La chaîne israélienne i24NEWS ouvre des bureaux au Maroc

De jeunes Marocains se rassemblent sur une plage le long de la côte de la ville de Salé, au nord de la capitale Rabat, le 25 juin 2020. En arrière-plan, on peut voir la Kasbah fortifiée des Oudayas. Photo d'illustration AFP / FADEL SENNA
De jeunes Marocains se rassemblent sur une plage le long de la côte de la ville de Salé, au nord de la capitale Rabat, le 25 juin 2020. En arrière-plan, on peut voir la Kasbah fortifiée des Oudayas. Photo d'illustration AFP / FADEL SENNA
Short Url
Publié le Mardi 31 mai 2022

La chaîne israélienne i24NEWS ouvre des bureaux au Maroc

  • «L'ouverture de ces bureaux s'inscrit dans la volonté d'i24NEWS d'étendre ses activités à l'international: Paris, New York, Washington, Tel Aviv-Jaffa, Los Angeles, Dubaï et désormais Rabat et Casablanca»
  • Lancée en 2013 par le milliardaire Patrick Drahi --de nationalité marocaine, française, israélienne et portugaise--, la chaîne diffuse de l'information en continu en trois langues (français, anglais et arabe)

JERUSALEM: La chaîne de télévision israélienne i24NEWS a annoncé mardi l'ouverture de deux bureaux au Maroc, devenant le premier média basé en Israël à s'installer dans ce pays, qui a signé un accord de normalisation avec l'Etat hébreu.
"L'ouverture de ces bureaux s'inscrit dans la volonté d'i24NEWS d'étendre ses activités à l'international: Paris, New York, Washington, Tel Aviv-Jaffa, Los Angeles, Dubaï et désormais Rabat et Casablanca", a annoncé la chaîne dans un communiqué.
Lancée en 2013 par le milliardaire Patrick Drahi --de nationalité marocaine, française, israélienne et portugaise--, la chaîne diffuse de l'information en continu en trois langues (français, anglais et arabe).
"Nous répondons à l'attente du public marocain en ouvrant deux nouveaux studios dans le pays", a affirmé son PDG Franck Melloul, dans ce communiqué.
Le Maroc a rétabli des relations avec Israël en 2020 dans le cadre des "Accords d'Abraham", un processus de normalisation entre l'Etat hébreu et des pays arabes soutenu par l'administration américaine de l'ancien président Donald Trump.
Les deux pays avaient déjà noué des relations diplomatiques au début des années 1990 avant que Rabat n'y mette fin au début de la seconde Intifada, le soulèvement palestinien du début des années 2000 contre l'occupation israélienne.
Ces accords de normalisation, auxquels ont adhéré également les Emirats arabes unis et Bahreïn, ont toutefois été fustigés par les dirigeants palestiniens, qui dénoncent une "trahison" de la part de ces pays arabes.
La chaîne i24NEWS a aussi signé en décembre 2020 un accord avec le conglomérat Abu Dhabi Media permettant un "échange" de contenus entre leurs rédactions basées dans les deux pays, dans la foulée des accords de normalisation entre Israël et les Emirats arabes unis.

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.