Ankara n'attendra pas la «permission» de Washington pour une nouvelle offensive en Syrie

Le président turc et chef du parti Justice et Développement (AK) Recep Tayyip Erdogan prononce un discours lors de la réunion du groupe de son parti à la Grande Assemblée nationale turque (TGNA) à Ankara, le 18 mai 2022. (AFP)
Le président turc et chef du parti Justice et Développement (AK) Recep Tayyip Erdogan prononce un discours lors de la réunion du groupe de son parti à la Grande Assemblée nationale turque (TGNA) à Ankara, le 18 mai 2022. (AFP)
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Publié le Dimanche 29 mai 2022

Ankara n'attendra pas la «permission» de Washington pour une nouvelle offensive en Syrie

  • «On ne peut pas lutter contre le terrorisme en attendant la permission de qui que ce soit». a indiqué Erdogan au retour d'une visite en Azerbaidjan
  • M. Erdogan a de nouveau accusé les deux pays nordiques de «soutenir le terrorisme», estimant que la Suède n'est ni «sincère» ni «honnête»

ISTANBUL La Turquie n'attendra pas la "permission" des Etats-Unis pour lancer une nouvelle offensive en Syrie, a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan, selon des propos rapportés dimanche par des médias turcs.


"On ne peut pas lutter contre le terrorisme en attendant la permission de qui que ce soit", a indiqué le chef de l'Etat à un groupe de journalistes au retour d'une visite en Azerbaidjan.


"Que ferons-nous si les États-Unis ne font pas leur part dans la lutte contre le terrorisme ? Nous nous débrouillerons seuls", a-t-il ajouté en réponse à une mise en garde de Washington.


Les Etats-Unis, par la voix du porte-parole du département d'Etat américain Ned Price, s'étaient dits mardi "profondément préoccupés" par l'annonce lundi par M. Erdogan du lancement prochain d'une nouvelle opération militaire turque dans le nord de la Syrie visant à assurer à Ankara une "zone de sécurité" large de 30 kilomètres à sa frontière.


"Nous condamnons toute escalade. Nous soutenons le maintien des lignes de cessez-le-feu actuelles", a souligné M. Price.


Depuis 2016, Ankara a mené trois offensives dans le nord de la Syrie contre les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde qu'elle considère comme terroriste mais qui a été soutenue par les Etats-Unis notamment pour contrer les jihadistes du groupe Etat islamique.


Interrogé par ailleurs sur le processus d'adhésion à l'Otan de la Suède et de la Finlande, à laquelle Ankara s'oppose jusqu'ici, le président turc a jugé que les discussions mercredi à Ankara entre les délégations suédoise, finlandaise et turque n'avaient pas été "à la mesure des attentes" de la Turquie. 


M. Erdogan a de nouveau accusé les deux pays nordiques de "soutenir le terrorisme", estimant que la Suède n'est ni "sincère" ni "honnête".


La Turquie accuse les deux pays, en particulier la Suède qui compte une communauté importante d'exilés turcs, d'abriter des militants kurdes du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan, considéré comme une organisation terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux.


Elle dénonce aussi la présence sur leur sols de partisans du prédicateur Fethullah Gülen, qu'elle accuse d'avoir orchestré la tentative de coup d'Etat de juillet 2016.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.