L’amiral William McRaven, chef de la mission Ben Laden, a voté pour Biden

L’amiral à la retraite William McRaven (Photo, AFP)
L’amiral à la retraite William McRaven (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 21 octobre 2020

L’amiral William McRaven, chef de la mission Ben Laden, a voté pour Biden

  • Il a déclaré son soutien à Biden sur de nombreux défis que ce dernier compte relever
  • Plus de 500 chefs militaires américains à la retraite ont donné leur voix à Biden ces derniers mois

NEW YORK: William McRaven, l'ancien US Navy Seal qui a supervisé l'opération de 2011 ayant entraîné la mort d'Oussama Ben Laden, a révélé qu'il a voté pour le démocrate Joe Biden à l'élection présidentielle.

Dans un éditorial du Wall Street Journal, l'amiral à la retraite William McRaven est très critique à propos du bilan de l'administration Trump et de son «approche transactionnelle des problèmes mondiaux».

Sans jamais citer le nom du président, il affirme que l’influence mondiale des États-Unis diminue alors que d’autres pays voient la nation la plus puissante du monde «déchirer nos traités, laisser nos alliés sur le champ de bataille, et se rapprocher des tyrans et des dictateurs. Ils ont vu une ineptie et un dédain pour la courtoisie qui est au-delà de tout dans leur mémoire.»

Il rejette également l'affirmation de Trump selon laquelle les États-Unis sont désormais en haute estime en raison de son leadership. McRaven, qui était le commandant du groupe des opérations spéciales des États-Unis de 2011 à 2014, explique que le monde ne fait plus confiance à l'Amérique pour «résister à la tyrannie, aider les opprimés, libérer les exploités et lutter pour la justice».

Il souligne ses valeurs conservatrices traditionnelles, y compris l'opposition à l'avortement et une position ferme sur les questions de défense. Mais il apporte également son soutien à bon nombre de politiques envisagées par Biden, comme le soutien à l'égalité raciale et au mouvement Black Lives Matter, un chemin équitable vers la citoyenneté pour les immigrants, un retour aux idéaux fondateurs américains de diversité et d'inclusion, et le besoin de prendre des mesures contre le changement climatique.

Plus de 500 chefs militaires américains à la retraite ont soutenu Biden ces derniers mois, dont quatre anciens chefs d'état-major interarmées. Cependant, McRaven a été particulièrement énergique dans ses critiques depuis que le président est entré en fonction, décrivant Trump comme inapte au poste de commandant en chef. Dans de nombreuses interviews et articles d'opinion, il l'a accusé d'éroder les valeurs américaines et de saper les institutions démocratiques.

Il décrit les attaques de Trump contre les médias comme «la plus grande menace pour la démocratie que j’ai jamais vue de ma vie». Dans un éditorial pour le Washington Post en février, il avait déclaré craindre pour l'avenir de son pays si Trump reste au pouvoir.

«En tant qu'Américains, nous devrions avoir peur», écrit-il. «Quand de braves hommes et femmes ne peuvent pas dire la vérité, quand l'intégrité et le bon caractère n'ont plus d'importance, quand l'ego présidentiel et l'autopréservation sont plus importants que la sécurité nationale, alors il n'y a plus rien pour arrêter le triomphe du mal.»

Dans un autre éditorial cinglant, publié par le New York Times en octobre 2019, McRaven déclare que la république américaine est «attaquée» par le célèbre occupant du Bureau ovale.

Trump avait précédemment rejeté les critiques, affirmant en 2018 que McRaven avait soutenu Hillary Clinton lors de l'élection présidentielle de 2016, tout en se demandant pourquoi Ben Laden n'avait pas été tué plus tôt. En réponse, McRaven a déclaré: «Je n'ai soutenu ni Hillary Clinton ni qui que ce soit.»

À une occasion, lorsqu'on lui a demandé de commenter les critiques de l'amiral à la retraite, Trump a dit ne pas le connaître.

Dans son dernier éditorial, intitulé «Biden replacera l'Amérique en tête comme avant», McRaven réaffirme la nécessité d'un leadership américain motivé par « la conviction, le sens de l'honneur, et l'humilité».

Il conclut son intervention par un avertissement qui fait écho à celui donné par l'ancien président George H.W. Bush dans le livre de 1998 Un monde transformé: «Si nous restons indifférents à notre rôle dans le monde, si nous nous négligeons nos obligations envers nos citoyens et nos alliés, si nous ne choisissons pas le bon leader, alors nous paierons le prix le plus élevé pour notre négligence et notre manque de vision.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.