Yémen: Premier vol de Sanaa vers le Caire en six ans

Un membre du personnel regarde depuis la tour de contrôle alors que le premier vol de Yemen Airways en six ans arrive à l'aéroport de Sanaa dans la capitale yéménite, le 16 mai 2022. MOHAMMED HUWAIS / AFP
Un membre du personnel regarde depuis la tour de contrôle alors que le premier vol de Yemen Airways en six ans arrive à l'aéroport de Sanaa dans la capitale yéménite, le 16 mai 2022. MOHAMMED HUWAIS / AFP
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Publié le Mercredi 01 juin 2022

Yémen: Premier vol de Sanaa vers le Caire en six ans

  • L'avion est parti avec 77 passagers à son bord de l'aéroport de Sanaa, contrôlé par les rebelles Houthis et fermé au trafic commercial pendant plus de six ans
  • Il s'agit du septième vol à partir de la capitale depuis l'entrée en vigueur, le 2 avril, d'une trêve négociée par l'ONU pour une période initiale de deux mois, les précédents ayant tous desservi la capitale jordanienne Amman

SANAA: Un avion de la compagnie Yemenia a décollé mercredi de Sanaa en direction du Caire, assurant la première liaison entre les capitales yéménite et égyptienne depuis 2016, dans le cadre d'une trêve devant expirer jeudi.

L'avion est parti avec 77 passagers à son bord de l'aéroport de Sanaa, contrôlé par les rebelles Houthis et fermé au trafic commercial pendant plus de six ans, a indiqué le bureau de l'envoyé spécial de l'ONU au Yémen.

Il s'agit du septième vol à partir de la capitale depuis l'entrée en vigueur, le 2 avril, d'une trêve négociée par l'ONU pour une période initiale de deux mois, les précédents ayant tous desservi la capitale jordanienne Amman.

Cette trêve - la première à l'échelle nationale depuis le début du conflit - offre un répit au pays dévasté par sept ans de guerre entre le gouvernement, soutenu par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, et les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran.

Outre un cessez le feu, elle prévoit une série de mesures devant alléger la souffrance de la population, comme la réouverture progressive de l'aéroport, la facilitation de l'approvisionnement en carburant et la levée de sièges imposés à certaines villes.

Les belligérants s'accusent mutuellement de ne pas avoir tenu la totalité de leurs engagements, mais selon les organisations humanitaires, la trêve a été globalement bénéfique pour les Yéménites.

Mardi, une trentaine d'ONG ont exhorté le gouvernement et les rebelles à la reconduire avant son expiration jeudi, en soulignant ses "effets positifs" sur le plan humanitaire.

Les Etats-Unis ont toutefois affirmé que les négociations étaient "difficiles" entre les deux parties pour reconduire la trêve.

Les discussions "ne sont pas terminées mais semblent un peu difficiles", a déclaré l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield.

La guerre a fait des centaines de milliers de morts et plongé ce pays, le plus pauvre de la

péninsule arabique, dans l'une des pires crises humanitaires au monde, selon l'ONU.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.