de la rose de Taïf est la réplique moderne d'une tradition de culture et de récolte présente dans cette région durant les neuf derniers siècles. (Fourni)
Short Url
Publié le Jeudi 19 mai 2022

Le festival des roses de Taïf, une expérience visuelle et olfactive intense

  • Les organisateurs ont mis en place un atelier destiné aux jeunes qui fournit des informations sur la manière de s'impliquer dans l'industrie de la parfumerie
  • Les habitants de La Mecque et de Djeddah se rendent régulièrement à Taïf en été

DJEDDAH: Chaque année, à cette époque, la ville montagneuse de Taïf s’habille de roses de couleur rose, des fleurs qui produisent des parfums et des huiles qui comptent parmi les plus envoûtants du monde.
Le festival des roses de Taïf est la réplique moderne d'une tradition de culture et de récolte présente dans cette région depuis neuf siècles.
Il a été lancé le 6 mai dernier au parc Al-Rudaf, dans la partie sud de la ville, et est ouvert de 16 heures à minuit.
Le ministère de la Culture, en coopération avec la municipalité de Taïf et sous le patronage du prince Khaled Al-Faisal, gouverneur de La Mecque, a organisé ce festival deux années de suite.
Il existe toutefois depuis dix-sept ans, comme l’indique à Arab News Ahmed al-Joaïd, un guide touristique de Taïf qui travaille depuis quinze ans dans ce domaine.
Al-Joaïd confie: «Chaque année, des activités sont ajoutées au festival. Le parc Al-Rudaf s'étend sur une superficie de plus d'un demi-million de mètres carrés. Un théâtre a également été créé spécialement pour cet événement. Les concerts constituent également une nouveauté.»
Le ministère a écrit sur son compte Twitter, @MoC_Engage: «Entre la beauté des roses et la créativité de l'art, nous vous souhaitons la bienvenue au Festival des roses de Taïf.»
Le festival compte treize sections qui proposent dans le parc cinquante tableaux vivants, des danses folkloriques de tout le Royaume ainsi que des spectacles musicaux d'artistes masculins et féminins.
Les organisateurs ont mis en place un atelier destiné aux jeunes qui fournit des informations sur la manière de s'impliquer dans l'industrie de la parfumerie.
Une exposition intitulée «Claude Monet», du nom du célèbre peintre français, fondateur de l'impressionnisme et qui a évoqué la nature avec une créativité étonnante, y est également organisée. Elle propose de découvrir plusieurs tableaux de Monet.
Le festival permet également aux artistes saoudiens en herbe d'exposer leurs peintures dans la «rue culturelle» et leurs dessins et autres œuvres d'art dans l'«exposition de dessins».
De nombreuses familles ont installé des stands afin de proposer à la vente des produits dérivés de la production de Taïf comme de l'eau de rose, des parfums, des déodorants, des savons, des produits de beauté, de la nourriture et des sucreries.
Le festival est également un lieu idéal pour les amateurs de réseaux sociaux, car il dispose de plusieurs décors pittoresques pour les photos: le dôme de la rose, avec sa peinture géante faite de roses naturelles, le plus grand panier de fleurs de la ville, ainsi que des maquettes et des portes décorées à l’aide des produits.
Les visiteurs peuvent également observer et écouter plusieurs oiseaux rares.
Les roses de Taïf ont une importance historique, économique et religieuse. L'huile est utilisée pour parfumer les murs de la Kaaba, qui est également lavée deux fois par an avec son eau parfumée.
La région compte plus de deux mille exploitations florales qui produisent plus de deux cents millions de roses chaque saison.
Les habitants de La Mecque et de Djeddah se rendent régulièrement à Taïf en été. «Les gens peuvent vraiment s’occuper à Taïf, au-delà du festival, qu’ils visitent en une journée. […] Ils ont l’occasion de découvrir les musées, les marchés locaux, les usines de roses situées à Al-Shafa et à Al-Hada, le téléphérique, la ferme de fraises, le zoo et les châteaux historiques», explique le guide touristique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Short Url
  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Short Url
  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Short Url
  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.