Forum économique mondial: que faudra-t-il pour regagner la confiance des jeunes?

Que faudra-t-il pour regagner la confiance des jeunes, préserver leur futur et combler le fossé générationnel qui se creuse? C’était le sujet lundi d’une discussion du Forum économique mondial à Davos. (Photo, WEF)
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Publié le Mardi 24 mai 2022

Forum économique mondial: que faudra-t-il pour regagner la confiance des jeunes?

  • La question de la méfiance des jeunes et des moyens de leur redonner espoir à l’avenir a été abordée lors d’une discussion entre experts au Forum économique mondial de Davos
  • Pour Kamal Ahmed, rédacteur en chef de The News Movement, «après des conflits en Afghanistan, en Syrie, en Ukraine et la crise du Covid-19, le besoin de journalisme factuel est devenu de plus en plus important»

MONTRÉAL: La montée des manifestations de jeunes dans le monde reflète une colère croissante envers la génération au pouvoir pour ce qui est perçu comme des échecs en matière de changement climatique, de justice sociale, d'égalité et de conflit. Que faudra-t-il pour regagner la confiance des jeunes, préserver leur futur et combler le fossé générationnel qui se creuse? C’était le sujet lundi d’une discussion du Forum économique mondial à Davos. Les experts ont discuté de la méfiance des jeunes et des moyens de leur redonner espoir à l’avenir. 

Pour l’Ukrainienne Olga Bezverkha, manager dans une start-up à Kiev, le conflit en Ukraine «enfreint toutes les règles de guerre définies par la Convention de Genève. La raison de ma méfiance et de celle des jeunes Ukrainiens est l'incapacité de mettre fin à la guerre d'une manière appropriée et rapide». 

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Olga Bezverkha, manager dans une start-up à Kiev. (Photo, WEF)

En ce qui concerne la propagande, la désinformation, les messages viraux, Kamal Ahmed, rédacteur en chef et cofondateur de The News Movement, a déclaré qu’«à la suite des conflits en Afghanistan, en Syrie, de la guerre en Ukraine et de la crise du Covid-19, le besoin de journalisme factuel est devenu de plus en plus important et nécessaire».

«Les jeunes ont particulièrement du mal à faire confiance aux médias. Par conséquent, The News Movement veut créer des communautés, des partenariats, des plates-formes dirigées par des jeunes où nous pouvons travailler ensemble», a-t-il ajouté.

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Kamal Ahmed, rédacteur en chef et cofondateur de The News Movement. (Photo, WEF)

Taylor Hawkins, membre du conseil consultatif du Sydney Hub, a souligné que son «expérience était passée de la frustration et de la méfiance au discernement. En tant que jeunes leaders, nous avons la responsabilité de canaliser ce savoir vers quelque chose de profondément productif et collaboratif».

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Taylor Hawkins, membre du conseil consultatif du Sydney Hub. (Photo, WEF)

Kamal Ahmed a également prévenu que «nous devons regagner cette confiance sinon le journalisme en souffrira, et si le journalisme souffre, les sociétés en pâtiront. L'industrie des médias doit donc trouver de nouveaux modèles d'information». Pour Taha Bawa, de Global Shaper, Geneva Hub, «nous devons aider les jeunes à accéder à des moyens de subsistance dignes». 

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Taha Bawa, de Global Shaper, Geneva Hub. (Photo, WEF)

Pour conclure, Olga Bezverkha a affirmé qu’«à ce stade, nous devons être courageux, défendre nos valeurs, les valeurs de la démocratie et de la liberté». 


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.