Australie: le nouveau Premier ministre va à Tokyo avec un message sur le climat

Le nouveau Premier ministre australien Anthony Albanese appelle ses nouveaux ministres à prêter serment lors d'une cérémonie à Government House à Canberra, le 23 mai 2022. (AFP).
Le nouveau Premier ministre australien Anthony Albanese appelle ses nouveaux ministres à prêter serment lors d'une cérémonie à Government House à Canberra, le 23 mai 2022. (AFP).
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Publié le Lundi 23 mai 2022

Australie: le nouveau Premier ministre va à Tokyo avec un message sur le climat

  • Moins de 48 heures après la victoire de son parti aux législatives, le nouveau Premier ministre de l'Australie s'est envolé pour le Japon où il participera mardi au sommet du Quad
  • Anthony Albanese a notamment promis d'adopter des objectifs plus ambitieux en matière de réduction des émissions de carbone et de transformer l'Australie en «superpuissance» des énergies renouvelables

CANBERRA : Le nouveau Premier ministre travailliste australien, Anthony Albanese, a pris ses fonctions lundi et s'est immédiatement envolé pour un sommet international au Japon, où il entend faire savoir que son pays va changer en matière de lutte contre le changement climatique.

L'ex-chef de l'opposition de centre gauche, âgé de 59 ans, a prêté serment au cours d'une brève cérémonie à Canberra devant le gouverneur général de l'Australie, David Hurley.

Plusieurs membres de son gouvernement ont pris leurs fonctions en même temps que lui dont la ministre des Affaires étrangères Penny Wong, qui l'accompagne à Tokyo. 

Moins de 48 heures après la victoire de son parti aux législatives, le nouveau Premier ministre s'est envolé pour le Japon où il participera mardi au sommet du Quad (Etats-Unis, Japon, Inde, Australie), et rencontrera séparément ses homologues indien Narendra Modi et japonais Fumio Kishida, ainsi que le président américain Joe Biden.

Ce premier voyage officiel à l'étranger est "un bon moyen d'envoyer un message au monde qu'il y a un nouveau gouvernement en Australie", a déclaré M. Albanese. "C'est un gouvernement qui représente un changement dans la façon dont nous traiterons avec le monde sur des questions comme le changement climatique".

Anthony Albanese a notamment promis d'adopter des objectifs plus ambitieux en matière de réduction des émissions de carbone et de transformer l'Australie en "superpuissance" des énergies renouvelables.

Jusqu'à présent, il est toutefois resté sourd aux appels pour en finir avec le charbon, qui reste un des moteurs de l'économie du pays et compte de nombreux partisans chez les travaillistes.

M. Albanese a promis de réduire de 43% les émissions d'ici 2030. Son prédécesseur conservateur Scott Morisson, au climato-scepticisme affiché, avait été critiqué pour s'en tenir à un objectif de -28% en 2030 par rapport à 2005.

«Profonde gratitude»

Au cours du mandat de M. Morrison, l'Australie a connu des catastrophes naturelles sans précédent: des feux de forêts qui ont détruit une superficie équivalente à celle de la Finlande, des inondations répétées et dévastatrices et de longues périodes de sécheresse.

M. Morrison a toujours affiché un soutien inconditionnel à l'industrie du charbon et s'est montré réticent à agir lors des négociations internationales sur le climat.

Ce bilan écologique désastreux a permis à une vingtaine de candidats indépendants engagés en matière d'environnement de remporter de nombreux sièges, notamment dans des circonscriptions qui étaient des fiefs de la coalition libérale de M. Morrison.

Les résultats complets n'avaient toujours pas été publiés lundi en début d'après-midi, l'issue restant incertaine dans une poignée de circonscriptions. Avec 75 sièges déjà acquis, le Parti travailliste était à un siège de la majorité absolue à la Chambre des représentants, qu'il devrait pouvoir atteindre.

M. Albanese sera de retour mercredi en Australie. "Ensuite, nous nous mettrons au travail", a-t-il assuré.

Parmi les dirigeants étrangers qui ont salué l'élection de M. Albanese figurent ceux de nations insulaires du Pacifique, menacées par la montée des eaux.

"Parmi vos nombreuses promesses de soutien au Pacifique, aucune n'est la plus bienvenue que votre projet de donner la priorité au climat. L'avenir commun de nos peuples en dépend", a déclaré le Premier ministre des Iles Fidji, Frank Bainimarama.

«Fatigués des conflits»

M. Albanese s'est fixé d'autres objectifs: mettre en place une commission nationale de lutte contre la corruption, accorder aux populations indigènes le droit constitutionnel d'être consultées sur les politiques qui les concernent et développer des systèmes de garde d'enfants abordables.

"J'ai hâte de diriger un gouvernement qui rendra les Australiens fiers, qui ne cherche pas à diviser", a-t-il ajouté. "Les gens sont fatigués des conflits".

Sur le plan diplomatique, le nouveau gouvernement est attendu sur la question de la Chine, les relations entre Pékin et Canberra étant particulièrement tendues depuis deux ans.

Les relations avec Pékin "restent difficiles", a reconnu lundi M. Albanese. Mais selon lui, "c'est la Chine qui a changé, pas l'Australie. L'Australie devra toujours défendre ses valeurs".


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.