L'impact économique mondial de l'invasion russe en Ukraine se fera sentir pendant des années

L'ancien Premier ministre finlandais Alexander Stubb s’est exprimé lors d'un panel au Forum économique mondial lundi (Capture d’écran).
L'ancien Premier ministre finlandais Alexander Stubb s’est exprimé lors d'un panel au Forum économique mondial lundi (Capture d’écran).
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Publié le Mardi 24 mai 2022

L'impact économique mondial de l'invasion russe en Ukraine se fera sentir pendant des années

  • Selon Alexander Stubb, ancien Premier ministre finlandais: Zelensky ne peut pas abandonner, et il est beaucoup plus facile de défendre son pays et son identité que d'attaquer
  • Il a fait part de son étonnement quant à la faiblesse de l'armée russe

DAVOS: La guerre en Ukraine continuera probablement d'avoir un impact sur les économies d'Europe et du monde pendant des années, a déclaré l'ancien Premier ministre finlandais Alexander Stubb lors d'un panel au Forum économique mondial lundi.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie se traduira selon lui par une hausse de l’inflation, des prix de l'énergie et par une baisse de la sécurité alimentaire.

Tant que Vladimir Poutine restera au pouvoir en Russie, Stubb doute du retour d'un équilibre entre Moscou et l'Europe.

«Zelensky ne peut pas abandonner, il est beaucoup plus facile de défendre son pays et son identité que d’être dans la position de l’agresseur», a-t-il déclaré. «L'armée russe est étonnamment faible, il sera difficile pour Poutine de crier une victoire.»

«Je pense que cela doit être une définition territoriale, pour Poutine, c'est seulement Donetsk, peut-être un peu plus, y compris la Crimée.»

«Alors que pour Zelensky, il ne pourrait jamais approuver cela. Je n'ai pas de réponse pour savoir quand cela va se terminer», a-t-il ajouté.

Pour Stubb, le moteur de la guerre est le désir de Poutine de s’inscrire pleinement dans l'histoire de la Russie.

Aux côtés de Stubb, Karin von Hippel, directrice générale du Royal United Services Institute, a déclaré qu'il fallait mieux définir le lien entre Poutine et le peuple russe, qualifiant l'invasion de l'Ukraine de «guerre de Poutine».

Et de poursuivre: «Il est difficile de dire s'il connaît la vérité sur ce qui se passe réellement en Ukraine ; nous ne savons pas jusqu'où il est prêt à aller.»

Elle a déclaré que sous la direction de la Russie, Poutine n'abandonnerait pas l'idéologie selon laquelle l'Ukraine devrait faire partie de la Russie.

«Aucun pays occidental ne peut lui serrer la main après cela. Certains le peuvent, mais une grande partie ne le peut pas», a-t-elle ajouté.

Von Hippel a ajouté que bien qu'elle croie en la gouvernance mondiale et qu'elle soutienne le projet des Nations unies, elle se sentait «profondément déçue» par sa réponse au conflit ukrainien, estimant qu'elles avaient «manqué» à leur devoir.

Samir Saran, président de l'Observer Research Foundation, a estimé que les pays en développement — en Asie, en Afrique et en Amérique latine — ne devraient pas payer pour ce qu'il a appelé une guerre de fabrication européenne.

«Quand le monde commencera-t-il à reprocher cette inflation à l'Occident ?» a-t-il demandé, avant de conclure que le moment viendrait plus tôt que ne le pensent les dirigeants européens.

Selon Saran, si le peuple russe soutenait pleinement le conflit, les conséquences seraient ressenties par l'économie mondiale pendant au moins une autre décennie.

Ce texte est la traduction d‘un article paru sur Arabnews.com


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.