WEF 2022: Le chef du projet AlUla en Arabie saoudite souligne l'importance d'investir dans les arts

Le PDG de la Commission royale d'AlUla, Amr Al-Madani, participe à un dialogue sur l'économie sociale organisé par la Fondation Misk, le 23 mai 2022 au FEM de Davos (Photo, Twitter).
Le PDG de la Commission royale d'AlUla, Amr Al-Madani, participe à un dialogue sur l'économie sociale organisé par la Fondation Misk, le 23 mai 2022 au FEM de Davos (Photo, Twitter).
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Publié le Mercredi 25 mai 2022

WEF 2022: Le chef du projet AlUla en Arabie saoudite souligne l'importance d'investir dans les arts

  • Les créateurs d'art sont aussi importants que les infrastructures», déclare Amr Al-Madani lors d'une table ronde à Davos, en direct
  • «Pour moi, la culture est vraiment une manifestation de ce que nous sommes en tant que société», a affirmé Al-Madani

DUBAÏ : Le responsable de la Commission royale pour AlUla en Arabie saoudite a salué le rôle des arts et de la culture dans le maintien de communautés résilientes et créatives, affirmant que l'investissement dans les créateurs d'art est important pour les économies et la croissance saine des sociétés.

S'exprimant lors d'une session de discussion diffusée en direct intitulée «Choc culturel» au Forum économique mondial de Davos mardi, Amr Al-Madani a décrit les artistes comme «résilients», ajoutant que «les créateurs d'art sont des contributeurs essentiels à l'économie et à une croissance saine et «sont aussi importants que les infrastructures et les actifs».

Il a ajouté: «Pour ceux qui sont dans le monde de l'investissement, votre capital avec les artistes et les créatifs aura toujours un rendement beaucoup plus élevé que votre capital investi n'importe où ailleurs, à long terme».

La session était animée par Jeanne Bourgault, présidente et directrice générale d'Internews.

Bourgault a demandé à Al-Madani de présenter les initiatives de préservation culturelle ainsi que le développement économique qui s'opèrent dans le cadre de la régénération d'AlUla, le premier site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite.

«Pour moi, la culture est vraiment une manifestation de ce que nous sommes en tant que société», a affirmé Al-Madani.

Il a souligné que cette compréhension est essentielle lorsqu'on travaille sur un projet qui concerne un site du patrimoine mondial qui a été «la capitale de nombreuses civilisations anciennes pendant des milliers d'années et une capitale culturelle du monde».

Le panel a également accueilli Platon, le photographe et fondateur du People's Portfolio, une organisation à but non lucratif, qui utilise la photographie de portrait pour mettre en lumière les efforts humanitaires dans le monde entier.

Anna Konig Jerlmyr, maire de Stockholm, a évoqué l'importance du secteur artistique et la manière dont les acteurs de ce secteur ont été touchés par les restrictions introduites pour contenir la Covid-19.

Lors des périodes de confinement de mars 2020, de nombreux théâtres, cinémas, salles de concert, librairies et musées ont été fermés. Cela a ajouté au fardeau des artistes qui luttent pour subsister, et a contribué à la baisse des revenus des industries culturelles, a-t-elle signalé.

Cependant, les restrictions ont poussé les artistes à trouver des moyens plus créatifs afin d’atteindre les personnes contraintes de rester chez elles à cause des restrictions de la Covid-19.

Al-Madani a affirmé : «Pendant la pandémie, nous étions convaincus que la perte de tout créateur n'était pas acceptable».

Tout au long des mois de février et mars, Desert X AlUla, une exposition internationale d'art en plein air, adaptée au site, a été organisée en partenariat avec une entreprise californienne.

L'événement comprenait des galeries pour les artistes féminines. Plus de la moitié des artistes participants étaient des femmes, a-t-il ajouté.

Ce texte c’est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.