Le WEF démarre avec une table ronde sur la crise alimentaire mondiale

Le prince Alois du Liechtenstein; le Premier ministre du Liechtenstein, Daniel Risch, Vitali Klitschko; Wladimir Klitschko et Klaus Schwab lors de la cérémonie d’ouverture du WEF à Davos, en Suisse, le 23 mai 2022. (Reuters)
Le prince Alois du Liechtenstein; le Premier ministre du Liechtenstein, Daniel Risch, Vitali Klitschko; Wladimir Klitschko et Klaus Schwab lors de la cérémonie d’ouverture du WEF à Davos, en Suisse, le 23 mai 2022. (Reuters)
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Publié le Lundi 23 mai 2022

Le WEF démarre avec une table ronde sur la crise alimentaire mondiale

Le prince Alois du Liechtenstein; le Premier ministre du Liechtenstein, Daniel Risch, Vitali Klitschko; Wladimir Klitschko et Klaus Schwab lors de la cérémonie d’ouverture du WEF à Davos, en Suisse, le 23 mai 2022. (Reuters)
  • David Beasley, directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU: «Il faut que ces champs (en Ukraine) redeviennent opérationnels, il faut que ces silos soient à nouveau pleins»
  • Mariam al-Mheiri, ministre du Changement climatique et de l’Environnement des Émirats arabes unis: «Gardons les marchés ouverts. Le flux de nourriture doit continuer à circuler parce que si la nourriture ne circule pas, la famine s’installera»

 

DUBAÏ: Un tiers de l’approvisionnement alimentaire mondial est gaspillé chaque année. C’est pourquoi la crise alimentaire mondiale était l’un des sujets les plus urgents abordés lors de la première journée de tables rondes du Forum économique mondial (WEM) qui se tient à Davos, en Suisse.

Selon l’intervenant David Beasley, directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU, le monde est confronté à la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale.

«En raison de cette crise, nous prenons la nourriture des affamés pour la donner à ceux qui meurent de faim», a déclaré M. Beasley.

Il a expliqué que si le port d’Odessa en Ukraine n’ouvrait pas, cela ajouterait à la complexité du problème global. «Il faut que ces champs redeviennent opérationnels, il faut que ces silos soient à nouveau pleins.»

Le directeur exécutif du PAM estime que le refus d’ouvrir les ports est une déclaration de guerre à la sécurité alimentaire mondiale.

Quand il a pris ses fonctions, 80 millions de personnes étaient au bord de la famine, précise-t-il. Juste avant la pandémie de Covid-19, ce chiffre avait atteint 135 millions.

Lorsque la pandémie est apparue, le nombre de personnes affamées est passé à 276 millions et s’élève à 325 millions aujourd’hui.

«Voici le fait le plus surprenant: sur ces 276 ou 325 millions, 49 millions frappent à la porte de la famine dans 43 pays, et ce sont ces 43 pays qui doivent nous préoccuper le plus», a-t-il indiqué.

Le directeur exécutif du PAM a expliqué que si les nations développées ne s’attaquaient pas au problème dans les 43 pays touchés par la crise, cela entraînerait la famine, la déstabilisation et la migration massive.

Mariam al-Mheiri, ministre du Changement climatique et de l’Environnement des Émirats arabes unis, a également participé à la conférence et a parlé de la responsabilité des pays qui sont mieux placés que les autres.

«Gardons les marchés ouverts. Le flux de nourriture doit continuer à circuler parce que si la nourriture ne circule pas, la famine s’installera», a-t-elle déclaré. «En quelque sorte, nous sommes tous un peu responsables de la situation dans laquelle nous nous trouvons, d’une manière ou d’une autre.» 

Elle a également exhorté les nations à mettre en place des contributions déterminées au niveau national (CDN) plus ambitieuses en intégrant davantage de systèmes alimentaires dans leurs CDN.

Philip Isdor Mpango, vice-président de la République unie de Tanzanie, a reconnu que les actions au niveau national sont cruciales pour échapper à la crise alimentaire mondiale.

«Nous devons faire face aux méga-investissements actuels dans l’agriculture, a-t-il déclaré. Nous devons investir dans l’irrigation, nous devons investir dans les routes rurales, nous devons investir dans l’agriculture intelligente et nous devons également traiter les questions de répartition des terres pour les cultures à plus grande échelle.»

Pour M. Beasley, il est nécessaire que les organisations et les pays donateurs interviennent de manière plus stratégique dans les pays qui doivent améliorer leur productivité.

«Chaque augmentation de 1% de la faim correspond à une augmentation de 2% de la migration», a-t-il noté, concluant la table ronde sur la crise alimentaire mondiale.

Le WEF, qui se déroule cette année du 22 au 26 mai, est une réunion annuelle qui permet aux leaders des secteurs des affaires, de la technologie et de la politique des quatre coins du monde de partager leurs idées et d’échanger des connaissances spécialisées. Cette année, la conférence s’est tenue en personne pour la première fois depuis le début de la pandémie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le chef de l'ONU appelle «tous les acteurs» à respecter le cessez-le-feu au Liban

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a appelé "tous les acteurs" à le respecter "pleinement", a indiqué jeudi son porte-parole dans un communiqué. (AFP)
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a appelé "tous les acteurs" à le respecter "pleinement", a indiqué jeudi son porte-parole dans un communiqué. (AFP)
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  • "Le secrétaire général salue l'annonce d'un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban" ainsi que le rôle des Etats-Unis pour y parvenir, et "espère que ce cessez-le-feu ouvrira la voie à des négociations"
  • "Il appelle tous les acteurs à respecter pleinement le cessez-le-feu et à respecter leurs obligations en vertu du droit international"

NATIONS-UNIES: Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a appelé "tous les acteurs" à le respecter "pleinement", a indiqué jeudi son porte-parole dans un communiqué.

"Le secrétaire général salue l'annonce d'un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban" ainsi que le rôle des Etats-Unis pour y parvenir, et "espère que ce cessez-le-feu ouvrira la voie à des négociations", a déclaré Stéphane Dujarric dans un communiqué.

"Il appelle tous les acteurs à respecter pleinement le cessez-le-feu et à respecter leurs obligations en vertu du droit international", a-t-il ajouté, une formulation qui peut viser Israël et le Liban, mais aussi le Hezbollah.

 

 

 


Trump estime les Etats-Unis et l'Iran «très proches» d'un accord

Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington. (AFP)
Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington. (AFP)
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  • "Nous sommes très proches de conclure un accord avec l'Iran", a déclaré le président américain aux journalistes à la Maison Blanche, ajoutant qu'il envisagerait de se rendre au Pakistan, qui agit en médiateur, si une signature se concrétisait
  • "Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord", a-t-il insisté

WASHINGTON: Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington.

"Nous sommes très proches de conclure un accord avec l'Iran", a déclaré le président américain aux journalistes à la Maison Blanche, ajoutant qu'il envisagerait de se rendre au Pakistan, qui agit en médiateur, si une signature se concrétisait.

"Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord", a-t-il insisté.

"Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire", a assuré Donald Trump sans plus de détail, utilisant le terme qu'il emploie pour désigner les stocks d'uranium enrichi, une des demandes américaines clés pour parvenir à un accord.

La République islamique n'a pas confirmé cet élément dans l'immédiat.

Donald Trump a en outre annoncé jeudi un cessez-le-feu de dix jours sur le front libanais, qui est entré en vigueur à 21h00 GMT. Cette trêve, dont sont convenus le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président du Liban Joseph Aoun, inclut le Hezbollah libanais, mouvement chiite pro-iranien, a dit le président américain.

"Pas de date"

Entre l'Iran et les Etats-Unis, les tractations se poursuivent sous l'égide du Pakistan afin d'organiser une deuxième session de négociations, après l'échec de la première à Islamabad le week-end dernier, pour mettre durablement fin à la guerre.

L'influent chef de l'armée pakistanaise Asim Munir était en Iran jeudi pour y rencontrer le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, considéré comme le principal interlocuteur du côté de Téhéran.

Face à un conflit qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, depuis l'offensive israélo-américaine déclenchée le 28 février, et qui secoue l'économie mondiale, le monde espère a minima une prolongation du cessez-le-feu de deux semaines, en vigueur depuis le 8 avril.

Il n'y a pour l'instant "pas de date" fixée pour un deuxième round de discussions, a indiqué le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, et Washington impose depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.

"Si l'Iran fait le mauvais choix, alors il y aura un blocus et des bombes qui tomberont sur ses infrastructures électriques et énergétiques", a menacé le ministre de la Défense américain Pete Hegseth.

L'Iran menace lui de bloquer également la mer Rouge, tout en réaffirmant sa volonté de négocier.

L'ambassadeur iranien à l'ONU a qualifié Téhéran de "prudemment optimiste" quant à ces pourparlers et a exprimé son espoir d'un "résultat significatif".

Première historique ? 

Israël a de son côté menacé l'Iran de frappes "encore plus douloureuses" s'il refusait de se plier aux demandes des Etats-Unis, notamment sur l'armement nucléaire.

A Washington, la Chambre des représentants a rejeté à nouveau jeudi une initiative des députés démocrates qui souhaitaient forcer Donald Trump à obtenir l'aval du Congrès pour éventuellement poursuivre les hostilités contre l'Iran.

La France a annoncé jeudi soir qu'une "trentaine de participants" assisteraient vendredi à une visoconférence coprésidée par Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer visant à mettre en place une mission de sécurisation du détroit d'Ormuz quand les conditions le permettront.

Au Liban, "les deux parties veulent la PAIX, et je crois que ça va se réaliser rapidement", a commenté Donald Trump, avant d'inviter les dirigeants israélien et libanais à se rencontrer à la Maison Blanche "au cours des quatre ou cinq prochains jours" - une première à un tel niveau de représentation entre les deux pays depuis 1993.

Le Liban s'est engagé à prendre des "mesures concrètes pour empêcher" toute attaque du Hezbollah contre Israël dans le cadre de la trêve, selon la diplomatie américaine.

Le mouvement pro-iranien compte respecter le cessez-le-feu "à condition qu'il s'agisse d'un arrêt global des hostilités contre nous", a déclaré à l'AFP un de ses députés, Ibrahim Moussaoui.

Echange de tirs 

S'il y voit une occasion de "paix historique" avec Beyrouth, Benjamin Netanyahu a rappelé son exigence d'un désarmement du Hezbollah comme préalable et indiqué que l'armée israélienne allait maintenir sa présence "dans le sud (du Liban) dans une bande frontalière de dix kilomètres de profondeur".

Dans les heures qui ont précédé l'entrée en vigueur de la trêve, Israël et le Hezbollah ont échangé de nouveaux tirs transfrontaliers.

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé des lanceurs de roquettes du Hezbollah après que deux personnes ont été blessées, dont une grièvement, par des tirs vers le nord du pays,selon un bilan de l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Plus tôt dans la journée, au moins sept personnes ont été tuées et 33 blessées dans une frappe israélienne sur le village de Ghazieh, dans le sud du Liban, selon les autorités.

Depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars quand le Hezbollah a visé Israël pour soutenir l'Iran, les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 2.000 morts et un million de déplacés.

 

 


Blocus des ports iraniens: l'armée américaine dit avoir refoulé dix navires

Blocus des ports iraniens: l'armée américaine dit avoir refoulé dix navires
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  • Le Centcom avait initialement annoncé que neuf navires avaient été refoulés, mais en a ajouté un dixième qui aurait été "redirigé" vers l'Iran par un destroyer américain, dans son décompte
  • Les données de suivi maritime mardi indiquaient toutefois qu'au moins trois navires en provenance de ports iraniens avaient franchi le détroit d'Ormuz après l'entrée en vigueur du blocus militaire américain

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mercredi avoir empêché dix navires de quitter les ports iraniens au cours des premières 48 heures du blocus imposé par les Etats-Unis à la République islamique.

"Dix navires ont été refoulés et AUCUN navire n'a réussi à franchir le blocus depuis son entrée en vigueur lundi", a déclaré le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), dans une publication sur X.

Le Centcom avait initialement annoncé que neuf navires avaient été refoulés, mais en a ajouté un dixième qui aurait été "redirigé" vers l'Iran par un destroyer américain, dans son décompte.

Les données de suivi maritime mardi indiquaient toutefois qu'au moins trois navires en provenance de ports iraniens avaient franchi le détroit d'Ormuz après l'entrée en vigueur du blocus militaire américain, même si certains ont ensuite fait demi-tour, selon le fournisseur de données maritimes Kpler.

Le détroit d'Ormuz, stratégique pour le transport maritime, notamment d'hydrocarbures, est paralysé par l'Iran depuis le début de la guerre.

Faute d'accord avec Téhéran pour mettre fin au conflit, l'armée américaine a annoncé dimanche imposer son propre blocus aux "navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens" depuis lundi, à 14H00 GMT.