Une responsable de l'ONU applaudit l'Initiative verte saoudienne

Le Dr Osama Faqeeha, vice-ministre saoudien de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture, prend la parole lors du Riyadh Blue Talk. (Photo AN/Ali M Aldhahri)
Le Dr Osama Faqeeha, vice-ministre saoudien de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture, prend la parole lors du Riyadh Blue Talk. (Photo AN/Ali M Aldhahri)
Les participants assistent au Riyadh Blue Talk, un événement organisé par le bureau du coordonnateur des Nations unies et les ambassades du Portugal et du Kenya pour sensibiliser à l’importance des océans. (Photo AN/Ali M Aldhahri)
Les participants assistent au Riyadh Blue Talk, un événement organisé par le bureau du coordonnateur des Nations unies et les ambassades du Portugal et du Kenya pour sensibiliser à l’importance des océans. (Photo AN/Ali M Aldhahri)
Les participants assistent au Riyadh Blue Talk, un événement organisé par le bureau du coordonnateur des Nations unies et les ambassades du Portugal et du Kenya pour sensibiliser à l’importance des océans. (Photo AN/Ali M Aldhahri)
Les participants assistent au Riyadh Blue Talk, un événement organisé par le bureau du coordonnateur des Nations unies et les ambassades du Portugal et du Kenya pour sensibiliser à l’importance des océans. (Photo AN/Ali M Aldhahri)
Les participants assistent au Riyadh Blue Talk, un événement organisé par le bureau du coordonnateur des Nations unies et les ambassades du Portugal et du Kenya pour sensibiliser à l’importance des océans. (Photo AN/Ali M Aldhahri)
Les participants assistent au Riyadh Blue Talk, un événement organisé par le bureau du coordonnateur des Nations unies et les ambassades du Portugal et du Kenya pour sensibiliser à l’importance des océans. (Photo AN/Ali M Aldhahri)
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Publié le Mercredi 25 mai 2022

Une responsable de l'ONU applaudit l'Initiative verte saoudienne

  • L’ONU soutient le Royaume dans ses progrès vers la mise en place des Objectifs de développement durable de l’ONU et de l’initiative Vision 2030 de l’Arabie saoudite
  • L’Arabie saoudite dispose d’un Centre national pour la faune et d’un autre pour la météorologie en vue de faire face aux problèmes climatiques et environnementaux

RIYAD: Mardi, la coordonnatrice résidente des Nations unies en Arabie saoudite a félicité le Royaume pour avoir renforcé son engagement en faveur de l’environnement. En effet, le pays a mis en place des initiatives qui visent à lutter contre les effets dévastateurs du changement climatique. 

Dans son discours d’ouverture au Riyadh Blue Talk, un événement organisé par le bureau du coordonnateur et les ambassades du Portugal et du Kenya pour sensibiliser à l’importance des océans en prévision de l’édition 2022 de la Conférence des nations unies sur les océans qui se tiendra à Lisbonne le mois prochain, Nathalie Fustier déclare: 

«Ces dernières années, l’Arabie saoudite a renforcé son engagement en faveur de l’environnement et elle a lancé l’année dernière l’Initiative verte saoudienne et l’Initiative pour un Moyen-Orient vert pour lutter contre certains des effets dévastateurs du changement climatique. Récemment, le gouvernement saoudien a annoncé la création de l’Autorité de la mer Rouge, un nouvel organisme chargé de protéger les récifs coralliens et les tortues marines de la mer Rouge. La côte de l’Arabie saoudite – la plus grande de la région – s’étend sur deux mille kilomètres avec 30 % de la population du Royaume vivant à moins de cent kilomètres de la côte. Cet immense littoral abrite divers écosystèmes marins et il constitue la base de la future économie bleue du Royaume.» 

«Compte tenu des contributions et des efforts précieux que l’Arabie saoudite fournit en matière de conservation de l’environnement marin à l’échelle régionale, nationale et mondiale, nous sommes heureux de rassembler les parties prenantes du gouvernement, du secteur privé, de la société civile, des universités, ainsi que des organisations régionales et internationales pour échanger des connaissances et des solutions, en plus d’établir des partenariats pour résoudre des problèmes urgents.» 

L’environnement est une priorité pour l’Organisation des nations unies (ONU) et le Royaume. L’ONU soutient le Royaume dans ses progrès vers la mise en place des Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU et de l’initiative Vision 2030 de l’Arabie saoudite, poursuit-elle.

«Nous travaillons, avec le gouvernement, sur un plan de coopération au développement de cinq ans qui met fortement l’accent sur la planète. Nous avons également créé un groupe de travail consultatif dédié à l’environnement, aux ressources naturelles et au climat au sein de l’UNCT (équipe de pays des Nations unies) afin de renforcer la coordination interne au sein des Nations unies et d’améliorer le soutien au gouvernement dans le domaine de l’environnement.» 

Le secrétaire général de l’ONU croit fermement que des solutions sont possibles et que les tendances actuelles peuvent être inversées pour apporter des améliorations considérables à l’environnement, indique-t-elle. 

«Avec cet optimisme à l’esprit, j’ai hâte d’en apprendre davantage et j’espère que les discussions qui auront lieu ici alimenteront la Conférence des nations unies sur les océans à Lisbonne et qu’elles permettront d’élaborer de nouvelles façons d’œuvrer pour une solution efficace afin de mieux préserver nos océans.» 

S’exprimant lors du Riyadh Blue Talk, le Dr Osama Faqeeha, vice-ministre saoudien de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture, déclare: «L’initiative Vision 2030 joue un rôle central et exprime une profonde conviction selon laquelle le développement économique et la prospérité ne peuvent être complets sans la protection de l’environnement et le développement social.» 

En 2016, le ministère de l’Environnement a approuvé une stratégie nationale qui comprenait une évaluation complète de tous les défis et possibilités en matière d’environnement, tout en accordant une attention particulière à la protection de l’environnement. 

Cette initiative a été suivie d’une restructuration complète des institutions opérant dans le secteur de l’environnement, ce qui a abouti à la création du Centre national de conformité environnementale. Elle a également permis au Centre national de gestion des déchets d’accélérer les travaux dans le Royaume vers une économie circulaire, en maximisant le recyclage, en minimisant la production de déchets, en optimisant l’utilisation des déchets et en réduisant le réacheminement des déchets vers les sites d’enfouissement. 

Le Centre national de lutte contre la désertification répond aux enjeux nationaux en lien avec le couvert végétal. L’Arabie saoudite dispose également d’un Centre national pour la faune et d’un autre pour la météorologie en vue de faire face aux problèmes climatiques et environnementaux. 

Peter Thomson, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’océan, déclare: «La santé de l’océan est vitale pour nous tous. Il suffit de se dire que plus de 50 % de l’oxygène de la planète est produit par l’océan. C’est pour cette raison que mon mantra quotidien est le suivant: «Pas de planète saine sans océan sain». Il convient de noter que la santé de l’océan est en déclin. 

«Nous pouvons mettre fin au déclin de la santé des océans en 2022. L’accord conclu lors de l’Assemblée des nations unies pour l’environnement (Anue) à Nairobi en février est un très bon début pour commencer à travailler sur un traité mondial contraignant en vue de mettre fin à la pollution plastique.» 

«Cette dynamique positive devrait se poursuivre en mettant fin aux subventions néfastes à la pêche lors de la réunion ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève, en adoptant l’objectif 30x30 lors de la Conférence des parties sur la biodiversité à Kunming et lorsque nous nous réunirons à Charm el-Cheikh en novembre pour la COP27, en faisant basculer la finance climatique de manière décisive dans la direction de l’économie bleue durable. 

«L’événement marquant de 2022 sera la Conférence des nations unies sur les océans qui se tiendra à Lisbonne pour soutenir la mise en œuvre de l’ODD no14. Là, nous proposerons une série de solutions basées sur la science et alimentées par l’innovation et les partenariats.» 

Le Riyadh Blue Talk a organisé deux tables rondes. 

La première a porté sur la gestion, la protection, la conservation et la restauration des écosystèmes marins et côtiers. Elle était animée par l’ambassadeur du Portugal en Arabie saoudite, Nuno Mathias. La seconde a abordé le renforcement des connaissances scientifiques, le développement des capacités de recherche et le transfert des technologies marines. L’ambassadeur du Kenya en Arabie saoudite, Peter Nicholas Ogego, a animé la séance.  

Le Riyadh Blue Talk s’inscrit dans le cadre d’une initiative mondiale de sensibilisation à l’importance de l’océan. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu

Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
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  • Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration
  • Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet

WASHINGTON: Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l'évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans cette déclaration entre les trois parties aux négociations.

"Les deux parties ont convenu de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", selon la même source.

Ces mesures doivent permettre de "progresser vers un accord global de paix et de sécurité".

"Tous les pays ont réaffirmé que l'avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d'un État ou d'un acteur non étatique, de prendre en otage l'avenir du Liban", une référence implicite à l'Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien.

Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Des délégations israéliennes et libanaises se sont réunies à Washington mardi et mercredi, alors que des frappes israéliennes au Liban ont fait au moins neuf morts, dont un soldat et deux secouristes.


Liban: un média d'Etat rapporte des frappes israéliennes après l'annonce d'un cessez-le-feu conditionnel

Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
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  • Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif"
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur"

BEYROUTH: Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah.

L'Agence nationale d'information (ANI) a annoncé des frappes de drones israéliens le long de routes dans trois localités du sud du Liban, indiquant qu'au moins une d'entre elles avait fait des victimes, sans préciser s'il s'agissait de morts ou de blessés.

Quelques heures plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé qu'une "infiltration d'appareil hostile" avait déclenché une alerte aérienne dans un village du nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.

Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement de la zone située au sud du fleuve Litani, qui coule à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif".

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur".

De son côté, Mahmoud Qomati, haut responsable du Hezbollah, avait assuré mardi que sa formation n'accepterait pas un "cessez-le-feu partiel" avec Israël.

Un accord de cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur le 17 avril mais les deux parties ont poursuivi leurs attaques à un rythme quasi-quotidien, s'accusant mutuellement de violer la trêve.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, plus de 600 personnes ont été tuées au Liban depuis le 17 avril.

Les frappes israéliennes ont fait 3.516 morts depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.

 


Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza

 Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
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  • Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati
  • Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes

GAZA: Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.

Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.

Ces frappes ont également fait au moins 15 blessés, a-t-il ajouté.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas, plus de 900 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, conclue après deux ans de guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne, semble complètement grippé.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza, contre 60% contrôlé actuellement.

Fin mai, le tout nouveau chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Odeh, a été tué par une frappe israélienne, 11 jours après l'assassinat de son prédécesseur.