La sœur de Benjamin Brière, détenu en Iran, appelle Paris à «taper du poing sur la table»

Blandine Brière pose le 25 janvier 2022 à Saint-Genis-les-Ollières, près de Lyon, le jour où son frère Benjamin Brière a été condamné en Iran à 8 ans de prison pour espionnage (Photo, AFP).
Blandine Brière pose le 25 janvier 2022 à Saint-Genis-les-Ollières, près de Lyon, le jour où son frère Benjamin Brière a été condamné en Iran à 8 ans de prison pour espionnage (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 25 mai 2022

La sœur de Benjamin Brière, détenu en Iran, appelle Paris à «taper du poing sur la table»

  • Agé de 36 ans, Benjamin Brière a été condamné en janvier dernier à huit ans et huit mois de prison pour «espionnage» et «propagande» contre le régime
  • Trois autres ressortissants Français sont détenus actuellement en Iran

PARIS: "Ça ne peut plus durer": deux ans après l'arrestation de son frère en Iran, la soeur de Benjamin Brière, un Français condamné pour propagande et espionnage, appelle Paris à "taper du poing sur la table" pour obtenir la libération des quatre Français retenus en "otage" par Téhéran.

"On en appelle à notre nouveau gouvernement", déclare Blandine Brière dans une interview à l'AFP. 

La nouvelle ministre des Affaires étrangères "Catherine Colonna doit taper du poing sur la table et faire en sorte qu'il se passe réellement quelque chose aujourd'hui après deux ans sans rien, bien plus pour Fariba et maintenant deux autres Français, ça ne peut plus durer".

Agé de 36 ans, Benjamin Brière a été condamné en janvier dernier à huit ans et huit mois de prison pour "espionnage" et "propagande" contre le régime. Il a fait appel.

M. Brière, qui s'est toujours présenté comme un touriste, avait été arrêté en mai 2020 pour avoir pris "des photographies de zones interdites" avec un drone de loisir dans un parc naturel en Iran.

Trois autres ressortissants Français sont détenus actuellement en Iran.

La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a été condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour atteintes à la sécurité nationale. Elle est aux arrêts domiciliaires depuis octobre 2020.

Deux Français ont été arrêtés en mai en Iran, accusés par Téhéran d'être "entrés dans le pays dans le but de déclencher le chaos et déstabiliser la société" - des interpellations jugées "sans fondement" par Paris.

«Diplomatie des otages»

Pour Blandine Brière, cette dernière arrestation "montre bien que le cas de Benjamin n'est pas isolé" et s'inscrit dans une "mécanique bien huilée" de ce qui a été décrit par les ONG comme la "diplomatie des otages" de l'Iran.

Au nom de cette stratégie, que Téhéran a toujours démentie, l'Iran est accusé de détenir des étrangers, majoritairement binationaux, pour tenter par ce biais d'arracher des concessions de l'Occident sur des dossiers sensibles en cours. 

En prison ou en résidence surveillée, les détenus font l'objet d'accusations que leurs familles et les ONG jugent absurdes, comme espionnage ou atteinte à la sécurité de l'Etat. 

Téhéran affirme pour sa part que ces prisonniers sont détenus selon une procédure judiciaire indépendante, sans intervention gouvernementale.

"Cela devient une habitude, c'est infernal, c'est complètement irréel", estime Blandine Brière. "Tout ça est infondé et politique. Voir qu'il y a un nouveau couple qui a été arrêté, c'est cruel, on se dit qu'il y a une autre famille qui est plongée dans ce cauchemar".

"J'ai mon frère à peu près tous les 15 jours au téléphone", ajoute-t-elle. "Jusqu'à maintenant je le trouvais assez solide, là il est complètement démuni, ça devient vraiment très dur, un jour de plus c'est un enfer et c'est un jour de trop". 

«Hallucinant»

Évoquant en janvier son cas et celui de Fariba Adelkhah, Jean-Yves Le Drian, alors chef de la diplomatie française, avait affirmé tout faire pour que "les otages, il faut appeler les choses comme cela" soient libérés.

"Peut-être qu'il y a des choses qui ont été faites, mais en tout cas il ne se passe rien de concret de notre côté", estime Blandine Brière. "On en demande plus, des sanctions, des boycotts, tout ce qui est possible de faire pour que cette habitude cesse que tous les otages européens et internationaux rentrent chez eux et que justice soit faite".

Les agences de voyage doivent également "alerter plus" sur les risques, "montrer à tout le monde que n'importe quel touriste peut être dans le cas de mon frère".

Depuis deux ans, "on est tous dans l'attente, on a une grand-mère qui vieillit, j'ai des enfants qu'il n'a vus qu'une seule fois. Il n'est pas là pour voir ça, sans raison, c'est ça qui nous tue, c'est un dossier vide", ajoute-t-elle. 

"Se dire qu'on est au centre de conflits politiques, qu'on parle de négociations pour le nucléaire, qu'on parle d'échanges de prisonniers... c'est complètement hallucinant. J'essaye de remuer ciel et terre mais j'ai l'impression que c'est une goutte d'eau par rapport à ce que nos politiques pourraient faire, à ce que l'Union européenne pourrait faire. On ne peut pas faire sans eux."


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.


En France, les canicules à répétition s'invitent dans la recherche de logement

Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
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  • La chaleur devient un critère immobilier à part entière : exposition, étage, volets, ventilation, extérieur, arbres et climatisation pèsent davantage dans les choix
  • Face à des canicules plus fréquentes, les acheteurs se projettent sur le confort d’été à long terme et questionnent désormais l’habitabilité réelle des logements

PARIS: Climatisation, volets, arbres: les Français commencent à intégrer les fortes températures dans leurs critères de recherche de nouveau logement, conséquence des vagues de chaleur qui se succèdent et ne sont plus considérées comme des phénomènes isolés.

Exemple de cette évolution des comportements: Christian Tokoto, agent immobilier chez Guy Hoquet, a en vente "un appartement magnifique, avec de grandes vitres" en plein centre de Paris. Malgré "beaucoup de visites, les clients nous disent +trop chaud+, parce qu'il n'est pas traversant. Et donc, pour l'instant, il est toujours sur le marché !"

En France comme dans une grande partie de l'Europe, peu de régions échappent cet été à des températures qui dépassent régulièrement 35 voire 40°C, alors que les logements sont peu adaptés aux canicules et très rarement climatisés.

C'est le cas notamment des immeubles dits haussmanniens emblématiques de Paris, construits au XIXe siècle avec des toits en zinc ravissants sur les cartes postales mais qui chauffent fortement sous l'effet de la chaleur et du soleil.

"Au dernier étage d'un immeuble haussmannien la chaleur à l'intérieur devient vraiment insupportable", observe auprès de l'AFP Joseph Denke, agent immobilier chez FredéLion à Paris.

Il constate une évolution des critères depuis quelques mois, notamment une baisse de la demande pour l'exposition sud synonyme de soleil.

- Horizon "10-15 ans" -

La chaleur ressentie lors de la visite d'un studio de 14 m2 fait d'ailleurs douter un de ses clients, Camille Couturier, 30 ans. "Etre sous les toits c'est quelque chose qui peut être inquiétant, qui pourrait être un point négatif à l'appartement", relève-t-il à côté de la fenêtre ouverte du logement non-traversant.

En achetant un appartement, il se projette "au moins à 10-15 ans" et s'inquiète donc de savoir s'il pourra "utiliser cet appartement de manière vivable" ou "devoir fuir comme tout le monde parce qu'il fait trop chaud".

Alors que l'Europe occidentale a connu son début d'été le plus chaud enregistré selon l'observatoire européen du changement climatique, un logement sur deux en France serait une bouilloire thermique, surnom donné aux habitations qui se réchauffent très vite, estime le cabinet Pouget Consultants et Ignes.

Pour Sophie Bourg, directrice marketing de la plateforme d'annonces leboncoin immobilier, les canicules ne sont plus perçues par les Français "comme des épiphénomènes" mais "sont vraiment intégrées comme étant structurelles dans les choix résidentiels". "La fraîcheur, le confort d'été sont devenus un critère immobilier à part entière", assure-t-elle.

Un tiers des répondants à un sondage mené en ligne par la société en juin disaient ne pas exclure de déménager si les canicules s'intensifient.

- "Plus un tabou" -

Exposition, étage, piscine, volets, possibilité de faire des courants d'air, espaces extérieurs, terrasse ombragée et même présence d'arbres dans le quartier font désormais partie des critères et discussions que les professionnels de l'immobilier interrogés par l'AFP voient émerger.

Quant à la climatisation, sa possible généralisation a fait l'objet d'intenses débats politiques en France en début d'été, car elle est vue par certains comme un simple remède à l'inaction face au changement climatique et provoque des rejets de chaleur à l'extérieur.

Mais lors des recherches de logement, "ce n'est plus du tout un tabou", tranche Yann Jéhanno, président du réseau immobilier Laforêt.

"Les acquéreurs ne regardent plus seulement le logement, mais plutôt son habitabilité. Ils ne vont plus se contenter seulement du diagnostic de performance énergétique, mais interroger les agents immobiliers avec des questions très concrètes sur la température pendant la dernière vague de chaleur, s'il est possible d'aérer la nuit, si on dort bien dans les chambres", détaille-t-il.