Les parties yéménites concluent un premier cycle de discussions pour la réouverture de routes clés

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Publié le Samedi 28 mai 2022

Les parties yéménites concluent un premier cycle de discussions pour la réouverture de routes clés

  • Les discussions ont commencé mercredi et font partie de la trêve négociée par l'ONU qui est entrée en vigueur le 2 avril
  • Le gouverneur de Taïz a affirmé qu'une opération militaire briserait le siège de Taïz si les discussions n'aboutissaient pas à la réouverture des routes

AL-MUKALLA, Yémen : Des représentants du gouvernement yéménite et des Houthis se sont réunis samedi à Amman pour discuter de la version finale d'un accord sur l'ouverture des routes à Taïz et ailleurs.

Les discussions sur l'ouverture des routes de la région ont commencé mercredi et font partie de la trêve négociée par l'ONU qui est entrée en vigueur le 2 avril.

Vendredi, les pourparlers étaient sur le point de faire chou blanc, le gouvernement yéménite menaçant de se retirer après le refus des Houthis d'ouvrir les routes principales qui relient la ville de Taïz à Hodeidah, Aden et Sanaa, pour ne se limiter qu’à une étroite route de montagne.

Le major Mohammed Abdullah Al-Mahmoudi, chef adjoint de la délégation du gouvernement yéménite à Taïz, a déclaré à Arab News qu'il avait insisté pour que le siège de la ville par les Houthis soit levé en ouvrant les routes principales.

« Les Houthis veulent imposer leurs conditions », a précisé Al-Mahmoudi.

Le gouverneur de Taïz, Nabil Shamsan, a affirmé qu'une opération militaire briserait le siège de la ville si les pourparlers d'Amman n'aboutissaient pas à la réouverture des routes.

« Si Taïz tient aujourd'hui un rameau d'olivier, elle possède également un bouclier et une épée. Taïz est actuellement fortifiée par un alignement national sans précédent qui s’amplifie à chaque instant », a tweeté le gouverneur.

D'autres responsables militaires et militants ont également demandé le recours à la force militaire pour mettre fin au siège.

« La solution la moins coûteuse pour lever le siège de Taïz est de revenir à l'option militaire en soutenant les forces pour dégager les Houthis. Et c'est la solution la plus sûre non seulement pour Taïz, mais pour tout le Yémen », a tweeté Ibrahim Abdul Gader, un activiste.

Des dizaines de groupes de défense des droits de l'homme, de militants, de responsables gouvernementaux et d'habitants de Taïz ont lancé une nouvelle campagne sur les médias sociaux, en utilisant le hashtag #Siege_of_Taiz_crime, pour faire pression sur le monde afin qu'il ordonne aux Houthis d'ouvrir les routes de la ville.

Les Yéménites ont largement diffusé des images de voitures chargées de marchandises et de carburant se déversant sur les pentes raides et non pavées sur lesquelles les conducteurs ont été contraints de tourner après que les Houthis ont bloqué les principales entrées de la ville.

Marwan Ali Noman, représentant permanent adjoint du Yémen auprès de l'ONU, a qualifié le siège de la ville de « crime de guerre » auquel il faut mettre fin.

« Le siège par les #Houthis de #Taiz au #Yémen depuis plus de 7 ans maintenant est un affront à l'humanité. Ce crime de guerre doit cesser maintenant », a tweeté Noman.

Les Yéménites affirment que de nombreux habitants de Taïz ont évacué leurs maisons près des postes de contrôle des Houthis qui bloquent la ville, fuyant les tireurs embusqués et les mines terrestres.

La campagne en ligne a également critiqué la communauté internationale qui n’a pas fait pression de manière conséquente pour mettre fin au siège comme elle l'a fait pour l'ouverture de l'aéroport de Sanaa et du port de Hodeidah.

« #Taiz est assiégé par les #Houthis depuis 2015 face à un silence international qui fait de cette tragédie un problème annexe qui reçoit peu d'attention. Malheureusement, ce dossier n'est discuté que de manière marginale lorsqu'il y a des efforts internationaux pour mettre fin à cette guerre », a tweeté Mohammed Al-Dhabyani, un présentateur de télévision yéménite.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Attaque de drones sur le principal port de Koweït, des dégâts

Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
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  • L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X
  • Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics

KOWEIT: Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires.

L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X.

Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics.

Selon cette source, le port de Mubarak al-Kabeer a été touché tôt vendredi matin par des drones et des missiles qui ont causé, là aussi, des dégâts matériels mais n'ont pas fait de victimes.

Les pays du Golfe font l'objet d'une campagne de représailles iraniennes depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran il y a un mois et les tirs - pour la plupart interceptés - sont quasiment quotidiens.


L'armée israélienne dit avoir mené des frappes d'ampleur sur Téhéran

L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails
  • Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques"

JERUSALEM: L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails.

Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques".

Elle a aussi annoncé avoir "frappé diverses cibles liées aux dispositifs de puissance de feu du régime" dans l'ouest de l'Iran, dont "des lanceurs de missiles et des sites de stockage de missiles, qui constituaient une menace" pour Israël.

Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.

 


Des explosions retentissent dans le sud de Beyrouth

Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
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  • Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah
  • Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités

BEYROUTH: Des explosions ont retenti dans le sud de Beyrouth aux premières heures de vendredi, selon des journalistes de l'AFP, des médias locaux et l'agence de presse officielle libanaise faisant état de frappes israéliennes.

Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah. On ignore à ce stade si la frappe a fait des victimes dans cette zone visée régulièrement par l'armée israélienne.

Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités.

Quelques heures plus tard, l'armée israélienne a lancé un appel à évacuer aux habitants d'un village du sud du pays et à se déplacer vers le nord de la rivière Zahrani, car "les activités du Hezbollah poussent l'armée israélienne à prendre des mesures fermes contre eux dans le village".

Le Liban a été entraîné dans la guerre début mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne en Iran le 28 février.

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le mouvement islamiste, ce dernier a revendiqué une série d'attaques contre les troupes israéliennes qui mènent une incursion terrestre dans le sud du Liban.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir qu'Israël était en train d'élargir une "zone tampon" au Liban pour "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah.

Le mouvement a déclaré que ses combattants poursuivaient leurs attaques contre les troupes israéliennes dans le sud du Liban tôt vendredi matin.

Jeudi, les médias officiels ont fait état de frappes israéliennes meurtrières sur plusieurs zones du sud du pays. Le Hezbollah a revendiqué plus de 90 attaques contre des cibles israéliennes à l'intérieur du Liban et de l'autre côté de la frontière.

De son côté, l'armée israélienne a déclaré jeudi que deux soldats avaient été tués dans le sud du Liban, tandis que les services d'urgence israéliens ont indiqué qu'une roquette tirée depuis le Liban avait tué un homme dans la région de Nahariya, au nord d'Israël.

Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes menées depuis le 2 mars ont fait au moins 1.116 morts, dont 121 enfants, et plus d'un million de personnes ont été déplacées.