Les jeunes sous le feu des projecteurs au pavillon Misk du Forum économique mondial

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, visite le pavillon Misk à Davos. (Ksamofa)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, visite le pavillon Misk à Davos. (Ksamofa)
Short Url
Publié le Vendredi 27 mai 2022

Les jeunes sous le feu des projecteurs au pavillon Misk du Forum économique mondial

  • Au cours de la semaine, le pavillon a accueilli l’inauguration d’un conseil de la jeunesse ainsi que l’annonce de la 2e édition de son Index mondial de la jeunesse
  • Pour le PDG de Misk, le Dr Badr al-Badr, il était important de relayer la voix et les sentiments des jeunes au cours du Forum économique mondial

DAVOS: La jeunesse saoudienne occupait le devant de la scène lors du Forum économique mondial cette semaine au pavillon de la fondation Mohammed ben Salmane (Misk) à Davos.
Le lieu, qui porte le nom de «Youth Majlis», a accueilli plusieurs tables rondes au cours desquelles des ministres saoudiens, des décideurs politiques mondiaux et des leaders de la jeunesse ont discuté des moyens de favoriser l’autonomisation des jeunes non seulement en Arabie saoudite, mais aussi dans le monde. Ils ont également débattu de la manière dont la jeune génération pouvait trouver des solutions aux problèmes mondiaux à l’avenir.

misk
Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, au pavillon Misk à Davos. (Ksamofa)

Au cours de la semaine, le pavillon a accueilli l’inauguration d’un conseil de la jeunesse ainsi que l’annonce de la 2e édition de son Index mondial de la jeunesse. Cette dernière initiative a été lancée par la Misk; son objectif est de découvrir la manière dont les jeunes identifient les possibilités futures les plus importantes pour eux dans trente pays.
L’Index mondial de la jeunesse, lancé pour la première fois en 2018, recense des indicateurs sur les facteurs, les politiques et les institutions qui stimulent le développement des jeunes.

misk
Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, au pavillon Misk à Davos. (Ksamofa)

Les résultats de la 2 édition de l’Index mondial de la jeunesse, diffusés au moyen d’un écran numérique interactif au sein du pavillon, mettent en évidence quatre domaines clés d’amélioration pour les trente pays étudiés et pour le monde dans son ensemble.
Il convient de mettre en place de meilleures stratégies numériques nationales, une formation professionnelle et un soutien à la santé plus efficaces, notamment en ce qui concerne les problèmes de santé mentale. Par ailleurs, il est nécessaire de déployer davantage d’efforts pour lutter contre les inégalités sociales.

misk
Des discussions se tiennent au pavillon Misk à Davos. (Ksamofa)

Pour le PDG de Misk, le Dr Badr al-Badr, il était important de relayer la voix et les sentiments des jeunes au cours d’un événement tel que le Forum économique mondial.
«Le Youth Majlis est l’une des rares plates-formes axées sur les jeunes à Davos. Il illustre une vision cruciale lors de la réunion annuelle», déclare-t-il.

misk
Le pavillon Misk à Davos. (Photo fournie)

«Les tables rondes ont réuni des leaders d’opinion et des conférenciers de divers secteurs. Ces derniers ont établi des dialogues constructifs qui visaient à proposer des solutions centrées sur les jeunes afin de relever les plus grands défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui.»
«Le 2e Index mondial de la jeunesse a été lancé au Youth Majlis avec une activation numérique unique. Il met en vedette les pays du G20 ainsi que dix autres nations.»
Il ajoute: «Les données et les attitudes recueillies par le rapport de l’Index mondial de la jeunesse offrent un ensemble unique d’informations aux décideurs et aux responsables. Elles montrent ce que les jeunes pensent des problèmes qui les intéressent le plus.»

misk
Le ministre saoudien de l’Énergie, Khaled al-Faleh, au pavillon Misk à Davos. (Photo fournie)

Des responsables du gouvernement saoudien, dont le ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, ont visité le pavillon. M. Al-Ibrahim a déclaré, lors d’une table ronde, qu’il partagerait les résultats de l’Index mondial de la jeunesse avec les ministères au sein du gouvernement saoudien.
Tout comme l’Autorité saoudienne du tourisme, le pavillon Misk a également cherché à présenter des éléments de la culture saoudienne aux personnalités commerciales et politiques et aux décideurs politiques participant au Forum économique mondial tout en insistant sur les progrès réalisés au Royaume dans le cadre de ses plans de réforme Vision 2030.

misk
Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, au pavillon Misk à Davos. (Photo fournie)

«Je pense qu’il est très intéressant de voir à quel point le développement des jeunes est important pour un pays comme le royaume d’Arabie saoudite, qui est peut-être perçu comme une société plus traditionnelle», affirme Manuel Pedreira, un consultant financier brésilien qui a visité le pavillon.
Une autre participante, Laryssa Tsarnovska, d’Ukraine, indique que, en dépit du conflit qui fait rage dans son propre pays, les conclusions de l’Index mondial de la jeunesse lui donnent l’espoir que les jeunes du monde pourront jouer un rôle pour dessiner la trame des évolutions futures.
«Nous avons certainement besoin de voir les jeunes plus impliqués dans les prises de décision. Ce qui se passe dans mon pays montre ce qui peut arriver si les populations adoptent une attitude complaisante; je salue donc les conclusions de ce rapport», confie-t-elle.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Short Url
  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.

 


A Gaza, rats, puces et parasites prolifèrent dans les camps de déplacés

Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre. (AFP)
Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre. (AFP)
Short Url
  • Les Palestiniens contraints de vivre dans des abris de fortune témoignent d'une invasion de nuisibles, qui, selon les organisations humanitaires, constitue une menace croissante pour la santé publique
  • "J'ai beaucoup souffert des belettes et des souris. Mes enfants ont été mordus. L'un de mes fils a même été mordu au nez", raconte Mohammed al-Raqab

KHAN YOUNES: Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre.

Les Palestiniens contraints de vivre dans des abris de fortune témoignent d'une invasion de nuisibles, qui, selon les organisations humanitaires, constitue une menace croissante pour la santé publique, alors que les températures montent.

"J'ai beaucoup souffert des belettes et des souris. Mes enfants ont été mordus. L'un de mes fils a même été mordu au nez", raconte Mohammed al-Raqab, un déplacé gazaoui vivant sous une tente près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.

"Je ne peux pas dormir de la nuit car je dois constamment veiller sur les enfants", explique à l'AFP cet ouvrier du bâtiment de 32 ans, originaire de Bani Suheila.

Dans les campements dressés en bord de mer, les rongeurs peuvent facilement creuser des galeries dans le sable, sous les parois des tentes et s'introduire dans les cuisines et les garde-manger construits avec les moyens du bord.

Infestation de gale 

La quasi-totalité de la population de Gaza a été déplacée par les ordres d'évacuation israéliens et les frappes aériennes menées durant la guerre contre le Hamas, déclenchée par l'attaque sans précédent du groupe islamiste palestinien en Israël en octobre 2023.

Selon les Nations Unies, 1,7 million d'habitants du territoire palestinien - sur un total de plus de deux millions - vivent toujours dans des camps, dans l'impossibilité de rentrer chez eux, ou dans les zones restées sous contrôle militaire israélien, malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.

Dans ces installations, "les conditions de vie se caractérisent par des infestations de vermine et de parasites", a déclaré le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies après des visites de terrain en mars.

A l'hôpital Al-Aqsa, dans le centre de Gaza, Hani al-Flait, chef du service de pédiatrie, explique que son équipe est quotidiennement confrontée à des cas d'infections cutanées, notamment de gale.

Elles sont d'autant plus graves "que ces enfants et leurs familles vivent dans des conditions déplorables, sans installations sanitaires de base ni accès à l'eau potable", dit-il à l'AFP. "A cela s'ajoute la pénurie de traitements adaptés".

Eaux usées 

"Nous vivons dans des tentes et des écoles inondées d'eaux usées", déplore auprès de l'AFP Sabreen Abou Taybeh, dont le fils souffre d'une infection ressemblant à la varicelle.

"Je l'ai emmené chez des médecins et à l'hôpital, mais ils ne font rien. Comme vous le voyez, l'éruption persiste" dit-elle en montrant les taches rouges qui recouvrent le torse et le dos du garçonnet.

Ghalia Abou Selmi raconte lutter tous les jours contre les souris. Elles ont rongé la parure qu’elle avait préparée pour le mariage de sa fille, "une véritable catastrophe".

Quant aux puces, "elles provoquent des allergies cutanées, non seulement chez les enfants, mais aussi chez les adultes", poursuit cette femme de 53 ans, en triant des vêtements troués dans la tente qui lui sert désormais de maison.

Sa famille, explique-t-elle, a été déplacée 20 fois depuis octobre 2023 et n’est toujours pas retournée chez elle, dans la ville d’Abasan al-Kabira, près de la frontière avec Israël.

Malgré le cessez-le-feu, Israël continue de contrôler tous les accès à Gaza, avec des inspections strictes et des refus fréquents de livraisons d’aide, selon les ONG et les Nations Unies.

Cette situation provoque des pénuries de multiples produits de base, des médicaments au carburant en passant par les vêtements et la nourriture.

Des frappes aériennes et des échanges de tirs entre l’armée israélienne et ce qu’elle présente comme des combattants du Hamas ont encore lieu presque quotidiennement.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du Hamas, au moins 777 personnes ont été tuées par l'armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu.

Israël recense de son côté cinq soldats tués à Gaza durant la même période.


Liban: les négociations visent à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud affirme Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • "Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales"
  • Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban.

"Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales", a-t-il indiqué.

Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise "dans les négociations bilatérales", qui seront "séparées" d'autres discussions en cours, en référence aux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis.