Plusieurs blessés dans l’explosion d’une bonbonne de gaz à Abu Dhabi

 La défense civile tente d’éteindre le feu, a déclaré la police d’Abu Dhabi sur Twitter. (@ADPoliceHQ)
La défense civile tente d’éteindre le feu, a déclaré la police d’Abu Dhabi sur Twitter. (@ADPoliceHQ)
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Publié le Mardi 24 mai 2022

Plusieurs blessés dans l’explosion d’une bonbonne de gaz à Abu Dhabi

 La défense civile tente d’éteindre le feu, a déclaré la police d’Abu Dhabi sur Twitter. (@ADPoliceHQ)
  • Selon les premiers rapports publiés sur Twitter par la police, «64 personnes ont subi des blessures mineures, 56 autres ont été modérément blessées et deux personnes sont décédées»
  • L'explosion de lundi a déclenché un incendie qui a endommagé les façades de six bâtiments et un certain nombre de magasins avant d'être maîtrisé, selon le communiqué de la police

ABU DHABI : La police d'Abu Dhabi a annoncé que deux personnes ont été tuées et 120 autres blessées dans l'explosion d'une bouteille de gaz d’un restaurant de la capitale des Émirats arabes unis.

Selon les premiers rapports publiés sur Twitter par la police, "64 personnes ont subi des blessures mineures, 56 autres ont été modérément blessées et deux personnes sont décédées".

L'explosion de lundi a déclenché un incendie qui a endommagé les façades de six bâtiments et un certain nombre de magasins avant d'être maîtrisé, selon le communiqué de la police. 

Quatre des bâtiments endommagés ont été évacués "en toute sécurité", et des efforts sont en cours pour trouver des logements temporaires pour leurs résidents "jusqu'à ce que les bâtiments soient complètement sécurisés", a déclaré la police.

Communique de la police d'Abu Dhabi

Selon un communiqué publié sur Twitter, l'Autorité de défense civile d'Abu Dhabi confirme que toutes les personnes blessées à la suite de l'explosion d'une bouteille de gaz dans un restaurant du quartier Al Khalidiya de la ville ont reçu tous les soins médicaux nécessaires dans les établissements de santé de l'émirat, en coordination avec le département de la santé d'Abu Dhabi.

 

La police de la ville a également publié des photos montrant des premiers intervenants s'occupant de victimes, ainsi que des débris et des morceaux de verre éparpillés sur la chaussée.

Deux explosions ont été entendues à l'heure du déjeuner, a raconté un témoin au journal The National.

"Le premier bruit était faible et les gens ont commencé à appeler les pompiers et la police. Puis rapidement, il y a eu une grosse explosion. C'était vraiment fort. Les fenêtres ont tremblé et dans certains bureaux les vitres ont été brisées.", a-t-il expliqué. 

Les autorités excluent à l’heure qu’il est un acte de nature criminelle.

Le 17 janvier, une attaque de drones et de missiles des Houthis a tué trois travailleurs du secteur pétrolier à Abu Dhabi. Depuis lors, les Émirats arabes unis sont en état d'alerte maximale.   


Un groupe de défense des droits de l’homme appelle à la libération des détracteurs de la mauvaise gestion de la pandémie en Iran

Human Rights Watch (HRW) appelle à leur libération dans un contexte de répression plus large sur l’activisme politique menée par le régime de Téhéran. (Photo, AFP)
Human Rights Watch (HRW) appelle à leur libération dans un contexte de répression plus large sur l’activisme politique menée par le régime de Téhéran. (Photo, AFP)
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  • Cinq militants risquent jusqu’à quatre ans de prison pour avoir exercé leurs droits constitutionnels
  • «Les défenseurs des droits de l’homme en Iran devraient pouvoir mener leurs activités pacifiques sans craindre les représailles de l’État», estime Tara Sepehri Far, chercheuse sur l’Iran à HRW

LONDRES: Les autorités iraniennes sont soumises aux pressions d’une importante ONG de défense des droits de l’homme pour annuler la condamnation de cinq militants qui risquent jusqu’à quatre ans de prison pour avoir déposé une plainte contre la gestion par le gouvernement de la pandémie de Covid-19.

Mehdi Mahmoudian et Mostafa Nili ont été condamnés à quatre ans de prison chacun et ont été interdits de paraître dans les médias pendant deux ans, tandis qu’Arash Keykhosravi, Mohammedreza Faghili et Maryan Afrafaraz ont été condamnés respectivement à des peines de deux ans, d’un an et de 95 jours.

Human Rights Watch (HRW) appelle à leur libération dans un contexte de répression plus large sur l’activisme politique menée par le régime de Téhéran.

Tara Sepehri Far, chercheuse sur l’Iran à HRW, estime que «le fait d’emprisonner des défenseurs des droits de l’homme pour avoir tenté de tenir le gouvernement pour responsable de sa gestion lamentable de la crise de la Covid-19 n’est malheureusement pas surprenant en Iran.»

«Les autorités judiciaires iraniennes semblent plus soucieuses de protéger l’État de tout contrôle que de rendre justice aux gens ordinaires.»

Ces condamnations font suite à l’arrestation, en août 2021, de sept défenseurs des droits de l’homme, dont quatre sont des avocats, alors qu’ils se préparaient à déposer une plainte devant le tribunal en vertu du droit iranien pour dénoncer la mauvaise gestion de la réponse à la pandémie par les autorités.

D’après l’article 34 de la Constitution iranienne, « Le recours à la justice est un droit incontestable pour tout individu, et toute personne peut saisir les tribunaux compétents pour demander justice.» De même, selon les articles 170 et 173, tout citoyen a le droit de porter plainte devant un tribunal lorsque les décrets et règlements gouvernementaux sont contraires aux lois et aux règlements islamiques.

Le groupe de travail national chargé de la lutte contre la pandémie a été spécifiquement identifié dans leur plainte, le ministre de la Santé et d’autres fonctionnaires étant également soumis à un contrôle de la part des militants.

Parmi les sept personnes arrêtées figuraient les avocats Leila Heydari et Mohammed Hadi Erfanian, qui ont tous les deux été libérés sans inculpation après quelques heures. Quant aux autres, ils ont notamment été accusés de «création d’un groupe illégal» et de «propagande contre l’État».

Mehdi Mahmoudian purge déjà une peine de quatre ans de prison qu’il a reçue pour ce que HRW qualifie d’accusations «politiquement motivées» de «propagande contre l’État» et de «rassemblement et collusion pour agir contre la sécurité nationale.»

Il a été inculpé pour son soutien aux victimes de la répression d’État, notamment pour avoir appelé à une veillée en hommage aux victimes de l’attentat perpétré par les Gardiens de la révolution iranienne contre le vol 752 de la compagnie Ukraine International Airlines en janvier 2020.

«Les défenseurs des droits de l’homme en Iran devraient pouvoir mener leurs activités pacifiques sans craindre les représailles de l’État», a ajouté Mme Sepehri Far. 

Bien que le pays compte plus de 140 000 décès liés à la Covid-19, les autorités iraniennes ont d’abord interdit l’achat de vaccins produits aux États-Unis et en Grande-Bretagne, choisissant plutôt de donner la priorité à la production d’un vaccin national et de la promouvoir grâce à d’importantes ressources gouvernementales.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Premier ministre égyptien demande à l'Algérie de faire progresser les relations politiques et économiques entre les deux pays

Le Premier ministre égyptien, Moustafa Madbouli, tient actuellement des pourparlers avec des responsables algériens. (Fichier/AFP)
Le Premier ministre égyptien, Moustafa Madbouli, tient actuellement des pourparlers avec des responsables algériens. (Fichier/AFP)
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  • Moustafa Madbouli est arrivé mercredi soir à l'aéroport international Houari Boumediene de la capitale algérienne
  • Le Premier ministre algérien, Ayman ben Abd al-Rahman, y a accueilli Madbouli

LE CAIRE: Le Premier ministre égyptien, Moustafa Madbouli, tient actuellement des pourparlers avec des responsables algériens sur la progression des relations politiques et économiques entre les deux pays, au cours de sa visite de deux jours.

Madbouli, accompagné d’une délégation ministérielle de haut niveau, est arrivé mercredi soir à l'aéroport international Houari Boumediene de la capitale algérienne, pour présider la huitième session du comité supérieur conjoint entre les deux pays.

Le Premier ministre algérien, Ayman ben Abd al-Rahman, a souhaité la bienvenue à Madbouli et exprimé la fierté de l’Algérie d’entretenir des rapports solides avec l'Égypte, de même que son souci de renforcer la coopération avec ce pays.

La visite comprendra des rencontres avec de hauts responsables algériens, ainsi que la signature d'un certain nombre de protocoles d'accord entre les deux parties, notamment dans les secteurs du pétrole et du logement. Le Forum égypto-algérien des chefs d'entreprise se tiendra également afin d’examiner les opportunités d'investissement et de commerce existant dans les deux pays.

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a effectué une visite officielle en Égypte en janvier dernier, au cours de laquelle il a rencontré son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi.

Tebboune a déclaré que ses entretiens avec le président égyptien «offraient l’opportunité de promouvoir la coopération économique» ainsi que de faciliter les investissements entre les deux pays.

Au début de ce mois, l'Algérie et l'Égypte se sont mises d'accord sur la nécessité de transformer leurs relations historiques en «partenariats réciproques» dans le secteur pétrolier, lors des entretiens officiels virtuels tenus entre le ministre algérien de l'Énergie et des Mines, Mohammed Arkab, et le ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, Tarek el-Molla.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Rare visite de parlementaires français à Gaza

Une délégation de sénateurs français s'est rendue jeudi dans la bande de Gaza, rare visite de parlementaires étrangers dans l'enclave palestinienne (Photo, AFP).
Une délégation de sénateurs français s'est rendue jeudi dans la bande de Gaza, rare visite de parlementaires étrangers dans l'enclave palestinienne (Photo, AFP).
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  • Les six sénateurs de la commission des Affaires étrangères ont visité dans le nord de Gaza une station d'épuration --un projet de l'Agence française pour le développement
  • En 2019, une délégation de députés membres du groupe d'amitié France-Palestine à l'Assemblée nationale s'était rendue à Gaza

GAZA: Une délégation de sénateurs français s'est rendue jeudi dans la bande de Gaza, rare visite de parlementaires étrangers dans l'enclave palestinienne gouvernée par le Hamas islamiste et sous blocus israélien depuis 2007.

Emmenée par Christian Cambon (LR), président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, la délégation a effectué la première visite sénatoriale depuis 2004 à Gaza, territoire palestinien auquel l'accès restreint par Israël nécessite des autorisations préalables pour des représentants étrangers.

"Je suis particulièrement heureux que nous ayons pu avoir cette autorisation de venir à Gaza, qui n'est pas une autorisation facile à obtenir", a déclaré M. Cambon à l'AFP.

"Ce qui nous a intéressés (...) ce n'est pas seulement d'être le porteur d'un message d'amitié mais aussi de toucher du doigt un certain nombre de réalisations car la France ne fait pas que tenir de belles paroles mais elle agit", a-t-il ajouté.

Les six sénateurs de la commission des Affaires étrangères, dont le déplacement d'une semaine en Israël et dans les Territoires palestiniens est axé sur la processus de paix, ont visité dans le nord de Gaza une station d'épuration --un projet de l'Agence française pour le développement (AFD).

Ils se sont également entretenus avec des responsables de l'Unrwa, agence onusienne d'aide aux réfugiés palestiniens, acteur fondamental dans l'enclave minée par la pauvreté, le chômage et les guerres.

En 2019, une délégation de députés membres du groupe d'amitié France-Palestine à l'Assemblée nationale s'était rendue à Gaza.

"Les parlementaires sont des gens qui ont une parole parfois plus libre que nos ministres, même parfois que nos diplomates et donc il faut se servir de cette liberté pour essayer d'explorer toutes les solutions qui doivent mener un jour à la paix", a affirmé M. Cambon dans les locaux de l'Institut français de la ville de Gaza.

Plus de 2,3 millions de Palestiniens vivent dans le bande de Gaza, où le Hamas, organisation jugée terroriste par l'Union européenne, et Israël se sont livré quatre guerres depuis l'arrivée au pouvoir des islamistes en 2007.

La délégation, composée de Pierre Laurent (PCF), Sylvie Goy-Chavent (LR), Nicole Duranton (LREM), Guillaume Gontard (EELV) et Olivier Cigolotti (UC), doit rencontrer vendredi le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh, en Cisjordanie occupée. Elle avait rencontré en début de semaine des parlementaires et des responsables israéliens.