Effondrement d'un immeuble en Iran: le bilan monte à 14 morts

 Au moins 10 personnes ont été tuées dans l'effondrement d'un bâtiment en construction en Iran. (Tasnim News/AFP)
Au moins 10 personnes ont été tuées dans l'effondrement d'un bâtiment en construction en Iran. (Tasnim News/AFP)
On craint que le nombre de victimes ne soit beaucoup plus élevé, car plus de 80 personnes seraient toujours piégées sous les décombres après l'effondrement du bâtiment Metropol. (Agence de presse Tasnim via AP)
On craint que le nombre de victimes ne soit beaucoup plus élevé, car plus de 80 personnes seraient toujours piégées sous les décombres après l'effondrement du bâtiment Metropol. (Agence de presse Tasnim via AP)
 Au moins 10 personnes ont été tuées dans l'effondrement d'un bâtiment en construction en Iran. (Tasnim News/AFP)
Au moins 10 personnes ont été tuées dans l'effondrement d'un bâtiment en construction en Iran. (Tasnim News/AFP)
Des magasins et des voitures dans les rues environnantes ont été enterrés sous les décombres, a rapporté la télévision d'État. (Mohammad Amin Ansari, Agence de presse Fars via AP)
Des magasins et des voitures dans les rues environnantes ont été enterrés sous les décombres, a rapporté la télévision d'État. (Mohammad Amin Ansari, Agence de presse Fars via AP)
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Publié le Mercredi 25 mai 2022

Effondrement d'un immeuble en Iran: le bilan monte à 14 morts

  • L'immeuble Metropol de dix étages s'est partiellement effondré lundi à Abadan, dans la province du Khouzestan dans le sud-ouest de l'Iran
  • «Selon les derniers chiffres, dix personnes sont mortes et 32 ont été blessées», a déclaré à la télévision le ministre de l'Intérieur Ahmad Vahidi

TÉHÉRAN: Au moins 14 personnes ont été tuées dans l'effondrement d'un bâtiment en construction en Iran, ont indiqué mardi soir les autorités dans un nouveau bilan, annonçant l'arrestation de plusieurs personnes accusées d'être "responsables" du drame.

L'immeuble Metropol de dix étages s'est partiellement effondré lundi à Abadan, dans la province du Khouzestan (sud-ouest).

"Selon les derniers chiffres, 14 personnes sont mortes et 32 ont été blessées", a déclaré à l'agence officielle Irna le ministre de l'Intérieur Ahmad Vahidi, affirmant que les recherches se poursuivaient pour retrouver les "survivants".

On ignorait le nombre de personnes encore portées disparues. A midi, M. Vahidi, en visite à Abadan, avait fait état de 10 morts et de dizaines de disparus.

Selon la télévision iranienne, le bâtiment se trouvait sur la "rue centrale la plus fréquentée" de la ville, où les immeubles environnants sont principalement dédiés à des activités "commerciales, médicales" ou accueillent "des bureaux".

L'Autorité judiciaire de la province a annoncé mardi l'arrestation de dix personnes, dont le maire en exercice d'Abadan et deux anciens maires, ainsi qu'un nombre indéterminé d'employés municipaux et de superviseurs du projet, accusées d'être "responsables" du sinistre, selon Mizan Online, l'agence d'information de la justice iranienne.

Plusieurs témoins interrogés par la télévision ont déclaré que le bâtiment s'était effondré "brusquement".

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du drame.

Le propriétaire de l'immeuble dont la justice avait annoncé l'arrestation, fait partie des morts, selon Mizan Online.

Les autorités provinciales ont décrété une journée de deuil mercredi à Abadan, une ville qui compte plus de 230 000 habitants.

Début 2017, le Plasco building, un centre commercial de 15 étages datant du début des années 1960, s'était effondré dans le centre de Téhéran alors que les pompiers luttaient depuis des heures contre un incendie et en évacuaient les occupants.

Selon le bilan officiel, 22 personnes dont 16 pompiers avaient péri dans ce drame.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.